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Samir

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le Sam 21 Avr - 23:15
soigner le mal par le malAucun pays ne s'est jamais élevé sans s'être purifié au feu de la souffrance

An 999, saison du feu

Le bruit de la pluie battante sur les toits orange de la cité assourdit tous les bruits alentours. L’étouffante chaleur des derniers jours a fini par céder et laisser la place à un orage comme il n’y en a eu que peu cette saison. L’eau forme des ruisseaux dans les rues, les chenaux débordent et des cascades s’écoulent depuis les toits. Je ne serais pas étonné si la pluie emportait quelques tuiles cette nuit. Jusqu’à maintenant que je pensais qu’une tempête de cette ampleur lors d’une nuit fatidique comme celle-ci n’était possible que dans les contes pour le coin du feu. Je sais maintenant qu’il n’en est rien.

Je m’abrite sous un porche, mais il est illusoire d’espérer rester au sec. Les gouttes ricochent sur les pavés et les murs, inondant tout. Mon turban est alourdi et dégouline sur mes épaules, mes cheveux sont déjà humides en-dessous. D’ici la fin de la nuit je serais aussi trempé que si je m’étais jeté habillé dans le lac, cela ne fait aucun doute. Tant que ce n’est que de l’eau de pluie… Je préfère ne pas y penser pour l’instant, mais il se pourrait que d’autres choses coulent dans les prochaines heures, si tout ne se passe pas comme je le souhaite.

Je regarde autour de moi. Je n’ai même aucune idée de qui j’attends, exactement. On m’a dit que je devais faire équipe avec une mercenaire, mais je n’ai pas plus d’indications. Je ne sais même pas si elle est censée être seule ou s’ils doivent venir à plusieurs. on ne m’a pas fait passer son signalement non plus donc va savoir à quoi elle ressemble. J’imagine déjà la combattante aguerrie, grande comme moi, couverte de cicatrices, armée jusqu’aux dents, prête à vendre père et mère pour un peu d’or. J’ai un petit rictus méprisant dans l’obscurité. Je n’aurais jamais pu imaginer collaborer un jour avec un mercenaire.

Une patrouille de gardes passe. Je me renfonce dans l’encoignure de la porte où je me dissimule. Ils ont trop de chance de me reconnaître, je ne peux pas prendre ce risque pour ce qui est prévu ce soir. Si jamais ils me posaient des questions, si jamais ils faisaient le lien entre l’arrestation – parce que j’espère de tout coeur que cela se cantonnera à une simple arrestation – et ma présence ici… Tout le monde sait que Ren organise lui-même la purge d’Akasha, il n’en a pas fait un secret, je n’ai juste pas envie d’y être associé. J’ai du mal à accepter qu’à peine après avoir été libéré de Seren je sois contraint aux mêmes actions par son successeur. J’avais espéré que ça n’arriverait plus, mais je recommence à avoir du mal à me regarder dans le miroir le matin en me rasant.

Je secoue la tête pour éviter d’y penser, et me concentre sur la situation actuelle. J’essaie d’apercevoir cette mercenaire.
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Helena

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le Mer 25 Avr - 18:48
Il n'y avait pas de soleil aujourd'hui, tout était noir tout comme son humeur. Elle était en effet massacrante puisqu'elle n'avait pratiquement pas dormi, emmerdé par ses rêves et donc ses cauchemars qui n'avaient cessé de prendre le dessus. En ouvrant son rideau elle avait pu percevoir à quel point c'était le déluge dehors... Quelle joie, elle qui avait un rendez-vous aujourd'hui allait devoir faire avec ce temps de merde. D'ailleurs on ne lui avait pas dit grand-chose par rapport à celui qu'elle devait rencontrer excepté le fait qu'elle le reconnaîtrait au premier coup d’œil et que c'était un homme "brun". Belles informations que voilà, c'est sûr que les bruns ça ne courraient pas les rues...

Sortant en ville accompagnée de sa fidèle renarde la blonde aux yeux céruléens n'avait cessé de détailler les lieux, chaque ruelle dans laquelle elle était passée afin de ne pas se perdre, afin de s'y retrouver si jamais ça tournait mal. Méfiante, elle ? Comme toujours elle savait qu'elle ne pouvait faire confiance à personne et que si elle voulait rester en vie elle devait continuer à agir de la sorte autrement elle risquait d'y passer. A cause de quoi ? Certains diraient que cela vient de son caractère de merde cependant ce n'est pas vraiment à cause de ça que les gens meurent, s'ils viennent à être assassinés c'est tout simplement parce qu'en face d'eux se trouvent des opportunistes. Helena se méfiait donc simplement des opportunistes et aussi ceux qui étaient prêts à tout pour gravir les échelons... Ceux-là c'étaient les pires. Ils étaient un peu comme elle c'était pour ça qu'elle les reconnaissait facilement...

Une goutte d'eau s'éclata en plein dans son visage tandis qu'elle fixait le ciel pendant quelques instants, les joies d'être trempée de la tête aux pieds et elle n'allait pas avoir fière allure avec son armure en cuir suintante et ses cheveux trempés. Kouraï elle non plus ne faisait pas la fière, la pauvre ressemblait plus à une serpillière qu'à une renarde. Soufflant légèrement tout en se massant le visage la jeune femme remontait une dernière ruelle avant d'apercevoir un homme sous un porche, celui-ci se camoufla d'ailleurs au passage d'une patrouille qui manqua de bousculer la blondasse. Ne disant rien, se renfrognant quelque peu, elle se rapprocha alors ensuite de l'inconnu planqué veillant à ce que personne ne les remarque.

