Akasha
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Samir

Akasha
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le Sam 12 Mai - 20:58
jour de marchéTrouver la chance au bazar
Il fait un temps magnifique sur la cité d’Ebène, et malgré le soleil écrasant qui a brillé toute la matinée, la place du marché est remplie de monde. Je me fraie un passage au milieu de la foule, de stands en étals, d’étals en boutiques. Aujourd’hui j’ai laissé tomber mon habituelle livrée de garde, je ne suis pas en service. Je dois bien avouer que j’en suis bien soulagé, car la chaleur qui règne dans la ville me rappelle mon village natal aux portes du désert d’Agni. Je suis content de ne pas en avoir perdu l’habitude car je vois beaucoup de gens assomés par la chaleur sous les arcades et dans les tavernes. Je remercie aussi mes ancêtres d’avoir emprunté les traditionnels turbans d’Agni pour leur garde-robe, le mien me protégeant agréablement des rayons brûlants.

Cependant, je ne suis pas ici uniquement pour profiter d’un magnifique après-midi ensoleillé en faisant le lézard. Aussi agréable que ce soit, il se trouve que j’ai une mission, et de la plus haute importance : l’anniversaire d’Aaisha approche à grand pas. Si je ne suis pas encore sûr de pouvoir lui rendre visite en personne, pour rien au monde je ne raterais l’occasion de lui faire passer un cadeau, que je m’évertue chaque année à rendre plus beau que l’année précédente. C’est un défi plus difficile à remporter à chaque fois mais j’ai confiance : jamais le célèbre marché de la cité d’Ebène ne m’a laissé tomber.

Je passe et repasse à travers les allées, émerveillé comme à chaque fois devant les centaines d’objets de toute forme et de toute fonction, multicolores qui occupent les devantures. J’ai fait une fois le tour, à peu près complet, du marché pour tenter de trouver une inspiration. Jusque là ça n’a pas été très concluant : il y a tellement de choses qui lui plairaient plus que certainement que j’ai l’embarras du choix. Je pourrais aisément repartir avec l’entièreté des marchandises ou presque, mais rien ne m’a sauté aux yeux comme étant le présent parfait pour cette année.

Dans le doute, et pour me laisser un moment de réflexion, j’achète un gâteau de miel et de semoule à un pâtissier venu tout droit de la cité de Rubis, et m’installe sur la margelle d’une fontaine pour le déguster tout en profitant de la fraîcheur bienvenue des jets d’eau. Je laisse divaguer mes pensées en observant les allées et venues des badauds autour de moi. Une jeune femme est absorbée dans la contemplation d’une série de cartes du continent enluminées, une mère soulève son fils pour lui permettre de mieux voir les poupées exposées sur un stand. Trois garçons d’une dizaine d’année s’extasient devant une collections de roches polies soigneusement rangées dans des cadres de bois.
Je me perds dans le flot de ces personnes, incapable de mesurer le temps passé.
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Mila

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le Mar 15 Mai - 17:56

Jour de marché

Akasha. Enfin, elle avait pu s’y rendre. Après des mois de harcèlement, d’argumentation et de pitoyables tentatives de corruption, le Grand Prêtre avait enfin donné son accord. Mila n’était pas dupe. Il ne faisait aucun doute qu’il l’avait autorisé à franchir la frontière afin d’avoir la paix et peut-être espérait-il qu’elle tomberait entre les mains d’on-ne-savait-quelle-force-obscure et qu’il aurait alors plusieurs mois de tranquillité devant lui avant de possiblement devoir s’inquiéter du sort de sa prêtresse. Bah, la belle affaire. Mila se moquait pas mal de la politique et des conflits. Qui gouvernait, qui tuait qui, qui achetait qui, tout cela n’avait pas la moindre importance aux yeux de la jeune femme. Elle aimait sa Souveraine et son Gardien. Le reste de la caste dirigeante ne l’intéressait pas, encore moins dans cette Contrée oú le Souverain avait longtemps été considéré comme Dieu. Une honte. Mais, malgré cette hérésie, elle aimait cette Contrée. Si pleine de couleurs, si riche et si diversifiée. Et pourtant on lui avait assuré que ce n’était rien comparé à ce qu’elle avait été dans le passé. Mais la jeune femme n’avait toujours demeuré qu’à la Capitale lors de ses voyages. Le reste de la Contrée était donc un mystère pour elle.

Elle déambulait sur la Place du Marché, émerveillée. La dernière fois qu’elle était venue, il y avait de cela quelques années, les stands étaient moins fournis, plus épars, les mines plus lugubres. Aujourd’hui, il semblait qu’une plus grande diversité s’offrait à ses yeux. Elle découvrait des produits venant des quatre coins du Royaume, de nombreuses et alléchantes saveurs accompagnant ses pas tandis qu’elle se promenait, se frayant un chemin parmi la foule, sa petite taille lui permettant de se faufiler au premier rang dès qu’il semblait y avoir un semblant d’animation. Elle assistait à des échanges, à des disputes, à du marchandage et elle aimait cette vie qui animait la grande place, cette vibration d’énergie qui semblait résonner en elle.

