Agni
avatar
Messages : 89
Inscrit.e le : 09/05/2018

Seylim

Agni
Voir le profil de l'utilisateur
le Mar 29 Mai - 2:10

Sous l'océan ~ ♫

[feat. Astrid]

"Certes, vous avez senti de l'agressivité en moi, mais ce n'était qu'un reflet de la vôtre."

Eiji Yoshikawa

=> 4ème jour de Nagar, année 1000
.(Tylim) ▬ Mère ! Mère ! J'aimerais une broche aapienne ! Celle avec les poissons ! Comme ce qu'avait votre amie...

« Amie » était sûrement un terme bien trop fort mais la Dame des Chevaux ne contredit pas l'enfant, se contentant de l'attraper pour la porter dans ses bras. Cette dernière continuait en remuant bien trop pour une enfant de 8 ans. Les doigts de l'agnienne se perdirent dans la chevelure de sa fille, écartant une mèche avant qu'elle n'embrasse son front avec une douceur maternelle. Son frère tenait la robe de sa mère, suppliant de ses petits yeux doux d'avoir également un présent d'Aap. Seylim souriait, reposant Shensheïla doucement avant de regarder Imrani qui se rapprochait d'elle timidement. 

(Shani) ▬ Vous penserez à nous aussi Mère ?

(Seylim) ▬ Bien sûr. Je pense toujours à vous. Vous êtes mes quatre amours. Mes quatre plus belles roses des sables.

Tylim ricana, un peu en retrait. Et son regard, fier, se planta dans les yeux de sa mère. 

(Tylim) ▬ Et Père ?

(Seylim) ▬ Vous êtes des roses que j'ai façonné avec votre Père. Croyez bien que sans lui vous ne seriez pas là. Et ça, je le regretterais.

Seylim avait instinctivement répondu alors que sa fille se mit à courir un peu plus loin, persuadée que sa mère était amoureuse. Elle ne la contredirait pas. C'était un fait, elle aimait son époux. C'était un amour à sens unique, douloureux et destructeur, quelque chose qui éteignait ses désirs, étouffait ses fantasmes, détruisait son bonheur. Et ce, chaque jour. Mais cela, ses enfants ne devraient jamais le savoir. Pendant une seconde, elle entendit de nouveau le petit blond de ses souvenirs, se questionner quand aux folies faite avec son compagnon. Le cœur de l'agnienne se serra. Sept ans avait passé et la douleur semblait doucement plus atténuée qu'à l'époque. Mais l'envie de pleurer restait. Cela ternissait ses joies et ses moments d'insouciance. Cela ternissait tout son être depuis tant d'années. 
(Shani) ▬ Vous partez bientôt ? Vous reviendrez bientôt n'est-ce pas ?  

(Seylim) ▬ Bien sûr que oui. Ce n'est l'affaire que d'une petite semaine. J'ai quelques affaires à y régler et ensuite... Si vous me promettez tous d'être sages, je pourrais trouver un moment pour aller sur leur marché. Et vous ramener des souvenirs.

Les yeux pétillent et trois voix s'élevaient instantanément pour le promettre, religieusement. Derrière ses sœurs, Azhan se taisait, observant sa fratrie. Et Seylim se rapprocha pour se mettre à sa portée, questionnant l'enfant doucement :

(Seylim) ▬ Et toi homme de ma vie, quelque chose te ferait plaisir ?

(Azhan) ▬ Un collier... Comme celui de Père. Ce serait un très beau cadeau.


(Tylim) ▬ Moi aussi moi aussi !

(Servante) ▬ Les enfants, c'est l'heure de laisser votre Mère partir. On ne fait pas attendre les rendez-vous professionnels.

Des protestations s'élevèrent et pourtant, les mains arrêtèrent de tenir la longue jupe de la mère de famille. Elle les embrassa un à un, leur disant à tous qu'elle attendait d'eux qu'ils soient gentils et obéissants. Quelques minutes plus tard, elle enfourchait sa monture et se dirigeait vers Saphir. 

[…]

Lorsqu'elle arriva, le lendemain midi, à Octach, elle s'arrêta chez un marchand. Il se spécialisait dans les fruits. Elle discuta toute la journée avec lui et ressortit, l'estomac se tordant par manque de repas. Elle s'arrêta dans la première échoppe qu'elle croisa, se prenant quelques fruits frais qu'elle dégusta rapidement, reprenant sa route vers la capitale. Lorsqu'elle passa dans un petit bateau, elle sentit le changement drastique avec sa patrie quittée la veille. Elle observait les bâtiments, sortant de la barque pour marcher un peu, une fois qu'elle eut atteint les marchés. 

Sa peau, sa posture, ses vêtements faisaient d'elle une touriste, une agnienne de surcroît. Elle trouva une paire de boucle d'oreilles pour Imrani et un collier pour Azhan. Elle traîna, presque trop insouciante, profitant du calme de l'endroit. Jusqu'à être interpellée par un inconnu. Il semblait lui en vouloir, lui attrapant la main avec une violence qu'elle avait oublié, la poussant dans une ruelle. Pendant une seconde, alors qu'il parlait d'argent et qu'il sortait une arme – ce qu'elle identifia comme une arme, l'attrapant, la menaçant, Seylim eut une pensée pour ses enfants. Elle pensait à Ishüen. Étonnamment calme, elle se demandait s'il pleurerait, si sa mort le toucherait comme – se doutait-elle – celle d'Aymerick l'avait sûrement touché. 

(Inconnu) ▬ T'avais qu'à pas venir dans notre pays ! Allez !! Passe-moi ta bourse ! De suite ! Sale Agnienne ! Donne-la moi ou je t'égorge !