- Il fait un temps d'chien, n'est-ce-pas ?

Toisant l'individu du regard elle ne rajouta rien pour l'instant, elle attendait de voir si celui-ci attendait un "mercenaire", n'étant pas sûre que ce soit l'homme qu'elle cherche elle préféra rester prudente afin de ne rien "révéler" ou de fauter. Après tout elle avait la gueule de l'emploi, donc s'il attendait quelqu'un de ce genre-là il allait lui "sauter" dessus, enfin c'était peut-être excessif mais c'était sans doute quelque chose du genre. Se calant contre le muret, tentant de s'abriter comme elle le pouvait de la pluie elle attendait que le barbue ouvre sa bouche pour prendre la peine de lui répondre. Kouraï quant-à elle était venue se planquer sous les jambes d'Helena s'ébrouant pendant quelques instants, agacée sans doute elle aussi par ce temps de merde.
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Samir

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le Jeu 26 Avr - 19:33
soigner le mal par le mal“Aucun pays ne s'est jamais élevé sans s'être purifié au feu de la souffrance.”

La patrouille vient de faire son tour, ç'aurait été le meilleur moment pour que mon amie mercenaire décide de pointer le bout de son nez. Je n'ai aucune envie de l'attendre plus longtemps sous cette pluie battante, ni de manquer l'opportunité créée par la ronde des gardes. Je surveille les alentours, à l'affût de quiconque pourrait me faire penser à mon rendez-vous. La jeune fille que j'ai repérée depuis qu'elle a franchi l'angle de la rue précédent vient s'abriter à mes côtés. Elle me gêne, elle n'est pas censée être là et sa présence pourrait tout faire capoter. Je ne dis rien, l'envoyer balader paraîtrait probablement trop louche, par un temps pareil.

Sans gêne, elle m'adresse la parole pour raconter des banalités. Je retiens un soupir exaspéré et me tourne vers elle, un sourire que j'espère aimable collé sur le visage. J'essaie également de maîtriser ma voix pour qu'elle ne me trahisse pas.
Alors ça ! Je ne vous le fais pas dire !

C'est à ce moment là que je la regarde enfin d'un peu plus près. Ce que je n'avais pas pu voir avant qu'elle ne vienne se poster près de moi est l'armure de cuir qui la protège. Le déclic se fait. Une jeune fille comme elle ne devrait pas avoir besoin d'une telle protection. Je ne vois qu'une seule raison valable pour qu'elle ait besoin d'un tel équipement : elle doit être la mercenaire avec qui je suis censé faire équipe cette nuit. Et elle est venue seule. Misère. Deux ou trois paires de bras supplémentaires n'auraient pas été de trop. Je m'en prends également à moi-même : j'aurais aussi bien pu amener avec moi quelques collègues. Je n'ai pas voulu le faire car je sais combien aucun n'a apprécié plus que moi les actes que Seren nous a fait commettre, et je pensais avoir une troupe de mercenaires pour m'épauler.

Il ne sert à rien de me faire de la bile indéfiniment. Il faut nous mettre au travail aussi rapidement que possible, nous serons plus vite rentrés chez nous. Il faut que je trouve une manière de lui faire comprendre qui je suis sans me vendre si jamais je me trompe. Je déteste ce genre de situations. Je voudrais que tout soit toujours clair, net et précis. Pas de faux-semblants, pas de sous-entendus. Je me tourne vers celle que je pense être ma compagne d’infortune pour ce soir. J’improvise donc :

Vous êtes invitée vous aussi à la soirée organisée par les De Sunash ? Je crois que les festivités ne vont plus tarder à débuter, il ne me manque plus que ma cavalière.

Je me méprise d’utiliser ce type de message codé, mais je ne me vois pas avoir une approche plus franche. Si cette fille n’est que de passage, je me mettrais dans un monde de difficultés à être plus direct.
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le Sam 28 Avr - 17:23
La pluie continuait de s'abattre dans un fracas insupportable sur les toits des bâtisses alentour. Ce temps n'était guère porteur de bonne humeur et les trois quarts des personnes forcées d'être en extérieure tiraient généralement la gueule, comme cet individu qui lui faisait désormais face qui semblait quelque peu "pressé". Avait-elle tapé à la bonne porte notre blonde ? Sans doute, puisque les propos de l'homme aux yeux "noirs" lui annonçaient, dans un sens, que c'était lui qu'elle devait rejoindre aujourd'hui. Ce n'était pas facile de parler de manière "codée" mais avaient-ils le choix ? Tout simplement non. Si ils ne prenaient pas le temps de faire attention leur manque de discrétion se payerait très vite.

- Oui je suis invitée, et je crois être la cavalière que vous attendiez.

Un sourire au coin se dessinant la blonde se rapprochait légèrement du grand brun, oui il devait au moins faire deux têtes de plus qu'elle et sa tenue cachait sans doute un corps bien battit par les événements.

- Qu'attendons-nous pour nous y présenter ? Je vous laisse prendre les devants, sir.

Parole de politesse tandis qu'elle venait attraper son bras pour donner plus de "réalisme" à cette scène elle attendait qu'il la guide vers le lieu "propice" à la discussion, qu'ils cessent de feindre cette scène totalement absurde aux yeux de la jeune femme qui n'attendait désormais qu'une chose c'était d'en finir avec ce contrat afin de pouvoir rentrer chez-elle et trouver une autre occupation, était-ce aussi ce que pensait l'autre ? Sans doute, ça ne devait pas être la joie pour lui aussi d'être avec elle sous un temps aussi pourri et de potentiellement risquer sa vie... Car bon le monde n'était pas tout rose et à tout moment, si ils faisaient le moindres faux pas, ils pouvaient y rester. C'était ça la triste réalité de ce monde.