Alors qu’elle marchait, un étal attira son regard. Elle s’approcha et caressa doucement, respectueusement, un tissu dont la douceur l’émerveillait. Les couleurs étaient chatoyantes, la matière légère et un instant, elle se demanda quelle allure elle aurait, parée d’un tel tissu, lors de ses hommages au Dieu de l’Air.

“Hé là, on ne touche pas à moins d’acheter !”

Retirant sa main, Mila releva le regard et rencontra l’expression réprobatrice du marchand. Elle haussa les épaules et lui sourit.

“- Désolée, c’était tentant ! Je n’ai jamais vu un tissu pareil…
- C’est de la soie. La plus belle soie d’Agni que vous puissiez trouver dans tout le Royaume !
- Rien que ça… De la soie donc. Vous en avez de toutes les couleurs ! Combien est-ce que vous la vendez ?
- Dix pièces d’or le rouleau.”

Mila marqua un temps d’arrêt et fixa le marchand, tentant de savoir s’il plaisantait ou s’il était sérieux. Puis, baissant le regard, elle regarda les nombreux rouleaux face à elle et un vertige la saisit lorsqu’elle tenta de compter à combien s’élevait la totalité du stock du marchand d’Agni. A nouveau, elle le regarda et tenta vaillamment de sourire.

“ - Vous avez le sens de l’humour dans le sud. Dix pièces d’or… mais vous avez des gens qui viennent acheter votre soie pour ce prix-là ?
- Bien entendu… Que croyez-vous ? Ma clientèle est composée des plus riches habitants de Seele. Je ne vends pas ma marchandise à n’importe qui. Et je doute que vous ayez les moyens de m’acheter quoi que ce soit…”


Un sourire moqueur vint s’afficher sur le visage arrogant du marchand et son regard glissa sur Mila, détaillant sa tenue. La jeune femme se sentit rougir de colère et ses mains vinrent automatiquement lisser le tissu immaculé de sa longue tunique. Le marchand hocha la tête, satisfait.

“C’est bien ce qu’il me semblait… Maintenant déguerpissez, j’ai mieux à faire que de perdre mon temps avec vous.”

Humiliée, la jeune femme ne trouva rien à redire sur le moment. Plus rouge que jamais, le teint de sa peau jurant étrangement avec ses cheveux, elle se détourna et s’éloigna quelque peu de la foule, trouvant refuge sur le bord d’une fontaine où elle s’assit. Bras croisés sur sa poitrine, le regard mauvais, la prêtresse regardait le marchand se pavaner avec sa soie. Bien entendu qu’elle avait les moyens. Elle était issue d’une des plus vieilles et plus riches familles de Vaata. Mais là n’était pas la question. Les manières de l’individu laissaient grandement à désirer et pendant un instant, elle regrettait de ne pas pouvoir contrôler le feu comme les dirigeants d’Agni. Cela aurait été tellement dommage que son précieux tissu s’enflamme...

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Samir

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le Mer 23 Mai - 18:18
jour de marchéTrouver la chance au bazar
Machinalement, mon regard s’attarde sur l’interaction entre un vendeur de soie d’Agni et une jeune femme qui visiblement n’avait pas conscience du prix de telles marchandises. La réaction de l’homme est particulièrement désagréable, mais son étal commence à me donner des idées. Je connais un bon tailleur à quelques rues d’ici. J’ai entendu dire qu’il était à l’origine des toilettes de nombre de nobles dames de la cité, mais qu’il restait parfaitement abordable. Il était assez rare qu’un artiste de sa renommée continue à s’occuper des demandes du peuple, mais c’était sa réputation. Si j’achète un tissu d’excellente qualité comme celui-ci, il pourra certainement en faire quelque chose de magnifique. Si j’ai de la chance la tenue pourra même être terminée pour la Fête du lac, ce qui me permettrait de la lui offrir en mains propres. Oui, ce serait une excellente idée si elle n’impliquait pas de faire affaire avec un personnage aussi désagréable que ce marchand de tissu. Si je ne trouve rien de mieux d’ici la fin de l’après-midi, je la mettrais en application.