Arme:

#iwhae pour epicode
Aap
avatar
Messages : 28
Inscrit.e le : 18/05/2018

Astrid

Aap
Voir le profil de l'utilisateur
le Mer 30 Mai - 5:37
Sur l'Océan
Seylim
Un sourire franc était gravé sur le visage d’Astrid. La jeune femme tapait dans ses mains en dansant au centre de la taverne. Un sourire plus grand encore illuminait le visage de Samaël qui jouait de la guitare en face d’Astrid. Le petit garçon haut comme trois pommes à la peau mate avait 7 printemps. Il avait été retrouvé sur le port sans père ni mère. Personne ne savait par quel navire il était venu à Saphir. Alors comme personne ne venait le chercher, la barmaid qui tenait la taverne l’avait recueilli. Astrid qui venait toujours au même bar avait fait la connaissance du gamin et avait étrangement sympathisé avec lui. Ils discutaient ensemble de tout et de rien, le jeune Samaël étant étrangement mature pour son âge. C’est d’ailleurs au détour de l’une de ces conversations qu’Astrid apprit qu’il savait jouer de la guitare. La jeune femme finit donc par lui en acheter une, au grand désespoir de la barmaid qui aurait préféré un cadeau plus ludique. Mais force était de constater que le petit avait du talent. Alors souvent pour faire plaisir à la blonde, le jeune Samaël jouait de la guitare comme cette fois-ci. Le visage habituellement dur d’Astrid s’épanouissait alors, et la demoiselle se mettait à danser. « Vas-y p’tit ! », « il envoie le gamin ! » c’était les commentaires des clients qui hochaient la tête en rythme, d’autre battant la mesure avec leur pied. Difficile de croire que tous ces gens pouvaient-être des marins aguerris, des pirates ou des crève-la-faim. Epuisée, Astrid se posa au bar et commanda une bière.

- Eh bien ! Que d’énergie ! Si tu en mettais autant pour te trouver une situation stable, une maison et un vrai travail, tu pourrais devenir souveraine d’Aap. Ironisa la barmaid

La concernée se contenta de répondre par un sourire en coin et un haussement d’épaule. Son regard se posa sur le petit Samaël qui chantait avec les clients un air connu en vogue. La vitesse à laquelle ce gamin s’était intégré impressionnait toujours autant la blonde. « Faut croire que la misère réunit aussi bien les gens qu’elle les divise » pensa-t-elle. La jeune femme était de bonne humeur. Une fois encore, elle se dit que jamais elle ne parviendrait à quitter Saphir. La demoiselle sortit sa dague et d’un geste souple, la planta dans une pomme avant de la récupérer dans sa main. En faisant signe à la barmaid, elle déposa sur le comptoir ce qu’elle lui devait puis quitta la taverne en ébouriffant les cheveux de Samaël.

Dehors, une douce chaleur l’étreignit. Mordant dans sa pomme, Astrid déambula dans Saphir sans réel but. Elle connaissait la ville par cœur, de la plus grande avenue à la ruelle la plus obscur. La demoiselle regardait les rayons du soleil miroiter sur l’eau du canal.  Vivre dans un endroit sans l’océan lui semblait impossible. Certes, quand l’océan décidait de prendre, il prenait tout sans demander son reste, pouvant tout dévaster sur son passage. Astrid avait des souvenirs de tempêtes en pleine mer à en faire pâlir un Gardien. Mais l’océan pouvait tant offrir ! Sa beauté valait toutes les forêts de Prithvi ou les deserts d’Agni. C’était donc dans cet état d’esprit patriotique qu’Astrid entendit une étrange conversation.

- T'avais qu'à pas venir dans notre pays ! Allez !! Passe-moi ta bourse ! De suite ! Sale Agnienne ! Donne-la moi ou je t'égorge !

Astrid fronça les sourcils et pénétra dans la ruelle d’où provenait l’agitation. Avec surprise, elle découvrit ce qui semblait être une riche Agnienne et un brigand. Le visage dur d’Astrid refit surface tandis que la jeune femme donnait un violent coup de pied dans l’abdomen du voleur. Ce dernier fit un roulé-boulé sur le sol avant de se redresser et dégainer son arme. Une arme bien sordide par ailleurs. Ce dernier ouvrit la bouche, sans doute pour proférer de nouvelles injures mais la blonde aux cheveux cendrée ne lui en laissa pas le temps. La demoiselle avait déjà dégainé son épée et sa dague et en fit rapidement usage. Elle planta sa dague dans le poignet de la main armé du brigand et posa le fil de son épée sur sa gorge en le plaquant contre un mur. Le porc hurlait de douleur sans pouvoir se débattre.

- Je ne veux plus te voir à Saphir, ni à Aap par ailleurs. Quitte la contrée ou la prochaine fois que nos chemins se croiseront, tu maudiras les étoiles de ne pas être mort dans cette ruelle.

Astrid poussa l’homme en dehors de ladite ruelle et se dernier détala sans demander son dû. La jeune femme rengaina lentement ses armes en soupirant puis se tourna vers l’Agnienne.

- Vous allez bien madame ? Il ne vous a pas blessé ?

La blonde prit les devant en la faisant sortir de la rue et en l’emmenant un peu à l’écart de l’agitation urbaine. Oui, Saphir était un lieu magnifique. Le problème était les êtres qui y vivaient.
Agni
avatar
Messages : 89
Inscrit.e le : 09/05/2018

Seylim

Agni
Voir le profil de l'utilisateur
le Ven 1 Juin - 4:09

Sous l'océan ~ ♫

[feat. Astrid]

"Certes, vous avez senti de l'agressivité en moi, mais ce n'était qu'un reflet de la vôtre."