Jetant un regard derrière elle elle incitait donc sa renarde à les suivre, ce que se préparait à faire Kouraï attendant que l'homme prenne aussi l'initiative de sortir de cette petite ruelle "ombreuse" où ils avaient temporairement trouvé abris. Maintenant il ne restait plus qu'à croiser les doigts pour que les choses se passent bien, en tout cas Helena allait faire en sorte que la mission se déroule au mieux, elle voulait rentrer en un seul morceau.
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le Mar 1 Mai - 10:10
soigner le mal par le mal“Aucun pays ne s'est jamais élevé sans s'être purifié au feu de la souffrance.”

Bon j'ai trouvé ma partenaire, et sans trop de difficultés avec ça. Elle a l'esprit rapide, ce qui est une bonne chose, je reste plus sceptique en ce qui concerne ses capacités de combat. Il me faudra plus que cette armure de cuir pour me démontrer quoi que ce soit, je connais bien trop de parvenus pourtant épée ou cuirasse sans être de vrais guerriers. Je la jauge une dernière fois dès près à la tête puis me lance puisqu’apparemment je vais devoir me contenter d'elle. Je maudis les circonstances qui m'ont empêché de prendre avec moi tous ou quatre de mes camarades en qui j'ai cent fois plus confiance qu'en une mercenaire inconnue.

Elle se rapproche en souriant et me prend le bras. Je la laisse faire et je me prépare à la mener comme si nous étions vraiment partenaires de danse. Je réfléchis à l'itinéraire que je vais nous faire prendre et c'est avec une froideur un peu plus que professionnelle que je lui réponds :

Bien, il est donc temps d'y aller. Suis-moi.

Je la mène à mon bras jusqu'à une porte de derrière, qui si mes souvenirs sont bons devrait déboucher sur les cuisines de la maison. D'après les renseignements que j'ai pu récolter, notre cible doit être présente, et il ne devrait pas y avoir d'invités ni pour entraver nos mouvements ni être témoins de ce qui va se passer. Les dernières années m'ont échaudé, et je ne suis pas vraiment d'accord avec Ren, bien que je comprennne à présent à position. Cela ne m'empêche pas de penser que nul ne mérite de subir une arrestation en pleine nuit et le moins que je puisse faire c'est d'essayer de le faire dans un relatif secret. C'est une humiliation que je ne souhaite pas à mon pire ennemi.

Nous arrivons devant la porte, et j'essaie d'en tourner la poignée, sans succès. Verrouillée. Je marmonne un juron dans ma barbe en sortant une dague de son fourreau à ma ceinture. Heureusement le verrou est d’une simplicité étonnante, juste une barre horizontale, et lâche presque sans un bruit sous la pression de la lame. Le battant s’ouvre sur une pièce sombre, éclairée seulement par les braises d’un feu dans la cheminée, et la lueur rougeoyante d’un four mis à chauffer la veille. Au moins, cette cuisine est vide, comme prévu. Je ne distingue aucune silhouette près de la cheminée qui pourrait m’indiquer que quelqu’un s’est endormi près de l’âtre.

Je me tourne vers ma partenaire du soir. Je ne prends pas la peine de lui faire signe d’être silencieuse : j’estime qu’elle doit avoir un minimum de sens commun pour qu’on me l’ait assignée. J’ai peut-être trop confiance en mes supérieurs, je m’en fais la réflexion. Un jour, cela me coûtera ma tête, j’en suis persuadé. Cela n’a pas d’importance pour l’instant, je dois rester concentrer sur la tâche qui m’est assignée. Je fais signe à la jeune fille d’entrer avant moi. D’ailleurs … Avant qu’elle passe le seuil, je l’arrête d’une main sur l’épaule.

Attends. Une fois là-dedans je vais pas t’appeler “Eh, toi”, c’est comment ton nom ? Moi c’est Samir.
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le Ven 4 Mai - 11:54
Ils y allaient enfin. Helena ne lâchait pas le bras de l’homme qu’elle « accompagnait ». Comment les choses allaient-elles se dérouler ? Auraient-ils du veiller à être plus que deux ? Enfin accessoirement, ils étaient trois avec la renarde mais bon Kouraï ne risquait pas d’être d’un grand soutien si les choses venaient à déraper. Ils se dirigèrent enfin vers la porte qui allait sans doute les mener vers le but de leur « mission » et donc pour elle, de son contrat. Restant silencieuse tout en ayant, pour le coup, lâché le bras de l’homme elle l’observait faire. Oui elle aurait pu aller aider au niveau de la porte mais son camarade temporaire semblait plutôt bien s’en sortir. En effet si la porte était fermée il ne mit pas longtemps à faire sauter le verrou.

La blonde avait déjà fait ça dans sa vie, faire sauter des verrous était une chose relativement facile quand on savait comment s’y prendre. Elle avait appris à le faire à cause de la force des évènements, étant dans la rue elle avait dû se débrouiller autrement… M’enfin ce n’était pas une chose à dire ici et maintenant auquel cas elle risquait d’avoir des ennuis. Tout du moins c’était ce qu’elle pensait et mieux valait se montrer prudent. Helena était une personne relativement prudente et alors qu’elle s’apprêtait à emboiter le pas de l’homme il prit la parole.
Oui c’était peut-être plus pratique de savoir comment se nommer afin d’éviter d’avoir l’air con une fois à l’intérieur. Regardant un instant sa renarde avant de revenir au brun elle prit alors à son tour la parole afin de répondre.