Perdu dans cette réflexion, je perds le fil de la dispute mais j’en ai saisi le sujet principal, qui n’est pas difficile à deviner. Ce commerçant est un habitué du marché, si bien que j’ai déjà été témoin de sa propension à jeter de son étal quiconque ne lui semble pas assez riche pour pouvoir s’offrir ses étoffes. À mon avis cette stratégie lui permet simplement d’éloigner de potentiels acheteurs, mais après tout il ne m’a pas demandé mon avis. La jeune femme réapparaît à côté de moi, attirée elle aussi par la fraîcheur de la fontaine j’imagine. Sa peau pâle a viré au rouge pivoine et elle fixe d’un air mauvais le négociant qui l’a éconduite, assez brutalement si j’en juge par mon expérience.
Avec une mine compatissante, je m’adresse à elle doucement, sans m’approcher pour ne pas l’inquiéter.

Ne le prenez pas pour vous, il est désagréable avec la plupart des gens. Il se croit tout permis parce que sa soie est la plus belle du marché. Cela finira forcément par lui jouer des tours.

C’est ce qui me fait hésiter à lui acheter quoi que ce soit. Outre le prix exorbitant qu’il demande, son attitude supérieure m’exaspère. Le mieux serait qu’il ait une concurrence sérieuse qui s’installe, mais pour le moment cela ne semble pas être le cas. Si je ne voulais pas uniquement le meilleur pour Aaisha, je serais allé voir ailleurs directement. Je souris à ma voisine comme pour m’excuser de l’avoir accostée ainsi sans raison.
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Mila

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le Lun 4 Juin - 20:05

Jour de marché

Assise, le regard fixé sur les gestes amples et exagérés du marchand dont le sourire sonnait aussi faux que son attitude affable, Mila compta mentalement le nombre de pièces qu’elle avait avec elle. Peu, elle en avait peu. Elle ne se promenait pas avec des sommes importantes sur elle et de plus, l’argent ne lui servait à rien si ce n’était à se rendre sur le marché d’Azura quand soit le temple soit l’hôpital manquaient de provisions. Elle connaissait tout le monde sur ce marché et l’ambiance était agréable. Ici, c’était immense, elle ne connaissait personne et elle était étrangère bien qu’elle résidait proche de la frontière. Elle aurait aimé pouvoir faire disparaître cette attitude hautaine mais elle n’avait aucun moyen de lui enlever son sourire goguenard.

Soupirant, elle décida de chasser cette pensée et de se focaliser sur son véritable but ; profiter des lieux. Elle refusait qu’une seule personne lui gâche sa journée, plus belle soie d’Agni ou pas. Que ferait-elle de cette soie de toute façon ? Elle espérait simplement que cette attitude n’était pas propre à la majorité des commerçants ici et qu’il s’agissait d’un cas unique. Sinon, elle sentait que son intérêt pour Akasha et son marché en prendrait un sacré coup.

Toute perdue dans ses pensées, Mila n’avait pas remarqué qu’elle n’était pas seule à avoir choisi la fontaine comme refuge. Elle sursauta presque en entendant une voix masculine près d’elle et elle tourna la tête vers sa source, se retrouvant face à un homme qui lui souriait. C’était donc bien à elle qu’il s’adressait. Mila lui rendit son sourire, quelque peu gênée de savoir qu’on l’avait vu se faire humilier par le marchand. Rien dans l’attitude de son interlocuteur ne laissait présager de la moquerie cependant et elle lui fut reconnaissante de prendre son parti même s’ils ne s’étaient jamais rencontrés.

“Je ne pensais vraiment pas qu’un tissu pouvait être aussi cher… D’accord c’est beau et agréable au toucher mais tout de même… Ca m’apprendra à être ignorante du cours de la soie !”

Le naturel revenant au triple galop, le moral de Mila commençait déjà à remonter. Son ton, espiègle, indiquait qu’elle commençait déjà à oublier l’offense. Il fallait dire que les propos de l’individu y étaient pour beaucoup. Il était toujours réconfortant de savoir que l’on était pas en faute et que ce genre d’attitude n’était pas réservé uniquement à sa propre personne. Elle reporta un regard curieux sur son voisin et prit quelques secondes pour l’observer. D’après sa tenue, son turban et son teint foncé, Mila aurait pu penser qu’il venait de la contrée du feu. Mais il semblait être un habitué des lieux, connaissant le marchand, apparemment célèbre pour son sale caractère.

“Je ne suis pas venue depuis plusieurs années au marché. A vrai dire je n’habite même pas à Akasha. Vous, en revanche, vous semblez connaître l’endroit, à moins que ce marchand soit juste connu dans tout Seele pour sa soie et son sale caractère ?”

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Samir

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le Mar 12 Juin - 20:06
jour de marchéTrouver la chance au bazar
Je souris d’un air d’excuse à la jeune femme, que je n’ai pas voulu surprendre mais qui a discrètement sursauté quand j’ai parlé. Elle n’a cependant pas l’air d’en prendre ombrage, heureusement. Le ciel est bleu, la température clémente, la journée est belle et je n’aurais pas voulu l’entacher en fâchant quelqu’un par maladresse. Bien au contraire, son air malicieux indique un tempérament plutôt amène. Me prenant un peu à son jeu, je secoue la tête en soupirant, répondant toujours au second degré.