Eiji Yoshikawa

=> 4ème jour de Nagar, année 1000
Le cœur de l'ambassadrice semblait s'être arrêté. Elle observait silencieusement son agresseur sans arriver à prononcer un mot ou juste bouger pour lui donner sa bourse. Elle n'envisagea pas de fuir ou de se rebeller. L'instinct de survie prenait le dessus. C'est ce qu'elle pensait. Mais la peur l'emportait dans un figement digne d'une statue. Elle n'avait pas tremblé ou pleuré. Elle... Elle semblait vide. Elle ne réagissait plus, les images, les voix de ses enfants tournoyant dans son esprit. Elle ne s'auto-flagella pas d'être partie sans escorte mais elle ne comprenait que trop bien pourquoi les agniens étaient détestés. Son Souverain avait menacé les contrées voisines s'ils s'en prenaient à l'ancien tyran. Et, par extension, avait été forcé à ne rien faire, à observer les massacres sans pouvoir dire ou faire quoi que ce soit. C'était pour ça qu'elle ne pouvait mourir maintenant. Ses enfants étaient bien trop curieux du monde pour rester dans la contrée du Feu. Ils voudront voyager. C'était une certitude. Il suffisait de voir les étoiles qui scintillaient au fond de leur prunelle lorsqu'ils la questionnaient sur ses voyages.

Elle se concentrait sur ce seul but, seule raison aux battements de son cœur. Ses enfants. Elle devait faire de Seele un endroit où ils ne craindront rien. Et si cela signifiait tout encaisser pour eux jusqu'à son dernier souffle, elle le ferait. Après tout, n'encaissait-elle pas tout depuis sa tendre enfance ? Elle se résignait, sa main bougeant enfin, cherchant sa bourse pour que l'homme s'éloigne d'elle. Elle n'avait pas prévu l'arrivée d'une demoiselle, cheveux cendré, le regard dur, qui se rapprocha pour laisser son talon rentrer dans l'estomac de l'agresseur. Seylim observa sans cligner des yeux la demoiselle. Elle ne semblait pas avoir peur. C'était une combattante. Cela se voyait. Elle n'aurait pas pu réagir comme l'inconnue. Elle sortie ses armes et planta sa dague dans la main de l'homme. Elle le menaça, la voix dure, noire, parlant presque trop calmement alors que le brigand hurlait sa douleur. Dans un autre contexte, peut-être que Seylim aurait voulu le protéger, le rassurer, s'interposer. Là, elle ne bougeait pas d'un iota. Elle l'observait, l'écoutait, incrédule. Jusqu'à la voir retirer l'arme de sa main, éclaboussant faiblement sa propre robe. Son regard, écarquillé, s'abaissa pour détailler la goutte bordeaux que le tissu absorbait.

(Astrid) ▬ Vous allez bien madame ? Il ne vous a pas blessé ?

L'inconnue l'attrapa pour l'éloigner de la sombre ruelle, l'ambassadrice la suivant avec une vivacité incontrôlée, comme des réflexes qu'elle s'ignorait. Avait-elle jamais fait attention à sa marche ? Non. C'était naturel, elle n'avait jamais réalisé que ses jambes pouvaient marcher de cette façon. Un peu plus loin, lorsque la foule fut loin d'elle, que le silence se laissa entendre, Seylim s'arrêta de suivre l'argentée. Et, les membres tremblants, elle observait sa sauveuse avant de s'incliner avec un respect sans précédent.

(Seylim) ▬ Je ne sais comment vous remercier... Sincèrement, je vous remercie de tout mon cœur. J'ai une dette envers vous.

Son corps se redressa alors qu'elle se recula, posant son dos contre un mur. Son corps semblait ne pas s'arrêter de trembler. Comment tenait-elle encore debout ? C'était une chance, un miracle que l'inconnue se soit interposée.

(Seylim) ▬ Il ne m'a rien fait. Finit-elle par annoncer, faiblement. Puis, de reprendre, doucement, encore sous le choc. Il n'a pas eut le temps... Vous... Vous m'avez sauvé Ma Dame. Je n'ai les mots pour exprimer ma gratitude... Demandez ce qu'il vous sierra, vous plaira, je m'évertuerais à vous l'offrir. Rien de ce que vous demanderez ne pourra être à la hauteur de ma vie, mais je jure par Liekki vous êtes redevable d'une vie.

Elle s'inclina une seconde fois, réalisant tenir le futur collier de son fils – bien trop petit pour un adulte – entre ses doigts. Son cœur s'affola lorsqu'elle pensa qu'elle aurait pu emporter ses enfants avec elle. Elle resta pourtant penchée, tentant de remettre de l'ordre dans ses pensées.

(Seylim) ▬ Puis-je avoir le nom de la femme ayant sauvé ma vie... ?
#iwhae pour epicode
Aap
avatar
Messages : 28
Inscrit.e le : 18/05/2018

Astrid

Aap
Voir le profil de l'utilisateur
le Jeu 7 Juin - 5:34
Sur l'Océan
Seylim
Astrid jetait des regards furtifs en arrière au cas où si l’agresseur tentait de récidiver. Et si tel était le cas, elle était là pour l’en dissuader. La jeune femme avait encore le sang qui bouillonnait dans ses veines, comme à chaque fois qu’elle devait prendre les armes. Il lui fallait toujours une minute ou deux pour pouvoir baisser sa garde et respirer à nouveau. Enfin, baisser sa garde…La jeune blonde avait pour principe de retomber sa vigilance que lorsque ses peintures de guerres disparaissaient sous sa douche. L’agnienne se confondait en remerciement allant jusqu’à s’incliner. Astrid écarquilla grand les yeux en regardant la Dame se redresser. Que l’on s’incline devant elle ? Certainement pas ! Elle n’avait fait que ce qui lui semblait juste. Bien entendu, une telle démonstration de gratitude indiquait la bonne éducation de la demoiselle. Mais jamais Astrid ne pensait que l’agnienne avait une dette envers elle. Bien au contraire, c’était un aapien comme elle qui l’avait agressé. En la « sauvant », Astrid voulait aussi lui montrer que tous les aapiens n’étaient pas comme cet idiot. En y repensant, la jeune femme serrait ses poings. Et s’il l’avait tué ? Quelle conséquence diplomatique cela aurait-il pu créer ? Une noble agnienne surinée en plein cœur d’Aap ! Astrid retenait ses injures en son for intérieur.