- Ça pourrait-être comique… Mais ouais, c’est peut-être plus pratique de savoir comment s’appeler. Moi c’est Helena, elle c’est Kouraï, et toi ?

Oui elle avait toujours cette manie de présenter sa renarde, pour elle c’était quelque chose de normale, en même temps Ko’ était là et c’était plutôt pratique que la personne avec qui elle était sache comment l’appeler si il en avait besoin… Même si bon, il y avait très peu de chance qu’il ait réellement besoin d’appeler la renarde, qui d’ailleurs était en train de s’impatienter, attendre à ne rien faire n’était pas son truc.

- Du coup on va agir comment ? Je te suis et je te sers de soutien c’est ça ? Ou tu préfères que je passe devant ?

Il était plutôt intéressant de savoir comment les choses allaient se dérouler une fois à l’intérieur pour ne pas être prit au dépourvu et donc agir en tant que simple professionnel. Helena aimait quand les choses étaient précises, claires, et qu’elle pouvait savoir quoi faire au bon moment plutôt que de rester dans une indécision des plus totale et risquer de faire ce qu’elle nommait de la « merde », comme certains mercenaires faisaient d’ailleurs… Ceux là ne faisaient généralement pas long feu et finissaient par mourir lors d’un contrat. Ce n’était donc tout simplement pas cette perspective d’avenir qu’elle envisageait, ce qui était compréhensible.
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Samir

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le Dim 6 Mai - 15:41
soigner le mal par le mal“Aucun pays ne s'est jamais élevé sans s'être purifié au feu de la souffrance.”

Bon, elle demande des éléments de stratégie, c’est une bonne chose. Enfin, cela peut l’être. En l’occurrence, cela insinue le doute dans mon esprit. Je sais que poser des questions maintenant nous fait perdre du temps, mais je ne peux pas ignorer la réponse si je dois lui faire un minimum confiance une fois à l’intérieur. C’est un bien grand mot car cela n’arrivera probablement jamais, les mercenaires ne sont pas des gens sur qui l’on peut compter. Il s’avère qu’aujourd’hui je n’ai pas le choix, elle est ma seule ressource. J’hésite sur le pas de la porte, il faut que j’ai plus d’informations.

Ôte-moi un doute. Tu sais ce qu’on vient faire ici ? Qui que ce soit qui t’a proposé cette mission, il ou elle t’a expliqué ce qu’il en est, n’est-ce pas ?

Dans le doute je préfère reprendre les bases. Il n’est pas question que je sois accompagné par quelqu’un qui n’a aucune idée de ce qu’elle est censée faire. Ce n’est pas que j’ai peur d’un revirement, même si la moralité de la mission est selon moi plus que douteuse, si on lui a promis suffisamment d’or elle ne se posera probablement pas deux fois la question avant de la mener à bien. J’ai surtout peur qu’elle fasse tout capoter par manque d’information. Déjà que je n’aime pas ce que travailler avec des mercenaires comme elle fait à l’image du pouvoir de Ren, je préfère que tout se passe comme sur des roulettes. Il n’a pas vraiment besoin qu’on pense qu’il engage des incapables en prime.

On est là pour arrêter le chef de famille. Les autres ne doivent pas être blessés. Je voudrais utiliser le moins de violence possible. Si on se débrouille bien, on ne devrait même pas avoir à rencontrer de gardes. On le trouve, on l'extrait, et retour à la case départ immédiat. Pas de vol, pas de dégâts, pas de blessés. Compris ?

Je la laisse enfin entrer et ferme la porte derrière nous. Il fait noir comme dans un four à l’intérieur, mais j’ai pensé à prendre un briquet. Je tâtonne pour trouver sur un plan de travail une petite lampe à huile qui va nous être bien utile dans la demeure obscure. En quelques secondes elle est allumée et la cuisine se dessine enfin. Elle présente deux portes. La première que j’essaie donne sur ce qui m’apparaît comme une réserve de nourriture. La deuxième correspond donc logiquement au couloir. Effectivement, je l’ouvre et débouche sur un corridor plongé dans la pénombre. Quelques lanternes sont pendues au mur à quelques mètres d’intervalle, la mèche allumée en veilleuse. J’hésite à éteindre celle que je tiens encore mais préfère finalement la garder à disposition. Toutes les pièces ne seront pas éclairées ainsi et j’en aurais probablement besoin plus tard.

Je pense qu’il se trouvera à l’étage. Il faudra se répartir les portes pour aller plus vite.

Je me dirige vers l’escalier, sans regarder derrière moi. Je m’étonne un peu de ne pas voir de gardes. Les dernières semaines n’ont pas dû être sereines pour les De Sunash, je m’attendais à les voir mieux protégés. Je me tiens prêt à toutes les possibilités en montant les escaliers. J’espère qu’Helena est sur mes talons et tout aussi prête.
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Hésite pas à faire avancer toi aussi !
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le Mer 9 Mai - 19:28
Il la prenait pour une conne ou quoi ? Ou alors il pensait tout simplement qu’elle ne savait pas ce qu’elle faisait, qu’elle était en quelque sorte une incapable or ce n’était pas le cas et la jeune femme allait très rapidement lui faire comprendre qu’elle savait ce qu’elle faisait. Ne disant mot elle le suivait alors tandis qu’elle détaillait les lieux. Elle aurait pu piocher quelque truc par si, par-là, mais il ne fallait pas de vol… Donc pas de vol. Pas de dégâts aussi, pas de violence ouais en gros il fallait que ce soit propre… Nickel. Le genre de truc qu’elle ne faisait pas si souvent mais qu’elle savait tout de même faire même si cela l’agaçait grandement. Elle n’était pas tant payée que ça et le vol lui permettait d’avoir des bénéfices sur lesquels elle ne pouvait pas cracher, m’enfin elle allait lui faire « plaisir » et surtout éviter de s’attirer des ennuis.