Hélas, c’est une erreur que font beaucoup trop d'entre nous !

L’espace d’un instant nous nous regardons en silence. Je la vois détailler ma peau et mes vêtements, qui gardent toujours l’inspiration de mon village natal, lui-même grandement influencé par la culture d’Agni, bien qu’il fasse officiellement partie d’Akasha. Je lui rends la pareille. Je ne connais pas forcément la mode des autres contrées mais ce que je peux dire avec certitude, c’est que cette inconnue n’est pas d’ici. La longue tunique qu’elle porte, sans être exotique, n’évoque pas les tenues habituelles akashanes. Elle confirme d’ailleurs rapidement ma première impression.

Ahah, je ne serais pas surpris de découvrir qu’il est connu par monts et par vaux autant pour la bonne qualité de sa soie que pour celle déplorable de son service, mais je ne dirais pas cela. Vous avez en partie raison : je connais bien les lieux. Je n’y viens pas si souvent en tant qu’acheteur, mais j’ai longtemps travaillé autour du marché et c’est le meilleur moyen pour en connaître les dessous.
Je lui tends la main pour la lui serrer, puisque je ne l’ai pas saluée en bonne et due forme avant de l’accoster.
Je ne me suis pas présenté. Samir, enchanté.

Je me rappelle soudain du gâteau que je tiens encore dans mon autre main, auquel j’ai à peine touché depuis que je l’ai acheté, perdu que j’étais dans mes pensées. Le miel qui l’enrobe menace dangereusement de couler sur mes doigts et de coller partout. De toute évidence je n’arriverai pas à le manger avant que se produise une catastrophe. Je le brise rapidement en deux parts grossièrement équivalentes, et en tend une à la jeune femme. Partager de la nourriture fait partie des traditions d’hospitalité ancestrales, et même si elles ne sont plus forcément respectées dans leurs formes archaïques, cela m’a toujours semblé un bon moyen pour lier une conversation. Et puis cela m’évitera probablement de tacher mes vêtements.

Un morceau de gâteau ? Il est délicieux.
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Mila

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le Jeu 21 Juin - 16:05

Jour de marché

Un petit rire s’échappa d’entre ses lèvres tandis que Mila écoutait son voisin répondre avec le même degré d’humour. Déjà elle avait oublié l’humiliation subie et ravie, elle serra la main que lui présentait le dénommé Samir, intriguée par cette forme de présentation dont elle n’avait pas l’usage au temple. Elle lui sourit à nouveau et inclina légèrement la tête tandis qu’à son tour, elle sortait de l’anonymat.

“Et je m’appelle Mila. Ravie de vous rencontrer !”

Elle l’était. Son interlocuteur était plaisant, aimable et était rentré dans son jeu avec une aisance toute naturelle. Sans même le vouloir, il en avait appris plus à Mila sur le marché que quiconque ces dernières années. Satisfaite de savoir que le marchand de soie était aussi désagréable avec tout le monde, elle l’était cependant moins à l’idée qu’il puisse y avoir d’autres énergumènes du même genre. Une seule rencontre désagréable lui avait suffit pour la journée.

Elle réfléchissait aux stands qu’elle avait envie de découvrir tout en s’assurant que leurs détenteurs ne la renverrait pas sur le rebord de sa fontaine lorsque Samir la surprit à nouveau en lui offrant la moitié du gâteau qu’il tenait entre les mains et qui semblait sur le point de perdre tout son enrobage. Elle accepta bien volontiers le présent et n’attendit pas pour mordre dedans, gourmande invétérée qu’elle était. Elle hocha la tête en signe d’assentiment en reconnaissant l’enrobage sucré et doux contre sa langue et son palais. Du miel.

“C’est délicieux ! Notre spécialité à nous ce sont les tartes aux fruits. J’aime bien en confectionner les jours de cérémonie. Je crois que la prochaine fois je proposerais quelque chose de semblable à ce gâteau aux gens qui s’arrêteront au temple.”

Elle parlait plus pour elle-même que pour Samir tandis qu’elle réfléchissait à ce qu’elle pourrait bien rapporter comme ingrédients qu’elle ne trouvait pas forcément à Vaata et qui pourraient plaire aux fidèles et surtout aux patients de l’hôpital. Une fois sa faim gourmande apaisée, elle sauta sur ses pieds et se tourna vers Samir avant de lui tendre une main.

“Vous connaissez bien les lieux alors je risque de devoir encore abuser de votre temps. Je cherche des produits assez basiques mais de bonne qualité comme des tissus, des linges mais aussi des herbes pouvant servir à fabriquer des onguents ou des aliments nourrissant dont la durée de vie n’est pas de trois jours. Est-ce que vous accepteriez de me servir de guide Samir ? Sinon je crois que je n’aurais pas fini avant la saison prochaine !”