Heureusement, la jeune femme n’avait rien. L’homme n’avait pas eu le temps de lui faire quoi que ce soit. Astrid voulait ramener cette dame à une terrasse ou un bar. Il fallait qu’elle se remette de ce qui venait de lui arriver. Quoi de mieux pour cela qu’un thé ou d’un verre de whisky selon les usages. Lorsque Seylim s’inclina pour la deuxième fois, Astrid lui fit face. Son visage fermé contrastait avec sa voix qui se voulait rassurante.

- Vous n’avez pas à vous incliner devant moi ma Dame, je suis une fille de rien. Et encore moins à m’offrir quoi que ce soit. Si j’ai choisi de vous aider ce n’est certainement pas pour en tirer un quelconque profit. Votre gratitude me suffit amplement.

La blonde aux cheveux cendrée montra ensuite un établissement du doigt. Elle expliqua à la Dame qu'après ce qu’elle venait de vivre, le mieux était qu’elle se repose. Ou du moins qu’elle puise se poser quelque part. Par habitude, Astrid fouilla dans le fond de ses poches pour voir si elle avait de quoi potentiellement se payer une boisson. Lorsque ses doigts entrèrent en contact avec les pièces en or froides, elle sut que c’était son jour de chance. C’est la question –bien légitime- de la Dame qui la fit sortir de ses pensées.

- Je m’appelle Astrid Sørensen, enchantée. Et vous ? Qu’est-ce qui vous a mené à Saphir ?

Dit-elle en s’asseyant à la terrasse de la taverne
Agni
avatar
Messages : 89
Inscrit.e le : 09/05/2018

Seylim

Agni
Voir le profil de l'utilisateur
le Mar 19 Juin - 15:40

Sous l'océan ~ ♫

[feat. Astrid]

"Certes, vous avez senti de l'agressivité en moi, mais ce n'était qu'un reflet de la vôtre."

Eiji Yoshikawa

=> 4ème jour de Nagar, année 1000
Seylim se redressa sous les propos de l'argentée qui lui faisait face. Son visage, toujours tendu de l'altercation dont elle avait été sauvé, réfléchissait l'incompréhension qui habitait son esprit.

(Seylim) ▬ Sans offenses... Que vous soyez fille de tout ou fille de rien, ce n'est nullement important. Je vous remercie pour votre acte. Qu'il soit désintéressé ou parfaitement égoïste, encore une fois, je n'ai que peu d'importance sur vos motivations. Vous m'avez sauvé. Je vous dois la vie. Mon raisonnement reste simple.

C'était assez risible d'ailleurs. Le fait qu'elle soit connue comme une vipère qui ne lâchait rien, qui faisait trembler vents et montagnes pour atteindre son but - on la décrivait souvent comme une diablesse agnienne – rien de ce que l'on pouvait dire n'était complètement vrai. Elle était inflexible. Lorsqu'elle parlait politique. Elle n'avait pas à être bornée en dehors d'une salle de réunion. Elle souriait faiblement, cherchant à ne plus trembler alors que l'image de l'arme ne faisait que tourner devant son regard.

(Seylim) ▬ Je suis Seylim Bin Shil. Je suis ravie de vous connaître Dame Sørensen.

Le regard de l'agnienne passa aux alentours, s'arrêtant sur la terrasse. Elle hésita à s'y diriger. Ne devrait-elle pas plutôt aller à l'hôtel et se reposer ? Elle laissa ses pas se rapprochèrent du bar, indécis. Elle se tourna vers sa salvatrice, la regardant s'asseoir comme si l'endroit lui était parfaitement connu. Ce n'est qu'une fois assise, soupirant faiblement, gardant le dos droit sans savoir comment qu'elle se laissa répondre à la seconde partie de sa question.

(Seylim) ▬ Je suis venue pour visiter la ville... Et ramener des souvenirs à mes enfants. Ils me les ont demandé et je n'avais pas le cœur à leur refuser cela. Après tout, je suis rarement à la maison... Enfin... Pas assez à leur goût. J'essaie de leur faire plaisir lorsque je le peux.

On arriva pour prendre leur commande et l'ambassadrice fit attendre quelques instants l'employé. L'agnienne réfléchit doucement avant de choisir un verre de vin. Blanc ou rouge, peu lui importait. Elle avait un doux besoin d'alcool. Comme si cela pouvait l'aider à la calmer, à se remettre de l'ébranlement qu'elle avait subit. Elle observa l'homme qui répéta leur deux boisson et le vit hausser un sourcil en sa direction.

(Serveur) ▬ Excusez-moi... Sans indiscrétion, puis-je savoir ce que fais l'une des ambassadrices d'Agni dans cet établissement ?

Seylim écarquilla les yeux. Être reconnue n'était pas vraiment un soucis. Mais elle ne s'attendait pas à être reconnue ici, dans ces circonstances. Sa voix répondit, doucement, évinçant lentement la question comme elle savait si bien le faire.

(Seylim) ▬ Je suis ici en qualité de femme et non d'ambassadrice.
(Serveur) ▬ Bien sûr que non Ma Dame. Restez tant que vous le souhaitez... Je ne peux que me vanter d'avoir une personnalité de votre envergure ici...

Il s’éclipsa pour aller chercher les commandes des deux femmes. Et Seylim observa d'un coup d’œil les regards qui se tournaient vers leur tablée. Elle y était habituée. Mais d'habitude elle avait un garde du corps... Remarque... Son propre regard fixait l'argentée. Remarque qu'ici aussi elle était protégée.

(Seylim) ▬ Je m'excuse pour tout cela. Je puis comprendre que cela vous mette mal à l'aise... Je n'avais pas l'intention de cacher qui je suis... J'espérais, pourtant, ne pas être reconnue de suite...