La maison était grande, il devait y avoir pas mal de monde vivant ici et s’ils se foiraient ça risquait d’être un beau bordel, un bordel qui alerterait sans doute tout le quartier et les gardes qui patrouillaient de temps en temps même si leurs patrouilles étaient de plus en plus rare ce qui encore une fois les arrangeait. Ils avaient donc tout pour réussir, donc ils allaient réussir ouais il fallait penser positif. Oubliant presque que Kouraï suivait Helena s’arrêta alors pour observer un peu mieux les lieux, ils allaient devoir être rapide donc il fallait savoir par où ils allaient sortir avec le mec qu’ils devaient emmener.

Arrivant enfin au dernier étage de la maison Helena prit l’initiative de pousser tout doucement la porte elle le voyait enfin le gars, il n’était pas bien grand et était en train de lire un livre assit à un petit bureau avec une bougie allumée jetant un regard au « soldat » elle se lança alors arrivant derrière l’homme qui était assit pour lui empoigner le bras afin de le faire se lever et venir.

- Venez avec nous si vous ne voulez pas avoir de problèmes.

Elle l’avait murmuré tandis que l’homme affolé, ne semblant sans doute pas encore comprendre ce qui se passait suivait pour le moment sans broncher. Elle espérait d’ailleurs que celui-ci n’allait pas finir par rechigner et l’envoyer péter un peu plus loin, car même si il n’était pas bien grand il avait sans doute plus de force qu’elle tout du moins au niveau des bras. Et c’est au moment de descendre les escaliers que les choses étaient venues se compliquer, ne voulant plus obtempérer l’homme bouscula Helena l’envoyant contre le mit tentant de s’enfuir par la porte qui se trouvait maintenant juste en face d’eux. Grimaçant légèrement de douleur tout en se redressant rapidement la blonde empoignait à nouveau son bras pour tenter de le retenir.

- Vite aide moi ! Il va se barrer le con !

L’autre n’avait sans doute qu’une idée en tête, partir le plus loin d’ici le plus rapidement possible. Ne pas user de la force… Ouais c’était une superbe idée, surtout que maintenant pour retenir ce pauvre gars sans être « violent » ça n’allait pas être une chose facile.
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(Désolée j'ai encore un petit peu de mal j'espère que ça t'ira ^^)
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Samir

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le Jeu 10 Mai - 13:14
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Je suis l’exemple d’Helena et garde le silence une fois à l’intérieur de la maison. J’ouvre la marche, bien content que le corridor soit faiblement éclairé. En effet le propriétaire des lieux a des goûts luxueux et incommodes: le sol est encombré de tapis et meubles bas en tout genre supportant une grande diversité de décorations aussi fines que potentiellement fragiles. Évoluer dans un noir complet dans cet environnement piégé aurait été impossible sans alerter tout le quartier. Finalement, c’aurait pu être un système de défense plutôt évolué, si on excepte la luminosité ambiante. Heureusement, nous arrivons tous deux en haut de l’escalier sans avoir provoqué de catastrophe.

Je la laisse se diriger vers la première porte. Comme prévu j’en choisis une autre, à savoir celle qui se trouve juste en face. Je l'entrouvre discrètement et jette un oeil à l’intérieur. Il s’agit d’une chambre à coucher, une cheminée contient encore quelque braises rougeoyantes, et si je ne vois pas ce qui se cache derrière les lourds rideaux du baldaquin j’imagine que quelqu’un y dort. Je n’entends pas un bruit venant du lit. Je regarde autour du battant de la porte. Une paire de chaussons à sequins attend sagement son propriétaire au pied d’un porte-manteau vide. Leur taille m’indique qu’ils appartiennent probablement à l’un des enfants de la maison. Le patriarche ne se trouve de toute évidence pas ici. Je referme la porte en douceur, à l’instant même où j’entends quelque chose de louche venant de derrière moi.

Je m’assure que la porte est bien fermée et me retourne d’un bloc. Comme je l’avais plus ou moins deviné, Helena a trouvé votre cible, mais il tente de s’enfuir. Par chance il cherchait à se diriger droit vers moi, trop occupé à essayer de s’échapper pour me voir sur son chemin. Il me heurte de plein fouet, mais j’étais prêt à le réceptionner. Je ne l’attrape pas par le bras pour que son premier réflexe ne soit pas de se débattre et de crier. Nous avons encore une  chance pour que le plan se déroule plus ou moins comme prévu.
À la place, je me dresse de toute ma hauteur pour le toiser d’un air menaçant. L’homme n’est pas un grand courageux, et cela suffit à le faire s’arrêter, paniqué. J’essaie la diplomatie, car je n’aime aucune des alternatives.

Ne criez pas, ne courez pas. Nous somme là pour vous éviter de gros ennuis.

Ce n’est qu’à moitié un mensonge. Je n’aime pas non plus le prendre en traître, mais je me console en me disant que je lui délivre une forme de vérité : s’il ne se laisse pas faire, l’arrestation sera publique avec un contingent de gardes venant frapper à sa porte en plein jour. Il a encore une chance d’arriver à sauver la face vis-à-vis de sa famille, de ses voisins et de ses collaborateurs. Je ne sais pas si mes paroles ont un grand effet, ou si je dois sa soudaine obéissance à sa lâcheté face à notre avantage, mais ses épaules s’affaissent et il obtempère avec un gémissement misérable.

