Aap
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Asmolphégé

Aap
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le Mer 23 Mai - 17:21
Le froid tenaillait Asmolphégé qui avançait tant bien que mal sur les pentes rocailleuse du pays de Prithvi, il avait froid. Et cela n'allait pas s'arranger de ce qu'il voyait, la nuit approchait et il n'avait pas encore atteint sa destination. Derrière lui, le groupe souffrait des même conditions. Ils n'avaient pas été assez préparé à ce qui les attendait et cela s'était sentit dans l’embuscade qu'ils avaient subit. Mina faisait réellement bien son travail, il n'y avait pas à dire, ils avaient maintenant des contrats aux quatre coin du monde. Et c'était quelque chose de rude et d’assez compliqué à tenir. Il était déjà venu à Prithvi, mais il ne se souvenait pas de conditions aussi difficile. Mais il avait été aidée en cela par une soldate à qui il avait sauvé la vie.

Il aurait peut être d’ailleurs du la contactée... Avant de revenir par ici... Mais il n'avait pas eu le temps, pressé comme ils l'étaient par le temps. Ils devaient trouver un guide pour accomplir le contrat. Il se faisait avoir à chaque fois, si Mina l’apprenait, il finirait sans aucun doute par se faire taper et traiter de tous les noms. Il secoua la tête, mieux valait qu'il se concentre sur l'instant présent, parce que sinon ils allaient mourir de froid, d'un éboulement ou d'une connerie du genre. Aller, souvient toi du chemin.

La capitale ne devait plus être très loin de toute façon, il s'en souvenait vaguement. Mais comme dit, avant, il avait eue la soldate lui indiquant le chemin, là il n'avait que ses souvenirs, et la lumière déclinante du soleil qui se dissimulait derrière les pics rocheux. Secouant la tête, il dégagea la neige qui s’accumulait devant ses yeux. Oui, là, il avait bien vu une lumière. Ils y étaient !

-Allez, les gars, du courage, y'a d'la lumière au bout du chemin. On s'accroche.

Sa voix résonna à peine , tellement il était essoufflé, mais il savait que ses hommes avaient saisit le sens du message. Ils y étaient, il n'y avait plus qu'un peu d'effort à fournir, et ils seraient sur place. Comment faisaient les gens qui vivaient ici?L'oxygène était manquant, et se trimballer avec une armure totale et un barda... C'était un véritable parcours du combattant.

Ils finirent par arrivé sur place, et certains menacèrent de s'effondrer. Asmolphégé lui aussi tangua un peu sur place, pas très assuré sur ses cuisses. Est-ce qu'ils avaient été vu ?
Prithvi
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Emrys

Prithvi
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le Mer 30 Mai - 16:18
à la recherche d’un guide



J’ai passé la journée – si on peut parler ainsi des quelques heures éclairées par la pâle copie de l’astre qui règne en maître à Agni dans mes souvenirs – à me dissimuler des gardes. Il faut croire qu’ils sont plus motivés pour pourchasser un voleur de nourriture qui a faim que pour arrêter les vrais criminels qui profitent de la pauvreté des autres pour s’enrichir sur leur dos. Meurtriers et violeurs s’entassent sans scrupules dans les riches demeures au centre de la capitale, et c’est moi, qui ai volé un pain et de la viande, qui suis obligé de courir les rues depuis plusieurs heures pour ne pas perdre une main, ou pire.

Les rayons pâlots du soleil ont à peine eu le temps de réchauffer l’atmosphère de la cité aujourd’hui, et avec le retour de la nuit et de la neige, l’air se refroidit à une vitesse incroyable. Je me rapproche d’une paroi pour me protéger des flocons humides qui commencent à tomber sur la ville. La milice a abandonné la recherche j’ai l’impression, il y a un moment que je n’ai pas croisé l’un deux. Je me dirige donc à proximité de la grande porte. Il y aura quelques gardes à ce niveau mais peu à proximité, si mes calculs sont bons – et dans cette ville ils le sont souvent. Je connais un endroit  où se rassemblent parfois les rebuts de la cité. Le lieu n’est ni gai ni accueillant, mais la police s’y aventure rarement et on y trouve chaleur et solidarité. Je n’ai jamais vu personne y mourir de faim.

Il est trop tôt, ou peut-être trop tard, mais tout est désert quand j’arrive. Seul un des braseros de fortune fabriqué à base d’un bidon de  tôle contient encore quelques braises actives, que je m’empresse de raviver. Je n’ai rien sur moi pour démarrer un feu et je compte bien passer la nuit sans geler à mort. Après un dernier coup d’oeil autour de moi pour m’assurer que je ne serais pas obligé de fuir dans les minutes qui viennent, je sors de mon manteau râpé mon butin du matin dont je n’ai pas encore eu l’occasion de profiter.

Je suis encore en train de manger quand j’entends des pas mal assurés sur le pavé. Assurément pas des gardes, mais je relève quand même la tête, alerté. Une demi-douzaine de personnes, armées mais pas équipées pour la montagne entre dans la ville. Ils ont l’air trempés, frigorifiés et épuisés. Encore des voyageurs qui ne se sont pas assez préparés au climat de cette contrée. Mes vêtements de laine mal dégrossie commencent à sentir la chèvre mouillée mais ils me protègent de l’humidité et de la température, malgré leur piètre qualité. La chaleur du brasero aura vite fait de les sécher correctement. J’ai l’impression que c’est exactement ce dont ont besoin ces étrangers.

Ils n’ont pas l’air de vulgaires vagabonds d’ailleurs, et leur équipement fait contraste avec leur attitude de chiens mouillés et transis de froid. Seraient-ce des mercenaires ? Des dizaines de possibilités s’ouvrent devant mes yeux, si je pouvais me faire des contacts parmi un groupe de guerriers venus d’ailleurs. Alors que celui qui semble être leur chef regarde autour de lui, je lui adresse un signe, lui désignant les braises qui rougeoient dans le bidon miteux. Je sais que je suis seul dans un coin reculé et encerclé par six combattants armés, et ce n’est pas une situation enviable. Cependant, à les voir, je doute qu’aucun d’eux puisse me rattraper si je m’enfuis. Ils n’ont pas l’air suffisamment dans le besoin pour que mes quelques bijoux de pacotille me fassent courir un risque. Lorsqu’ils arrivent à portée d’oreilles – la garde m’a peut-être perdu pour l’instant mais je ne tiens pas à éveiller leur attention – je m’adresse à eux :

Vous allez crever de froid si vous restez comme ça cette nuit. Qu’est-ce que vous êtes venus faire ici en cette saison ?

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