Elle lui sourit, espérant qu’il accepterait. Elle n’avait pas grand chose d’autre que sa gratitude à lui offrir en échange mais elle appréciait sa compagnie. Elle ne connaissait personne ici et le marché était immense. Seule, elle se perdrait sûrement, sans compter les autres mauvaises rencontres qu’elle pourrait faire. Ainsi, ils pourraient continuer à faire connaissance tout en vaquant à leurs emplettes.

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Samir

Akasha
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le Sam 7 Juil - 12:51
jour de marchéTrouver la chance au bazar
Je suis ravi que Mila trouve à son goût une spécialité qui me rappelle tant ma région natale. Sans être d’un chauvinisme enragé, j’aime pouvoir dire autour de moi que même un coin aussi perdu peut être producteur de belles choses. Et ce gâteau peut clairement être considéré comme tel. La moitié que j’ai conservé ne fait pas long feu : il est effectivement excellent et menace à tout moment de se déliter entre mes doigts, ce qui constitue deux très bons arguments pour le manger rapidement. Je ne peux cependant que m’interroger :

Au temple ? Seriez-vous une prêtresse ?

La religion n’a jamais vraiment été mon point fort, j’ai toujours préféré m’occuper de la vie sur le monde matériel, laissant d’autres gérer la spiritualité. Je ne me rends donc pas compte s’il est normal ou non de trouver une prêtresse seule, loin de son temple, sur un marché en train de s’interroger sur le cours de la soie à Agni. Peut-être suis-je en train d’assister à une scène rare et cocasse, finalement, bien que tout m’ait paru plutôt normal jusque là.

J’accepte sa main pour me relever souplement tout en écoutant sa proposition. Je m’incline poliment en répondant.

Bien volontiers, si je peux vous être utile.
Après tout j’étais initialement venu pour faire le marché, et même si je me suis interrompu en cours de route, il me reste encore à trouver ce que je cherche. Ce n’est pas en restant assis à rêvasser sur la margelle de la fontaine que j’atteindrai mon but de la journée, soyons réaliste.
D’ailleurs je suis moi-même à la recherche de quelque chose. Je dois trouver un présent pour ma soeur, mais je n’arrive pas à arrêter mon choix sur un objet en particulier, peut-être pourrez-vous m’épauler.

Je passe rapidement en revue ce que souhaite la demoiselle. Pour ce qui est des tissus simples, elle n’a effectivement pas frappé à la bonne porte avec le vendeur de soie, qui se spécialise clairement dans les produits de luxe. Je pense connaître le tisserand qui l’intéressera le plus, mais il se trouve à l’autre bout du marché, assez loin d’ici. Entre lui et nous se trouvent plusieurs herboristes, desquels je ne connais pas vraiment la marchandise. Celle que je connais le mieux, la vieille Hilda, est un peu à l’écart des autres mais je sais que l’infirmerie de la caserne se fournit chez elle, malgré sa boutique qui ne paie pas de mine, ce que je considère comme un gage de qualité.
Pour la nourriture, aucune idée ne me vient spontanément, je ne sais pas trop ce qu’elle cherche, mais peut-être pourrons-nous trouver quelque chose à son goût.
Je lui fais part de ces quelques éléments.

Par où voulez-vous commencer ?
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Mila

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le Sam 25 Aoû - 16:53

Jour de marché

La réflexion se peignait sur les traits de la jeune prêtresse tandis qu’elle se relatait les derniers propos de Samir. Par où commencer ? De quoi avait-elle le plus besoin ? L’herboriste sans aucun doute. Les réserves de l’hôpital commençaient à dangereusement décliner et Vaata ne pouvait pas leur fournir toutes les plantes dont ils avaient besoin. Elle savait qu’elle trouverait son bonheur ici. La liste était suffisamment longue pour qu’elle passe un bon moment chez l’herboriste. Mais elle refusait d’aller voir n’importe qui. Que Samir lui parle d’une boutique en particulier était encourageant et elle décida alors d’aller voir cette fameuse Hilda. Les tissus étaient tout aussi importants, mais situés en dehors du marché. Autant s’occuper d’abord de tout ce que les étals avaient à offrir.

« Eh bien j’aimerai beaucoup aller voir la boutique de la Vieille Hilda. Nos stocks commencent à dangereusement diminuer à l’hôpital. Je regarderai sur le chemin si j’ai besoin d’autre chose ! Et nous pourrons aussi tenter de trouver quelque chose pour votre sœur. »

Elle lui sourit et se mit en route. On ne lui avait vraiment pas menti concernant l’étendue et l’animation des lieux. Elle ne savait même pas où donner de la tête et des images de couleurs vives commencèrent à tournoyer devant ses yeux tandis qu’elle tentait de ne pas louper une miette de ce qu’elle voyait. Puis, elle repensa à la question que Samir lui avait posée précédemment et, réalisant qu’elle ne lui avait même pas répondu, elle entreprit d’y remédier.