Je ne lui fais tout de même pas confiance pour autant, et le guide jusqu’en bas des escaliers, une main ferme sur l’épaule. Alors que nous sommes prêts à retrouver la cuisine obscure par laquelle nous sommes entrés, il retrouve un semblant de pulsion de vie et se jette sur une porte que nous avions ignorée jusqu’à maintenant.

GARDES ! GARDES ! A MOI !

En un éclair je dégaine mon cimeterre et l’assomme d’un coup de la garde. Il s’écroule en silence, mais c’est trop tard, l’alerte est donnée.

Et merde.
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Nickel tkt faut pas avoir peur ;)
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le Lun 14 Mai - 16:43
Le voilà la catastrophe. Alors qu’ils étaient parvenus à rattraper le bougre et qu’Helena s’était remise de ses émotions en se disant que les choses allaient bien se passer l’autre se mit à hurler… Eh merde. Regardant le « collègue » du moment Helena réfléchissait à toute vitesse cherchant une solution, elle n’avait pas de monture, elle n’avait rien pour cacher le gars qu’ils venaient d’assommer mais une idée germa dans son esprit. En l’espace de quelques secondes elle venait de se recouvrir de boue et de déchirer quelques morceaux de ses vêtements.

- Je vais faire diversion tente de rapidement trouver une planque, on se retrouve à l’auberge dès que tout ça est fini.

Oui elle ne voulait pas qu’on ne la paie pas totalement, il ne fallait pas oublier que si la mission ne se déroulait pas comme prévue elle ne serait soi pas payée, soi mal payée. Retrouvant les gardes en mimant de mal se déplacer elle prit alors un air affolé tandis que ceux-ci l’observaient, interloqué.

- Que se passe-t-il madame ?

Il fallait jouer le tout pour le tout, tenter de rattraper le coup sans qu’ils ne se doutent de quelque chose, elle allait devoir improviser… Oui et paraître vraie, c’était surtout ça. Car si elle n’était pas convainquant elle ne donnait pas cher de sa peau… Mais Helena savait mentir, donc elle devrait s’en sortir non ? Elle l’espérait… Et surtout que les gardes ne reprennent pas leur course directement vers l’origine des hurlements.

- Je… Un homme m’a agressé… Il… Il a tenté de me violer il est dans la ruelle. Là-haut ! Il s’est enfuit je vous en prie aider moi ! Je…

Elle éclatait en sanglot tandis qu’elle se tenait contre le mur. La ruelle qu’elle avait montrée était située un peu plus haut et cela donnerait donc du temps au brun de s’enfuir avec l’homme il avait intérêt à bien faire les choses car bon elle avait quand même niqué sa tenue en cuir pour donner de la crédibilité à son mensonge pour s’assurer qu’ils s’en sortent.

- Vous avez une description ?

Le garde semblait pressé d’en finir avec cette histoire afin de reprendre leur recherche sur les origines du crie. Il continuait donc d’observer la blonde tandis que le second garde se préparait à vite aller jeter un coup d’œil à la ruelle pointée.

- Il… Il était blond et grand…

L’homme qui lui faisait face hocha alors la tête tandis qu’il se dirigeait avec son collègue pour aller vérifier si un tel homme était encore présent dans les alentours. La description était volontairement vague et cela lui laissait le temps de filer sans qu’on ne la voit et de se diriger vers l’auberge de la ville, trempée, grelotante, attendant d’apercevoir celui qui se nommait "Samir".
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Samir

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le Jeu 17 Mai - 22:59
soigner le mal par le mal“Aucun pays ne s'est jamais élevé sans s'être purifié au feu de la souffrance.”
Je regarde Helena déchirer sa tenue de cuire sans comprendre tout de suite là où elle voulait en venir. Un peu ébahi je m'exécute cependant sans attendre lorsqu'elle me dit de partir. Je charge de Sunash sur mon épaule, non sans difficulté. Je ne suis pas franchement chétif mais l'homme a largement profité de sa richesse, et ce n'était pas pour faire une activité physique intense. Plutôt bien lesté, je sais que je ne pourrais pas aller loin avant que la garde arrive. J'en ai fait partie suffisamment longtemps pour savoir que ce genre d'alerte entraînait une réponse quasi immédiate. Je n'ai pas le temps de lui demander de quelle auberge elle parle, il faudra improviser autrement.

Je trouve un abri de fortune, derrière une pile de caisses vides. D'ici je peux observer le petit manège de la mercenaire. Ce n'est pas le genre de méthode que je cautionne habituellement mais je suis bien forcé d'admettre que c'était bien pensé, et vite. Je constate également qu'elle aurait peut-être bien sa place sur les planches. Je connais la situation et vois donc les failles de son petit jeu, mais il semble suffisamment convaincant pour que les deux gardes partent enquêter dans la direction opposée à ma position. Je ne peux empêcher une certaine déception de faire sa place dans mon esprit et soupire. Après un tel récit, ces deux idiots quittent la jeune femme, paniquée, sale, les vêtements déchirés, la laissant complètement seule alors que son agresseur, certes imaginaire, pourrait potentiellement la retrouver et lui faire regretter d'avoir parlé ? Ils n'auraient jamais commis une telle erreur lorsque j'avais mon mot à dire sur leur formation. J'aurais presque envie d'en toucher deux mots à leur officier.