#iwhae pour epicode
Aap
avatar
Messages : 28
Inscrit.e le : 18/05/2018

Astrid

Aap
Voir le profil de l'utilisateur
le Ven 10 Aoû - 14:51
Sur l'Océan
Seylim
Le serveur avait quitté les lieux en quête des commandes des deux jeunes femmes. Astrid étudiait –sans pour autant fixer- le visage de Seylim. Elle avait les traits de son peuple. Rien qu’à sa peau mate, on pouvait deviner presque sans se tromper qu’elle venait d’Agni. Aucune cicatrice ni aucune aspérité n’étaient visible sur son visage. Comme l’avait annoncé le serveur, la demoiselle était bien une noble. Une ambassadrice qui plus est. Une ambassadrice assassinée dans les rues de Saphir, Astrid entendait déjà les crieurs raconter la scène en détail. Quel idiot. Néanmoins l’agnienne semblait humble et pas du tout hautaine. Quelqu’un de son statut aurait pu sans aucune gêne se débarrasser d’Astrid d’un revers de la main. La blonde repensait à la « dette » que la jeune femme pensait avoir envers elle. Comment comptait-elle la régler ? En or ? En domaine ? En femme ? Cette dernière pensée la fit rire intérieurement.

- Vous n’avez pas à vous excusez. Et je suis rarement mal à l’aise. Le fait que vous avez fait tant de chemin pour faire plaisir à vos enfants vous honore.

Des enfants. Astrid ne s’était jamais imaginé mère. Pourtant à Aap, devenir une mère de famille était vu comme une réussite. Cependant les enfants engendraient des responsabilités et la jeune femme ne se sentait pas encore à la hauteur. Et puis pour faire un enfant il fallait être deux ! La femme qui se dressait devant elle en revanche, semblait pouvoir allier son rôle d’ambassadrice et son rôle de mère. Cela forçait l’admiration. Le serveur revint avec une tasse de thé et un verre de whisky. La blonde but son verre d’un trait, sans ciller. Elle posa ensuite sa dague sur la table et son épée contre sa chaise. Là elle pouvait se détendre !

- Buvez ce thé, ça vous aidera à retrouver vos esprits. Si cela ne vous dérange pas, je peux vous accompagner dans vos emplettes, en tant que garde du corps plus ou moins. Je ne demande pas en échange de l’or ou quoi que ce soit, simplement que je ne laisserai pas une femme qui s’est faite agresser sans surveillance.

Astrid avait planté son regard dans celui de l’ambassadrice. Elle pensait chacun de ses mots. Les rares fois où elle avait « sauvé » quelqu’un d’une agression de la sorte, Astrid s’était toujours assuré que cette personne rentre chez elle en sûreté. De plus, si l’agnienne avait pu attiser les convoitises une fois, cela pouvait se réitérer sans problème. Alors si on pouvait éviter un incident diplomatique en prime…Astrid n’était pas contre.

Agni
avatar
Messages : 89
Inscrit.e le : 09/05/2018

Seylim

Agni
Voir le profil de l'utilisateur
le Mer 22 Aoû - 20:18

Sous l'océan ~ ♫

[feat. Astrid]

"Certes, vous avez senti de l'agressivité en moi, mais ce n'était qu'un reflet de la vôtre."

Eiji Yoshikawa

=> 4ème jour de Nagar, année 1000
Seylim écouta l'aapienne lui dire que ses excuses étaient « inutiles », qu'elle n'était que rarement mal à l'aise. Et elle saluait le déplacement de la dame du désert pour ses enfants. Elle ne comprenait pas vraiment. Il était logique pour un parent de gâter ses enfants quand ils le méritaient non ? Alors le fait de se déplacer à Aap n'était qu'une formalité. Formalité qu'elle avait accueilli en souriant si l'on prenait en compte les probabilités de contrat qu'elle avait eut. L'ambassadrice observa le thé arriver, inspirant longuement avant de le déguster par petit à-coups.

Elle le termina rapidement, ignorant ses membres qui tremblaient faiblement sous l'après-coup. Elle avalait la dernière gorgée, soupirant faiblement avant de lever sa main en répondant à l'aapienne.

(Seylim) ▬ Le chemin entre Saphir et Rubis n'est pas si long que ça. Je peux comprendre que le changement de paysage soit... et bien dépaysant. Mais il reste moins important que Rubis / Émeraude. Entre le changement climatique et culturel, c'est compliqué de se mettre dans l'ambiance vaatienne de suite. Je suis assez contente de faire des trajets seulement jusqu'à Akasha.

Puis, le serveur revenant vers elle, elle se laissa commander quelque chose de « fort, le plus fort que vous ayez ». Bientôt, devant elle se dressa un verre d'alcool qu'elle n'avait pas souvenir d'avoir déjà goûter. On la prévint de ne pas boire tout d'un coup et elle se laissa tremper les lèvres dans le liquide incolore. Pendant une seconde, son regard s'élargit avant que l'agnienne ne dévisage son verre en haussant un sourcil. Et elle le dégusta comme elle a dégusté son thé, petites gorgées par petites gorgées. Elle sentit son corps se réchauffer lentement sous l'alcool, ses tremblements finissant – enfin ! - par cesser. Et elle ouvrit son sac, en sortant la fameuse barrette que son aînée avait vu.

(Seylim) ▬ J'apprécierais votre compagnie avec plaisir, néanmoins, ne vous mettez pas en tête de me protéger tout le temps... Ce n'est pas votre rôle... Aussi... Je mets un point d'honneur à vous rendre ce que vous m'avez donné... Je vous accorderais une demande. Nourriture, emploi, villa... Peu importe ce que vous demanderez, je vous l'offrirais. Ensuite... Ma fille aînée souhaiterait une broche comme celle-ci. Sauriez-vous où je peux en trouver une ?