« Comme vous l’avez deviné, je suis prêtresse ! Une des prêtresses sacrées au service de Nagar. Mais je m’occupe aussi de l’hôpital du temple. Du coup c’est pour ça que je cherche toutes ces choses, nous manquons cruellement de certaines ressources et personne n’avait encore pu retourner au marché d’Akasha. Je me suis dévouée pour la cause mais je vous avoue que ça ne me dérange pas du tout, ça faisait longtemps que je voulais revoir la belle Akasha mais autant ma famille que mon ordre refusaient d’y mettre les pieds. C’était plutôt tendu entre nos deux contrées ces dernières années. »

Elle parlait d’un ton léger, ne se préoccupant que très peu – voire pas du tout – des conflits politiques qui animaient Seele. Sa famille, très proche des Souverains de Vaata depuis la création de Seele, redoutait Seren sûrement autant que Vilya elle-même. Son ordre quant à lui considérait comme une véritable infamie qu’un Souverain se prenne pour un Dieu. Autant dire que Mila n’avait pas revu les collines d’Akasha depuis longtemps, ce qui l’avait profondément ennuyée. Elle ne mentait pas en disant être ravie de pouvoir y remettre les pieds.

« Et vous alors Samir ? Vous connaissez les lieux comme votre poche, vous disiez avoir travaillé longtemps par ici. Je suppose que vous vivez à la capitale ? Etes-vous artisan ? Ou quelque chose dans ce goût là ? »

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Samir

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le Lun 10 Sep - 19:37
jour de marchéTrouver la chance au bazarJe regarde la jeune femme en attendant qu’elle décide de sa première destination. Le choix n’est guère épineux, mais son visage fin se plisse en une mine concentrée pendant que ses yeux parcourent la place autour de nous, comme si elle se trouvait face à un dilemme cornélien. J’ai presque l’impression de la voir lire la liste qu’elle garde à l’esprit en venant ici. Pour ma part j’ai arrêté de réfléchir à mon problème personnel : rien ne sert de s’épuiser à chercher quelque chose, si je dois trouver, l’idée me viendra d’elle-même sans que je force. Mila finit par se décider pour l’herboriste. Très bon choix. Je ne sais pas ce qu’elle cherche précisément mais je suis prêt à parier qu’Hilda aura ce qu’il lui faut en stock.

Nous nous mettons en route. Je la guide dans le dédale qui nous sert de marché. Il est si grand et si mouvant qu’il m’arrive de penser que certains voyageurs ont pu s’égarer dedans sans jamais arriver à en voir le bout. Histoires de fantômes à part, je dois moi aussi faire attention à notre itinéraire pour ne pas me tromper. Un mauvais tournant ne nous perdrait évidemment pas mais je cherche le chemin le plus court afin de ne pas traîner : nous avons pas mal de choses à voir et le jour n’est malheureusement pas éternel. La conversation est légère, et Mila m’explique la raison de sa présence ici.

Je vois. En effet les relations avec Vaata n’ont pas toujours été aussi bonnes qu’aujourd’hui. Heureusement les choses changent en bien. Avec un peu de chance il sera bientôt aisé de voyager dans tout le Royaume sans problèmes. Je n’ai personnellement jamais eu l’occasion d’aller jusqu’à Vaata, mais je compte bien remédier à ce manque un jour !

Je ne sais pas dans quelles circonstances je pourrais y aller mais après tout, Ren m’a déjà envoyé à Aap, pourquoi Vaata serait-elle hors limites ? Si un jour une expédition diplomatique se monte, je pourrais peut-être y participer, après tout pourquoi pas ? Je compte bien essayer si l’occasion se présente en tout cas. Je ne suis pas contre l’idée de traverser le pays avec Auriane à nouveau, elle s’est montrée être une compagne de voyage des plus agréables, et sa santé s’est beaucoup améliorée cette année. Je suis interrompu dans mes rêveries vaatiennes par Mila. Je souris à l’ironie involontaire de sa supposition.

Effectivement je vis dans la Cité depuis bien des années mais malheureusement non je ne suis rien de tout ça. Je suis soldat et j’ai longtemps assuré la sécurité du centre ville. L’avantage des rondes et qu’elles m’en ont appris tous les recoins et raccourcis. Je travaille au palais à présent mais j’aime revenir ici, et rien ne vaut le marché pour faire ses achats.