Ce n'est pourtant pas le moment de réfléchir à cela, j'ai bien d'autres chats à fouetter pour l'instant. Je siffle pour attirer l'attention d’Helena en la voyant s’éloigner. Je préfère qu’elle revienne avec moi : avec un “invité” moyennement volontaire, j’aime autant que l’on soit deux à l’encadrer, surtout que l’on doit traverser une partie de la ville. Je l'attends donc en vérifiant que je n'ai pas trop abîmé notre colis dans la fuite. L'homme commence à remuer et je m'accroupis à ses côtés de manière à être la première chose qu'il voit en ouvrant les yeux. Alors que nos regards se rencontrent, je lui fais signe de rester silencieux, tout en lui montrant un bâillon. Ses yeux s’écarquillent et il ne produit pas un son en hochant la tête d’un air paniqué. Je déteste le maltraiter de la sorte et me tourne vers l’entrée de la ruelle pour surveiller l’arrivée d’Helena et me donner une contenance.

Je me maudis silencieusement de n’avoir pas mieux prévu mon coup, mais il n’est pas encore temps de s’apitoyer sur son sort : il faut d’abord régler la situation telle qu’elle est. Lorsque la mercenaire arrive, je m’approche légèrement d’elle pour pouvoir parler un peu plus discrètement. Je ne tiens pas tellement à ce que notre prisonnier se rende compte d’à quel point notre plan était bancal.

Le point de rendez-vous était trop vague. Et je pense qu’on ne sera pas trop de deux pour le traîner lui jusqu’au bas de la colline, à la prison.
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Helena

Aap
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le Lun 21 Mai - 13:03
Elle ne referait plus jamais ça. Non sérieusement, elle avait froid il f’sait vraiment un temps de chien en plus elle n’était même pas sûre qu’ils n’allaient pas rattraper Samir et le pecno qu’ils devaient récupérer. En tout cas les gardes n’étaient pas très sympathiques puisqu’elle avait eu plus l’impression de les emmerder qu’autre chose, même si ça n’avait été qu’une mise en scène ils auraient pu être plus agréable que ça non ? Marmonnant alors qu’elle s’apprêtait à aller au point de rendez-vous qu’elle avait donné elle entendit un sifflement, quoi il était encore là ? Haussant un sourcil tout en se dirigeant vers l’origine du sifflement cherchant Samir du regard en espérant au passage que ce soit lui et pas un piège tendu par des petites frappes. Ouais elle aurait l’air conne à tomber dans un tel truc.

Son regard avait fini par croiser celui de l’homme brun qui était ensuite occupé à intimider le gars qui les avaient foutus dans la merde. Oui il avait tenté de fuir et en plus il avait hurlé dans la rue… La totale quoi. Tirant une moue agacée la blonde attendait alors les explications du soldat, il n’était pas allé à l’auberge, avait-elle été trop rapide dans ses indications ? Ou alors elle n’avait pas pris en compte que traverser la ville avec un mec dissident n’était pas facile, surtout seul. Elle aurait peut-être dû réfléchir avant de donner ses indications, à vouloir aller trop vite on faisait mal les choses… Ce n’était pas nouveau.

- Pardon… Je n’ai pas l’habitude qu’il y ait autant d’imprévus… Oui tu as raison, on devrait se dépêcher avant qu’il finisse par faire à nouveau trop de « bruits ».

Elle observe encore une fois les alentours avant de laisser l’homme se positionner entre eux deux. Ils devaient en effet faire vite s’ils ne voulaient pas être encore plus dans la merde. Kouraï quant à elle suivait, derrière, sagement. Au moins il y en avait une dans l’histoire qui n’était pas stressée, c’était déjà ça. Soufflant légèrement Helena restait détendue, du moins elle tâchait de paraître détendue et ça malgré ses vêtements déchirés, oui elle ressemblait à une clocharde actuellement mais c’était pour le bien de tous dans un sens…

- Aller encore un peu de marche…

Elle marmonnait, parlant bas, manquerait plus que l’autre finisse par tenter de s’enfuir une seconde fois. Là elle ne savait pas ce que lui avait fait Samir mais il ne « bronchait » pas et suivait le mouvement, c’était un miracle. Si bien qu’Helena ne cessait de se demander s’il ne l’avait pas menacé de mort ou quelque chose dans ce style-là.

Une fois devant la colline la jeune femme marqua un arrêt, l’homme quant à lui semblait avoir reconnu les lieux puisqu’il tenta encore une fois de s’enfuir en bousculant les deux compères, mais sa tentative fut veine, heureusement. Soufflant d’agacement la blonde attendait que Samir prenne la relève pour aller le déposer en prison, non elle elle ne comptait pas mettre les pieds dans ce genre d’endroit il ne fallait pas lui en demander trop.
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Samir

Akasha
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le Jeu 24 Mai - 13:45
soigner le mal par le mal“Aucun pays ne s'est jamais élevé sans s'être purifié au feu de la souffrance.”
La suite des événements est étonnamment calme et aisée. Je m’attendais à ce que l’ancien partisan de Seren tente une nouvelle fois de nous fausser compagnie, mais il faut croire qu’il a pris ma menace au sérieux. Étant données les méthodes employées, il doit nous croire prêts à tout pour arriver à nos fins, bien loin de savoir que le bâillon présenté était ma dernière carte. Tant mieux. Je n’aime guère avoir recours à l’intimidation mais je ne peux qu’admettre que c’est terriblement efficace. Il ne pipe pas un mot de peur d’une rétribution plus importante encore. Je préfère ne pas le détromper, après tout pourquoi se rajouter des difficultés supplémentaires ? J’essaie d’emprunter les rues qui, je le pense, seront le plus à même d’être désertes à cette heure.

Il ne faut pas très longtemps pour que nous arrivions en vue de la prison. Je suis étonné de voir Helena ralentir le pas et finir par s’arrêter à quelques mètres de la porte. Peut-être que je ne devrais pas l’être vu le style de vie qu’elle semble avoir, mais c’est pourtant le cas. La mission était d’arrêter cet homme, elle devait pouvoir se douter avant d’être au pied du mur qu’il faudrait l’accompagner jusqu’à un lieu de détention ? Je l’invite d’un geste à d’attendre là où elle est si elle ne veut pas venir. Personnellement je pense qu’il serait mieux qu’elle m’accompagne mais je ne fais rien pour l’y inciter. Je ne suis pas là pour faire le garde-chiourme. Mon travail ce soir est de conduire le prisonnier à sa place et de récupérer l’argent dû à la mercenaire, et c’est ce que je m’apprête à faire.

L’échange avec les gardes du lieu est sommaire, mais suffisant. Je crois qu’aucun de nous n’a vraiment envie de s’épancher sur le sujet, les affaires sont vites faites, et bien faites. En quelques minutes je suis ressorti, alourdi par une bourse relativement bien remplie. Je ne sais pas si elle s’est faite rouler ou si elle avait signé pour cette récompense, et honnêtement je n’en ai cure. Le travail accompli cette nuit ne mérite pas plus, c’est selon moi une paie tout à fait correct, mais je sais que je n’ai pas les mêmes valeurs que la plupart des mercenaires. Revenu à son niveau, je lui tends son pactole :

Tiens, de la part du Capitaine. C’est ta part il me semble, joli travail ce soir.

J’hésite un moment avant de poursuivre. C’est une jeune femme plutôt menue, aux vêtements déchirés, et trempée que j’ai devant moi. Je me doute bien qu’elle doit être plus que capable de se débrouiller dans les rues, mais je ne suis quand même pas tranquille à l’idée de la laisser retourner….là où elle va aller seule en pleine nuit dans les rues de la cité. Oh et puis tant pis. Je préfère qu’elle m’envoie paître ou qu’elle se moque plutôt que de ne pas avoir la conscience tranquille plus tard.

Est-ce que tu veux que je te raccompagne ?” J’assortis ma question d’un geste large désignant ses vêtements. “Vue ta tenue, ça t’attirera peut-être moins de questions.
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Helena

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le Ven 8 Juin - 14:14
C’était fini. Samir lui avait demandé d’attendre et c’était ce qu’elle avait fait, caressant sa renarde pendant quelques instants elle s’était contentée d’observer les alentours espérant ne pas revenir ici d’aussi tôt. Elle n’avait officiellement rien fait de mal donc elle ne devrait pas revoir ces lieux mais pourtant on percevait chez-elle une espèce d’appréhension, elle ne pouvait pas faire autrement, elle était obligée de prendre, en quelque sorte, ces distances. Se massant le visage elle observait Samir, se demandant en fait quel style de vie il avait, s’il était heureux ou non de vivre de la sorte mais elle n’oserait pas lui poser la question, tout du moins pas maintenant puisqu’en vérité c’était délicat et surtout ça ne la regardait pas.

- Merci… Ouais si ça s’est bien passé c’est surtout grâce à toi ! T’as réussi à lui faire peur au p ‘tit gars, je n’ai pas fait grand-chose en soi.

Elle prenait sa part tendis qu’elle semblait percevoir une espèce d’empathie chez cette brute, enfin brute, tout était relatif il ressemblait plus à un gars qui appliquait juste les ordres faisant au mieux son travail pour ne pas être emmerdé. Puis la phrase qui avait suivit confirmait ce qu’elle pensait, il s’inquiétait pour elle, c’était nouveau ça qu’on s’inquiète pour elle. Suivant du regard son geste, regardant ses vêtements, c’est vrai qu’elle était dans un état pitoyable.

- Non ça ira, merci… Puis ne t’en fais pas, je sais m’débrouiller et puis j’habite pas si loin que ça.


En vérité elle ne voulait surtout pas qu’il sache où elle vivait. Pour elle c’était mieux comme ça et même s’il semblait-être sympathique elle n’oubliait pas qu’il travaillait en vérité pour ceux qui appliquait la loi dans ces lieux, ça les opposait donc énormément, trop pour Helena.

- J’espère qu’on se reverra ! On est pas mal en duo ! Rentre bien.

Un sourire suivait tandis qu’elle faisait signe à sa renarde de la suivre, remontant les ruelles la blonde quittait ce lieu qui lui rappelait où elle risquait de finir si elle se faisait chopper. La nuit quant à elle commençait à tomber, il était donc véritablement temps qu’elle rentre dans cette espèce d’auberge qui lui servait de lieu où dormir. C’est en apercevant la bâtisse qu’elle fut rassurée, ouvrant la porte veillant à ne pas avoir été suivie elle se faufilait rapidement dans sa chambre laissant entrer Ko’ qui s’était empressée d’aller se frotter contre la couverture du lit, s’essuyant à sa manière. Changeant de vêtements Helena comptait ensuite l’argent qu’elle venait de se faire, ce n’était pas mal et elle espérait s’en faire encore plus en trouvant des petits contrats dans le coin.

(Merci pour le rp il était cool =D Désolée pour le temps que j’ai mis à répondre =/)

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