Elle réfléchissait à ses deux filles, ignorant ce qu'elle pourrait offrir à Shani. Elle décroisa les jambes pour les croiser dans l'exact sens opposé. Sentant la petite chaîne à sa cheville, elle poursuivit, assez peu sûre d'elle concernant les bijoux d'Aap.

(Seylim) ▬ Avez-vous des chaînes de cheville ? Je pense que cela pourrais faire un bon cadeau pour ma cadette...

#iwhae pour epicode
Aap
avatar
Messages : 28
Inscrit.e le : 18/05/2018

Astrid

Aap
Voir le profil de l'utilisateur
le Lun 27 Aoû - 16:11
Sur l'Océan
Seylim
Astrid haussa un sourcil en voyant Seylim commander de l’alcool fort. Etait-ce dû à son agression ou bien c’était déjà inscrit dans ses habitudes ? Au vu de comment son verre se vidait, la blonde devina que non, elle buvait déjà avant. Petit à petit, l’ambassadrice reprenait une posture et une allure plus sereine. Rubis, Vaat, Akasha…L’agnienne avait beaucoup voyagé. Tous ces noms faisaient rêver Astrid, elle qui n’avait que très rarement quitté Saphir. Sans conteste sa ville restait la plus grandiose à ses yeux, mais la jeune femme aurait bien aimé découvrir un peu le monde. Entre l’océan et les nombreux combats qu’elle y avait livrés et les rares fêtes du Lac en Akasha, Astrid avait encore beaucoup de choses à voir. Seylim lui demanda par la suite de ne pas « tout le temps la protéger » et si elle savait où trouver une broche similaire à celle que l’ambassadrice tenait qu’elle tenait dans les mains. La blonde ignora simplement la première partie de sa requête. Seylim était ambassadrice et Astrid n’était rien. Sa vie passait avant la sienne c’était tout. Elle avait un rôle important à jouer dans ce monde et la blonde veillerait à ce que nul ne le lui ôte.

La demoiselle plissa les yeux et observa avec attention la broche. A peu de nuance près, elle ressemblait beaucoup à celle qu’elle-même portait actuellement. Il devait surement s’agir du même artisan. La blonde hocha donc de la tête. Elle savait où le trouver. La seconde requête de Seylim la laissa par contre au dépourvu. Oui, on vendait toutes sortes de bijoux à Saphir…Mais Astrid n’en était pas une grande consommatrice. On ne pouvait pas vraiment dire qu’Astrid était un modèle de féminité : le seul maquillage qu’elle portait était ses peintures de guerre et elle n’avait pour seul « bijoux » sa broche. Et encore cette dernière ne l’avait acheté uniquement pour pas que ses cheveux la gênent quand elle combattait.

- Je sais où trouver une broche comme celle-ci oui. Par contre une chaîne…Je n’achète pas vraiment de bijoux. Néanmoins je sais dans quel quartier vous en trouverez surement. Non loin d’ici, il y a une rue où nombreux sont ceux qui vendent des parures de toutes sortes.

Astrid se leva poliment et alla régler la note au serveur. Ensuite elle remit ses armes à sa ceinture et se focalisa de nouveau sur Seylim. D’un geste de la main elle indiqua une rue.

- Si vous voulez bien me suivre.

Naturellement Astrid prit les devants car Seylim ne connaissait pas Saphir. La main gauche posée sur le pommeau de son épée, la blonde s’enfonça dans les artères de Saphir avec l’ambassadrice. Au bout de quelques minutes de marches, Astrid pointa du doigt une échoppe.

- Ici vous trouverez une broche…

La blonde désigna ensuite une rue adjacente.

- …Et dans cette rue vous trouverez sans encombre des bijoux en tout genre.
Agni
avatar
Messages : 89
Inscrit.e le : 09/05/2018

Seylim

Agni
Voir le profil de l'utilisateur
le Sam 1 Sep - 13:17

Sous l'océan ~ ♫

[feat. Astrid]

"Certes, vous avez senti de l'agressivité en moi, mais ce n'était qu'un reflet de la vôtre."

Eiji Yoshikawa

=> 4ème jour de Nagar, année 1000
.(Tylim) ▬ Mère ! Mère ! J'aimerais une broche aapienne ! Celle avec les poissons ! Comme ce qu'avait votre amie...

Seylim ne cacha pas le soupir qui la prit lorsque l'aapienne annonçait qu'effectivement, elle savait où trouver une broche pour sa fille. Néanmoins elle ignorait où se procurer une chaîne. Cela n'était pas « important ». Si l'agnienne entrait dans une rue marchande, elle trouverait très probablement son bonheur. Après tout, elle ne connaissait que trop peu Aap. Cela lui offrait une possibilité importante de se renseigner sur la Contrée. Enfin, plus que les on-dits et ce qu'elle avait pu lire. Les informations se devaient d'être mises à jour.

L'ambassadrice observa sa protectrice payer à sa place. Elle se tut bien que se notant de lui offrir quelque chose. Elle l'observait, longuement. Elle restait, à ses yeux, quelqu'un d'atypique. La chevelure argentée faisait beaucoup. Certains agniens auraient préférés rester seuls plutôt que de la côtoyer. Elle avait l'air de quelqu'un qui passait son temps dans les quartiers malfamés, à se battre pour sa survie. C'était une situation que Seylim espérait ne jamais avoir à vivre. Ni elle ni ses enfants. Ishüen parviendrait probablement à survivre. Aussi bien avec son aisance orale que son maniement d'armes. Lorsqu'elle revint, la Dame du désert se leva à son tour, s'inclinant avec la grâce et la noblesse dont elle ne se départait jamais.

(Seylim) ▬ Avec plaisir, je vous suis.

Durant la marche, l'agnienne se fit la réflexion que l'aapienne ne portait pas ses armes que pour une intimidation quelconque. Indépendamment du fait qu'elle-même l'avait vue se battre, il y avait dans ses gestes une rigueur qui lui rappelait les gardes de sa contrée. Toujours alerte, prête à dégainer. Seylim la suivait, observant l'architecture, notant divers discussions qui se passaient autour d'elles, continuant à marcher, le dos droit, le lignage visible de par sa dignité et sa tenue.