Sur ces mots, nous tournons à une dernière intersection avant de trouver la boutique d’Hilda, qui fait l’angle entre deux ruelles pleines d’activité. Un nombre incalculable d’herbes séchées pendent d’un auvent qui abritent du soleil et des intempéries une myriades de fioles et de pots contenant tout ce que l’on pouvait imaginer, des mixtures étranges et fantastiques à des tisanes.

Nous y voilà. Je pense que vous pourrez trouver votre bonheur ici.
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Mila

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le Ven 21 Sep - 18:30

Jour de marché

Tandis qu’ils se dirigeaient vers la boutique de la renommée Hilda, Mila écoutait les propos de Samir, hochant la tête de temps à autre pour montrer qu’elle écoutait, bien qu’elle ne réponde rien. Ainsi, il était soldat. Mila réfléchit un instant et songea que c’était un travail bien difficile, surtout dans la contrée d’Akasha. Il avait du voir beaucoup de choses ces dernières années. Etre aux premières loges. Parfois, elle se surprenait à faire preuve de curiosité concernant la cinquième contrée. Elle se demandait à quoi elle avait ressemblé dans ses dernières années en tant que contrée des Astres. Puis elle oubliait ses questionnements et pensait à autre chose. Elle fut tenter de poser directement la question à Samir, mais au moment où les mots s’apprêtèrent à passer le barrage de ses lèves, elle se ravisa. Non, finalement, elle ne lui demanderait rien. S’il était anciennement soldat de la Cité et maintenant du palais, nul doute qu’il avait du voir ou entendre des choses dramatiques. Elle n’avait pas à lui demander quoi. Cela aurait été tout simplement déplacé. Alors, elle se contenta simplement de lui sourire, tandis qu’ils arrivaient chez la fameuse Hilda.

« Et bien si un jour vous passez par Azura, surtout n’hésitez pas à passer au Temple ! Nagar vous accueillera avec plaisir, et moi aussi ! »

**

La journée touchait à sa fin. Le soleil commençait peu à peu à descendre dans le ciel, les ombres des maisons et des commerces s’étirant sur la grande place tandis que certains marchands commençaient à remballer leurs étals. Le panier de Mila était rempli et la jeune femme, satisfaite, soupesa son poids.

« Eh bien voilà qui devrait faire l’affaire ! Encore merci de votre aide Samir ! »

Ils avaient passé une bonne partie de l’après-midi à serpenter parmi les étals tandis que la jeune femme faisait ses emplettes. Elle avait trouvé tout ce qui lui fallait et elle en était ravie. La boutique d’Hilda restera certainement son souvenir le plus marquant. Elle avait découvert tellement de variétés de plantes qu’elle n’avait su quoi prendre et s’était finalement retrouver avec beaucoup plus de sachets d’herbes que prévu. Mais elle n’avait pas oublié sa seconde mission. A présent que la première était terminée, elle pouvait se consacrer à la problématique de Samir, à savoir, le cadeau pour sa sœur.

« A présent, c’est à mon tour de vous aider ! Nous devons toujours trouver quelque chose pour votre sœur. Je pense que nous avons encore du temps, les seuls étals fermés sont ceux de nourriture, tous les autres sont encore ouverts… Alors dites-moi… Comment est votre sœur ? »

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Akasha
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le Mar 2 Oct - 19:32
jour de marchéTrouver la chance au bazarL'après midi est bien rempli, nous mettons d'étal en étal et Moula semble ne jamais se fatiguer ou se lasser du spectacle qui l'entoure. J'essaie de me rappeler la première fois où j'ai pu faire cette découverte, mais je crois que contrairement à la jeune femme à la curiosité dans fond, je m'étais pris à plusieurs reprises pour parcourir le marché dans son entièreté. Elle ne perd cependant pas le Nord, n'oubliant jamais l'objectif donné par sa liste de commissions. Finalement c'est avec une efficacité certaine qu'elle remplit son panier,et j'ai l'impression d'y voir une certaine habitude de cet exercice.

Je suis content que la visite de l’herboriste ait fait son petit effet. Je n'ai toujours pas dépassé l'émerveillement de ma première visite il y a des années, et je constate que cette boutique fait le même effet à tous ses clients. Elle est sombre et l'air à l'intérieur est saturé par l'odeur des herbes, l'aspect fruste d’Hilda ajoute à l'impression de magie ambiante et l'atmosphère pourrait être inquiétante si ce n'était la bienveillance dont la vieille femme fait preuve. Malgré le décor ésotérique dans lequel elle évolue elle arrive à mettre à l'aise même le plus superstitieux des hommes. Je pense que Mila en gardera un souvenir marquant.

Alors que nous sortons de la dernière échoppe, tous les articles désirés en poche, je m'attends à ce qu'elle me fasse ses adieux mais non, il semblerait qu'elle n'a pas oublié le but de mes propres recherches. J'en suis étonné, peut-être plus que je le devrais étant donnée la bonne âme dont elle a fait preuve. J'avoue avoir moi-même perdu de vue le cadeau d’Aaisha au fil de nos pérégrinations. Ces dernières heures m'ont suffisamment diverti pour que je ne réfléchisse pas mieux à la question. Je prends quelques instants pour penser.

C'est une femme extraordinaire, la plus forte que j'ai eu l'occasion de connaître.

Bon, ce n'est peut-être pas par là qu'il fallait commencer. Je revois son regard de lionne lorsque des soldats sont entrés chez elle pour tenter de lui enlever son fils. Farouche et le couteau à la main elle était prête à en découdre avec quiconque s'approcherait. Remarquer ma présence ne l'avait pas adoucie, loin de là. Je reviens au présent pour ne pas avoir à me remémorer son expression trahie et tente à nouveau de répondre à la question de Mila.

C'est une excellente danseuse, même la naissance de son fils n'a pas douché sa passion. Elle est retournée vivre dans notre village d'origine près d’Agni et je crois qu'elle enseigne son art. Elle est très protectrice avec les siens et je pense qu'elle a de bonnes chances d'être choisie pour prendre la suite du maire actuel. Outre la danse elle aime profiter de la vie. Je ne l'ai jamais vue laisser passer une chance pour faire la fête. Elle a un intérêt particulier pour les contes et légendes du désert et j'avais d'abord pensé lui offrir un livre à ce sujet mais je crains que ça soit une redite ! J'ai aussi repéré un rouleau de soie verte qui lui irait parfaitement, cependant comme vous avez eu le bonheur de le constater le vendeur ne mérite peut-être pas qu'on lui achète sa marchandise. Voilà mon souci pour l'instant !
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Vaata
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Mila

Vaata
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le Dim 11 Nov - 11:56

Jour de marché

Mila souriait, attendrie, tandis que Samir lui dépeignait un portrait très flatteur de sa sœur. Elle aimait l’affection profonde qu’elle pouvait sentir dans sa voix et dans son regard tandis qu’il parlait d’elle. Celui lui rappela ses frères, certes monstrueux comme seuls des grands frères pouvaient l’être, mais qu’elle aimait d’un amour inconditionnel. Et elle savait que la réciproque était vraie. Un instant, ses pensées dérivèrent vers la demeure familiale et elle songea qu’en rentrant pour Azura, elle irait voir sa famille et peut-être leur rapporterait quelques bonnes choses du marché, ainsi que quelques nouvelles légendes akashanes qu’elle aurait pu entendre. Petits, ils adoraient se faire peur en se racontant des histoires de monstres vivant dans les fonds aquatiques ou dans de sombres cavernes à flanc de montagne.

Elle revint au présent et regarda autour d’elle, tentant de trouver une inspiration pour le cadeau de la sœur de Samir. Puis, elle eut une idée. C’était une telle évidence qu’elle se demandait comment elle n’avait pas pu y penser dès le début. Elle s’arrêta brusquement, posa une main sur le bras de Samir pour l’interpeler et le regarda, le regard brillant.

« Votre sœur semble être une danseuse de talent. La danse est un art reconnu à part entière dans ma contrée. Que diriez-vous de lui offrir un accessoire vaatan pour compléter sa tenue ? Je connais un peu les coutumes et traditions de la danse à Agni et peut-être que cela lui plairait ? Les danseuses vaatanes se démarquent beaucoup par les tissus vaporeux et clairs qu’elles portent mais aussi par les bijoux qui ornent leurs cheveux plus que leurs poignets ou chevilles. Un de mes frères est dans une célèbre troupe d’artistes vaatans et j’ai pu observer les danseuses assez souvent. Et nous-mêmes au Temple avons nos danses traditionnelles pour célébrer Nagar. C’est un art assez répandu et je suis sûre qu’en trouvant des étals en provenance de Vaata on pourrait peut-être lui trouver quelque chose. Qu’en pensez-vous ? »

Elle souriait toujours. Elle ne savait pas si l’idée plairait à Samir, mais elle espérait le convaincre en l’emmenant voir un étal vaatan. Elle aimait sa Contrée, était fière de ses traditions et de ses coutumes et de la beauté raffinée qui en résultait. Les couleurs, très souvent dans les teintes rappelant les arbres de la vaste forêt, les collines vertes et les cascades scintillantes. Elle avait toujours adoré regarder les danseuses, toujours si belles dans leurs tenues ondulantes et parées de bijoux qui n’avaient rien à envier aux plus riches du Royaume.

« Et une fois que nous aurons trouvé son cadeau, je voudrais vous offrir un verre ! Pour vous remercier de votre aide pour cette après-midi. Alors, qu’en dites-vous ? »

Codage par Libella sur Graphiorum

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