Lorsque la première échoppe fut montrée par l'habitante de Saphir, la noble s'en approcha, salua respectueusement le vendeur et questionna doucement, sortant sa propre barrette.

(Seylim) ▬ Excusez-moi Monsieur, j'aimerais savoir si vous avez d'autres broches dans le style de celle-ci ? Je souhaiterais en offrir une et j'ignore ce que vous avez.
(Vendeur) ▬ Et bien et bien ! C'est une tite bonne femme qu'on a là ! Alors ma bonne dame, une broche ? J'en ai des dizaines ! Là bonne dame, j'peux vous proposez pas mal de bestioles !
(Seylim) ▬ Auriez-vous un symbole d'Aap ? Quelque chose de tumultueux, d'imprévisible ?
(Vendeur) ▬ Tumul... ? Imprévisible... Hum... J'ai ça s'vous voulez.

Seylim baissa le regard sur l'objet, observant les vagues dessinées, gravées dessus. Elle caressa doucement l'objet avant de sourire, gardant la douceur qu'elle arborait.

(Seylim) ▬ Cette broche sera parfaite ! Combien en voulez-vous?
(Vendeur) ▬ Hein ? Trois pièces d'argent, comme pour chaque broche M'dame.

L'ambassadrice observa sa bourse quelques instants avant d'attraper et offrir une pièce d'or.

(Seylim) ▬ Je n'ai malheureusement pas la monnaie. Mais gardez-donc cette pièce je vous prie. Je vous remercie beaucoup et vous souhaite une bonne journée.
(Vendeur) ▬ Mais... C'bien trop M'dame! Attendez j'vais vous rendre votre argent!

Elle refusa d'un geste, s'inclina, attrapant la broche qu'elle rangea avant de se diriger vers la rue qu'Astrid lui avait montré. Elle s'y aventura sans pression, marchant doucement, réfléchissant à ce qui pourrait plaire à sa Shani.

(Seylim) ▬ Si jamais vous désirez quelque chose, n'hésitez pas. Je vous l'offrirais avec grand plaisir.

#iwhae pour epicode
Aap
avatar
Messages : 28
Inscrit.e le : 18/05/2018

Astrid

Aap
Voir le profil de l'utilisateur
le Lun 3 Sep - 3:09
Sur l'Océan
Seylim
Astrid savait qu’ici, l’Agnienne serait plus en sécurité. Il y avait pas mal de garde dans les environs et les petits voleurs du coin ne tenterai pas de venir voler quelqu’un suivit par Astrid. La jeune femme soupirait en regardant les bijoux et autres joailleries. Quand elle était petite, elle aimait perdre son regard dans certaines pierres précieuses. Leurs éclats la fascinaient. A présent elle voyait cela comme quelque chose de futile et d’affreusement chère. Les rares choses qu’elle convoitait à la rigueur c’était les armes. Et pas n’importe lesquelles : les sabres d’abordages. Il n’y avait rien de plus pratique ! Actuellement, Astrid maniait une épée simple et une dague. Non pas qu’elle préférait ce style de combat, simplement elle n’avait pas les moyens de s’offrir mieux.

Seylim semblait trouver son bonheur auprès des marchands. Au vue de la tête du vendeur, la Dame avait dû être généreuse. Astrid avait analysé la physionomie de la femme. Elle semblait bonne avec celles et ceux qu’elle appréciait mais la blonde était prête à parier qu’elle devait être redoutable envers ses ennemis. Astrid admirait sincèrement l’amour que portait Seylim à ses enfants. La blonde ne doutait pas qu’avec la fonction qu’elle exerçait, Seylim aurait pu comme beaucoup de parents se détacher de ses enfants. Mais elle semblait leur accorder une place particulière dans son cœur et c’était pour cela que l’ambassadrice avait gagné le respect d’Astrid. Quand cette dernière entendit la proposition de Seylim, elle se contenta de refuser en opinant du chef. Astrid ne voulait rien sinon que Seylim rentre saine et sauve auprès de ses enfants. Au détour d’un regard, Astrid aperçu une chaîne de cheville dorée, comme celle que recherchait Seylim. Sans hésité, la blonde interpella la brune :

- Ma Dame, je crois avoir vu quelque chose qui correspond à ce que vous recherchez.

Prenant les devants, Astrid s’avança jusqu’à l’étalage en question et regarda ce que proposait la vieille dame qui tenait le tout. Il y avait des chaînes en or, des bagues, des bracelets…Le regard de la blonde croisa celui de la marchande.

- Sørensen ?

Astrid écarquilla grand les yeux. Elle connaissait très bien cette voix. Il s’agissait de l’une de ses professeurs du temps où elle allait encore à l’école. En fouillant dans sa mémoire, Astrid se souvint qu’effectivement, pour arrondir ses fins de mois, la professeure vendait des bijoux. Les deux femmes échangèrent quelques banalités, appréciant l’une comme l’autre de pouvoir se revoir. Soudain, en apercevant Seylim, la vieille dame lui dit :

- Alors ? Tu as finalement trouvé chaussure à ton pied ?

Une légère rougeur recouvrit le visage de la blonde pendant un court instant. Elle fit simplement un « non » de la tête avant de présenter la Dame qui la suivait.

- Voici Seylim Bin Shil, ambassadrice d’Agni.

La vieille dame inclina simplement de la tête, ne pouvant plus se courber et présenta brièvement ses articles à l’intéressée. Astrid quant à elle croisait les doigts pour que celle qu’elle accompagnait n’ait pas ouïe la dernière phrase de la marchande.

Agni
avatar
Messages : 89
Inscrit.e le : 09/05/2018

Seylim

Agni
Voir le profil de l'utilisateur
le Mer 12 Sep - 15:59

Sous l'océan ~ ♫

[feat. Astrid]

"Certes, vous avez senti de l'agressivité en moi, mais ce n'était qu'un reflet de la vôtre."

Eiji Yoshikawa

=> 4ème jour de Nagar, année 1000
Rien d'étonnant à voir Astrid refuser. Elle s'y attendait à vrai dire. La jeune femme semblait assez indépendante pour ne pas avoir besoin d'aide lorsqu'il s'agissait de ses achats personnels. Seulement Seylim avait aussi parfaitement conscience de la valeur des choses et de leurs modes de vie différent. Elle se permettait l'opulence lorsqu'Astrid devait, probablement, enchaîner divers travaux pour subvenir à ses besoins. Sa protectrice l'interpella pour lui montrer une chaîne dorée. Et Seylim se rapprocha calmement avec l'argentée pour observer l'objet. Il était un peu trop grand pour la cheville de son enfant mais avec les années, cela lui irait bien mieux.

(Seylim) ▬ Effectivement, je vous remercie grandement Astr...

La voix de Seylim se coupa alors que l'artisane prenait la parole, s'adressant à son garde de fortune. Cette dernière devait bien la connaître pour l'avoir alpagué par son nom de famille. Elles ne s'étaient pas vues depuis un moment, semblait-il. Elle se tut pendant leur échange, ne désirant ni les interrompre ni s'emmêler dans une discussion qui ne la concernait pas. Et, dans la conversation, la marchande eut une formulation qui sous-entendait qu'Astrid soit une invertie. Seylim ne releva pas l'information. Après tout, Agni était la Contrée la plus libertine de Seele, sur quoi devait-elle être choquée. L'amour était de l'amour, peu importe les sexes impliqués. Il suffisait pourtant qu'elle repense à Ishüen qui démontrait bien ses propos pour sentir son cœur s'alourdir, son regard s'assombrir faiblement. C'était passé pourtant. Elle aurait dû avoir oublié. Ne pas en tenir rigueur. Mais non... Même maintenant... Seylim ignorait s'il avait réussi à l'aimer, s'il restait à cause de son état lors de la naissance d'Imrani ou s'il le faisait volontairement. Elle ignorait si l'esclave était lui parce qu'elle l'obligeait à rester ou elle qui restait malgré les mensonges qu'elle se refusait – possiblement- de voir.

Son corps s'inclina avec le respect qu'on lui avait éduqué, acquiesçant silencieusement des propos de sa partenaire de fortune.

(Seylim) ▬ Enchantée de vous rencontrer. Je suis effectivement Seylim Bin Shil.

L'interlocutrice sourit doucement avant de hocher une nouvelle fois. L'ambassadrice continua, la voix ferme et presque insensible, simple symbole de sa certitude.

(Seylim) ▬ Ceci étant, je ne comprends pas votre fixation sur les préférences amoureuses d'autrui. Est-ce si important que cela, pour les aapiens, que les goûts des autres ?
(Marchande) ▬ Certains ont l'esprit plus ouverts que d'autre Ma Dame. Mais même si notre Souveraine ne l'interdit pas, il est mal vu d'être de ce bord.
(Seylim) ▬ Alors qu'à Agni, peu nous importe. L'Amour est Amour. Que j'aime mes enfants, mon mari ou ma femme, qu'importe ce que vous en penserez. Si j'aime d'amour une femme, cela ne regarde-t-il pas qu'elle et moi ? L'important, m'a-t-on apprit, sont les actes pas les goûts.
(Marchande) ▬ Je comprends ma Dame. Néanmoins, ici les choses sont différentes. Comprenez que certains le voient comme l'oeuvre du Démon.
(Seylim) ▬ Ce que moi je ne comprends pas. Prenons votre personne. Aimez-vous une femme ? Un homme ? Cela change-t-il la qualité des bijoux que vous vendez ? Cela vous retire-t-il votre légitimité à parler de certains sujets ? Non. Cela n'a et n'aura jamais aucun rapport. Si l'on est assez sot à Aap pour penser le contraire, peut-être devrais-je tenter de m'entretenir avec votre Souveraine ?  

L'agnienne avait le dos droit et les lèvres pincées, le regard semblant brûler d'une nouvelle flamme. Impétueuse, irrémédiablement brûlante et tout aussi envoûtante. Elle fixait son interlocutrice avec le même comportement altier que si elle faisait face aux nobles avec lesquels elle s'était habituée à converser. Elle n'eut as le temps d'entendre la réponse de la marchande qu'un homme attrapa Astrid et l'accueillit d'un coup de point dans l'épaule.

(Connaissance d'Astrid) ▬ Hey ! Astrid ! Comment vas-tu ? Tu te bats toujours avec cette vieille épée ? Et ton sabre hein ? À croire que t'es d'venue une Dame !

Un rire gras s'en suivit alors que Seylim décida d'une légère chaîne pour son enfant. Elle paya, souriante, bien que refroidit par le manque d'ouverture d'esprit de l'aapienne. Et Seylim laissa la garde discuter avec sa connaissance pendant qu'elle s'avançait dans la rue marchande, entrant dans ce qui lui semblait être une armurerie. C'est naturellement qu'elle commanda le meilleur sabre qu'il pourrait lui confectionner et demanda à ce qu'on grave le nom d'Astrid dessus. Après tout, même si elle ne demandait rien, elle se devait d'avoir un remerciement concrêt.

(Forgeron) ▬ Et où puis-je trouver cette petite dame ?

Seylim l'observa longuement avant de demander quelques secondes. Elle sortit de l'échoppe, cherchant Astrid du regard, la trouvant un peu plus loin, seule avec le bourrin croisé plus tôt.

(Seylim) ▬ Astrid, puis-je m'enquérir de votre lieu de résidence ?

#iwhae pour epicode

Contenu sponsorisé

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum