Agni
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Seylim

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le Mar 29 Mai - 2:10

Sous l'océan ~ ♫

[feat. Astrid]

"Certes, vous avez senti de l'agressivité en moi, mais ce n'était qu'un reflet de la vôtre."

Eiji Yoshikawa

=> 4ème jour de Nagar, année 1000
.(Tylim) ▬ Mère ! Mère ! J'aimerais une broche aapienne ! Celle avec les poissons ! Comme ce qu'avait votre amie...

« Amie » était sûrement un terme bien trop fort mais la Dame des Chevaux ne contredit pas l'enfant, se contentant de l'attraper pour la porter dans ses bras. Cette dernière continuait en remuant bien trop pour une enfant de 8 ans. Les doigts de l'agnienne se perdirent dans la chevelure de sa fille, écartant une mèche avant qu'elle n'embrasse son front avec une douceur maternelle. Son frère tenait la robe de sa mère, suppliant de ses petits yeux doux d'avoir également un présent d'Aap. Seylim souriait, reposant Shensheïla doucement avant de regarder Imrani qui se rapprochait d'elle timidement. 

(Shani) ▬ Vous penserez à nous aussi Mère ?

(Seylim) ▬ Bien sûr. Je pense toujours à vous. Vous êtes mes quatre amours. Mes quatre plus belles roses des sables.

Tylim ricana, un peu en retrait. Et son regard, fier, se planta dans les yeux de sa mère. 

(Tylim) ▬ Et Père ?

(Seylim) ▬ Vous êtes des roses que j'ai façonné avec votre Père. Croyez bien que sans lui vous ne seriez pas là. Et ça, je le regretterais.

Seylim avait instinctivement répondu alors que sa fille se mit à courir un peu plus loin, persuadée que sa mère était amoureuse. Elle ne la contredirait pas. C'était un fait, elle aimait son époux. C'était un amour à sens unique, douloureux et destructeur, quelque chose qui éteignait ses désirs, étouffait ses fantasmes, détruisait son bonheur. Et ce, chaque jour. Mais cela, ses enfants ne devraient jamais le savoir. Pendant une seconde, elle entendit de nouveau le petit blond de ses souvenirs, se questionner quand aux folies faite avec son compagnon. Le cœur de l'agnienne se serra. Sept ans avait passé et la douleur semblait doucement plus atténuée qu'à l'époque. Mais l'envie de pleurer restait. Cela ternissait ses joies et ses moments d'insouciance. Cela ternissait tout son être depuis tant d'années. 
(Shani) ▬ Vous partez bientôt ? Vous reviendrez bientôt n'est-ce pas ?  

(Seylim) ▬ Bien sûr que oui. Ce n'est l'affaire que d'une petite semaine. J'ai quelques affaires à y régler et ensuite... Si vous me promettez tous d'être sages, je pourrais trouver un moment pour aller sur leur marché. Et vous ramener des souvenirs.

Les yeux pétillent et trois voix s'élevaient instantanément pour le promettre, religieusement. Derrière ses sœurs, Azhan se taisait, observant sa fratrie. Et Seylim se rapprocha pour se mettre à sa portée, questionnant l'enfant doucement :

(Seylim) ▬ Et toi homme de ma vie, quelque chose te ferait plaisir ?

(Azhan) ▬ Un collier... Comme celui de Père. Ce serait un très beau cadeau.


(Tylim) ▬ Moi aussi moi aussi !

(Servante) ▬ Les enfants, c'est l'heure de laisser votre Mère partir. On ne fait pas attendre les rendez-vous professionnels.

Des protestations s'élevèrent et pourtant, les mains arrêtèrent de tenir la longue jupe de la mère de famille. Elle les embrassa un à un, leur disant à tous qu'elle attendait d'eux qu'ils soient gentils et obéissants. Quelques minutes plus tard, elle enfourchait sa monture et se dirigeait vers Saphir. 

[…]

Lorsqu'elle arriva, le lendemain midi, à Octach, elle s'arrêta chez un marchand. Il se spécialisait dans les fruits. Elle discuta toute la journée avec lui et ressortit, l'estomac se tordant par manque de repas. Elle s'arrêta dans la première échoppe qu'elle croisa, se prenant quelques fruits frais qu'elle dégusta rapidement, reprenant sa route vers la capitale. Lorsqu'elle passa dans un petit bateau, elle sentit le changement drastique avec sa patrie quittée la veille. Elle observait les bâtiments, sortant de la barque pour marcher un peu, une fois qu'elle eut atteint les marchés. 

Sa peau, sa posture, ses vêtements faisaient d'elle une touriste, une agnienne de surcroît. Elle trouva une paire de boucle d'oreilles pour Imrani et un collier pour Azhan. Elle traîna, presque trop insouciante, profitant du calme de l'endroit. Jusqu'à être interpellée par un inconnu. Il semblait lui en vouloir, lui attrapant la main avec une violence qu'elle avait oublié, la poussant dans une ruelle. Pendant une seconde, alors qu'il parlait d'argent et qu'il sortait une arme – ce qu'elle identifia comme une arme, l'attrapant, la menaçant, Seylim eut une pensée pour ses enfants. Elle pensait à Ishüen. Étonnamment calme, elle se demandait s'il pleurerait, si sa mort le toucherait comme – se doutait-elle – celle d'Aymerick l'avait sûrement touché. 

(Inconnu) ▬ T'avais qu'à pas venir dans notre pays ! Allez !! Passe-moi ta bourse ! De suite ! Sale Agnienne ! Donne-la moi ou je t'égorge !


Arme:

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Aap
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Astrid

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le Mer 30 Mai - 5:37
Sur l'Océan
Seylim
Un sourire franc était gravé sur le visage d’Astrid. La jeune femme tapait dans ses mains en dansant au centre de la taverne. Un sourire plus grand encore illuminait le visage de Samaël qui jouait de la guitare en face d’Astrid. Le petit garçon haut comme trois pommes à la peau mate avait 7 printemps. Il avait été retrouvé sur le port sans père ni mère. Personne ne savait par quel navire il était venu à Saphir. Alors comme personne ne venait le chercher, la barmaid qui tenait la taverne l’avait recueilli. Astrid qui venait toujours au même bar avait fait la connaissance du gamin et avait étrangement sympathisé avec lui. Ils discutaient ensemble de tout et de rien, le jeune Samaël étant étrangement mature pour son âge. C’est d’ailleurs au détour de l’une de ces conversations qu’Astrid apprit qu’il savait jouer de la guitare. La jeune femme finit donc par lui en acheter une, au grand désespoir de la barmaid qui aurait préféré un cadeau plus ludique. Mais force était de constater que le petit avait du talent. Alors souvent pour faire plaisir à la blonde, le jeune Samaël jouait de la guitare comme cette fois-ci. Le visage habituellement dur d’Astrid s’épanouissait alors, et la demoiselle se mettait à danser. « Vas-y p’tit ! », « il envoie le gamin ! » c’était les commentaires des clients qui hochaient la tête en rythme, d’autre battant la mesure avec leur pied. Difficile de croire que tous ces gens pouvaient-être des marins aguerris, des pirates ou des crève-la-faim. Epuisée, Astrid se posa au bar et commanda une bière.

- Eh bien ! Que d’énergie ! Si tu en mettais autant pour te trouver une situation stable, une maison et un vrai travail, tu pourrais devenir souveraine d’Aap. Ironisa la barmaid

La concernée se contenta de répondre par un sourire en coin et un haussement d’épaule. Son regard se posa sur le petit Samaël qui chantait avec les clients un air connu en vogue. La vitesse à laquelle ce gamin s’était intégré impressionnait toujours autant la blonde. « Faut croire que la misère réunit aussi bien les gens qu’elle les divise » pensa-t-elle. La jeune femme était de bonne humeur. Une fois encore, elle se dit que jamais elle ne parviendrait à quitter Saphir. La demoiselle sortit sa dague et d’un geste souple, la planta dans une pomme avant de la récupérer dans sa main. En faisant signe à la barmaid, elle déposa sur le comptoir ce qu’elle lui devait puis quitta la taverne en ébouriffant les cheveux de Samaël.

Dehors, une douce chaleur l’étreignit. Mordant dans sa pomme, Astrid déambula dans Saphir sans réel but. Elle connaissait la ville par cœur, de la plus grande avenue à la ruelle la plus obscur. La demoiselle regardait les rayons du soleil miroiter sur l’eau du canal.  Vivre dans un endroit sans l’océan lui semblait impossible. Certes, quand l’océan décidait de prendre, il prenait tout sans demander son reste, pouvant tout dévaster sur son passage. Astrid avait des souvenirs de tempêtes en pleine mer à en faire pâlir un Gardien. Mais l’océan pouvait tant offrir ! Sa beauté valait toutes les forêts de Prithvi ou les deserts d’Agni. C’était donc dans cet état d’esprit patriotique qu’Astrid entendit une étrange conversation.

- T'avais qu'à pas venir dans notre pays ! Allez !! Passe-moi ta bourse ! De suite ! Sale Agnienne ! Donne-la moi ou je t'égorge !

Astrid fronça les sourcils et pénétra dans la ruelle d’où provenait l’agitation. Avec surprise, elle découvrit ce qui semblait être une riche Agnienne et un brigand. Le visage dur d’Astrid refit surface tandis que la jeune femme donnait un violent coup de pied dans l’abdomen du voleur. Ce dernier fit un roulé-boulé sur le sol avant de se redresser et dégainer son arme. Une arme bien sordide par ailleurs. Ce dernier ouvrit la bouche, sans doute pour proférer de nouvelles injures mais la blonde aux cheveux cendrée ne lui en laissa pas le temps. La demoiselle avait déjà dégainé son épée et sa dague et en fit rapidement usage. Elle planta sa dague dans le poignet de la main armé du brigand et posa le fil de son épée sur sa gorge en le plaquant contre un mur. Le porc hurlait de douleur sans pouvoir se débattre.

- Je ne veux plus te voir à Saphir, ni à Aap par ailleurs. Quitte la contrée ou la prochaine fois que nos chemins se croiseront, tu maudiras les étoiles de ne pas être mort dans cette ruelle.

Astrid poussa l’homme en dehors de ladite ruelle et se dernier détala sans demander son dû. La jeune femme rengaina lentement ses armes en soupirant puis se tourna vers l’Agnienne.

- Vous allez bien madame ? Il ne vous a pas blessé ?

La blonde prit les devant en la faisant sortir de la rue et en l’emmenant un peu à l’écart de l’agitation urbaine. Oui, Saphir était un lieu magnifique. Le problème était les êtres qui y vivaient.
Agni
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Seylim

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le Ven 1 Juin - 4:09

Sous l'océan ~ ♫

[feat. Astrid]

"Certes, vous avez senti de l'agressivité en moi, mais ce n'était qu'un reflet de la vôtre."

Eiji Yoshikawa

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Le cœur de l'ambassadrice semblait s'être arrêté. Elle observait silencieusement son agresseur sans arriver à prononcer un mot ou juste bouger pour lui donner sa bourse. Elle n'envisagea pas de fuir ou de se rebeller. L'instinct de survie prenait le dessus. C'est ce qu'elle pensait. Mais la peur l'emportait dans un figement digne d'une statue. Elle n'avait pas tremblé ou pleuré. Elle... Elle semblait vide. Elle ne réagissait plus, les images, les voix de ses enfants tournoyant dans son esprit. Elle ne s'auto-flagella pas d'être partie sans escorte mais elle ne comprenait que trop bien pourquoi les agniens étaient détestés. Son Souverain avait menacé les contrées voisines s'ils s'en prenaient à l'ancien tyran. Et, par extension, avait été forcé à ne rien faire, à observer les massacres sans pouvoir dire ou faire quoi que ce soit. C'était pour ça qu'elle ne pouvait mourir maintenant. Ses enfants étaient bien trop curieux du monde pour rester dans la contrée du Feu. Ils voudront voyager. C'était une certitude. Il suffisait de voir les étoiles qui scintillaient au fond de leur prunelle lorsqu'ils la questionnaient sur ses voyages.

Elle se concentrait sur ce seul but, seule raison aux battements de son cœur. Ses enfants. Elle devait faire de Seele un endroit où ils ne craindront rien. Et si cela signifiait tout encaisser pour eux jusqu'à son dernier souffle, elle le ferait. Après tout, n'encaissait-elle pas tout depuis sa tendre enfance ? Elle se résignait, sa main bougeant enfin, cherchant sa bourse pour que l'homme s'éloigne d'elle. Elle n'avait pas prévu l'arrivée d'une demoiselle, cheveux cendré, le regard dur, qui se rapprocha pour laisser son talon rentrer dans l'estomac de l'agresseur. Seylim observa sans cligner des yeux la demoiselle. Elle ne semblait pas avoir peur. C'était une combattante. Cela se voyait. Elle n'aurait pas pu réagir comme l'inconnue. Elle sortie ses armes et planta sa dague dans la main de l'homme. Elle le menaça, la voix dure, noire, parlant presque trop calmement alors que le brigand hurlait sa douleur. Dans un autre contexte, peut-être que Seylim aurait voulu le protéger, le rassurer, s'interposer. Là, elle ne bougeait pas d'un iota. Elle l'observait, l'écoutait, incrédule. Jusqu'à la voir retirer l'arme de sa main, éclaboussant faiblement sa propre robe. Son regard, écarquillé, s'abaissa pour détailler la goutte bordeaux que le tissu absorbait.

(Astrid) ▬ Vous allez bien madame ? Il ne vous a pas blessé ?

L'inconnue l'attrapa pour l'éloigner de la sombre ruelle, l'ambassadrice la suivant avec une vivacité incontrôlée, comme des réflexes qu'elle s'ignorait. Avait-elle jamais fait attention à sa marche ? Non. C'était naturel, elle n'avait jamais réalisé que ses jambes pouvaient marcher de cette façon. Un peu plus loin, lorsque la foule fut loin d'elle, que le silence se laissa entendre, Seylim s'arrêta de suivre l'argentée. Et, les membres tremblants, elle observait sa sauveuse avant de s'incliner avec un respect sans précédent.

(Seylim) ▬ Je ne sais comment vous remercier... Sincèrement, je vous remercie de tout mon cœur. J'ai une dette envers vous.

Son corps se redressa alors qu'elle se recula, posant son dos contre un mur. Son corps semblait ne pas s'arrêter de trembler. Comment tenait-elle encore debout ? C'était une chance, un miracle que l'inconnue se soit interposée.

(Seylim) ▬ Il ne m'a rien fait. Finit-elle par annoncer, faiblement. Puis, de reprendre, doucement, encore sous le choc. Il n'a pas eut le temps... Vous... Vous m'avez sauvé Ma Dame. Je n'ai les mots pour exprimer ma gratitude... Demandez ce qu'il vous sierra, vous plaira, je m'évertuerais à vous l'offrir. Rien de ce que vous demanderez ne pourra être à la hauteur de ma vie, mais je jure par Liekki vous êtes redevable d'une vie.

Elle s'inclina une seconde fois, réalisant tenir le futur collier de son fils – bien trop petit pour un adulte – entre ses doigts. Son cœur s'affola lorsqu'elle pensa qu'elle aurait pu emporter ses enfants avec elle. Elle resta pourtant penchée, tentant de remettre de l'ordre dans ses pensées.

(Seylim) ▬ Puis-je avoir le nom de la femme ayant sauvé ma vie... ?
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Astrid

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le Jeu 7 Juin - 5:34
Sur l'Océan
Seylim
Astrid jetait des regards furtifs en arrière au cas où si l’agresseur tentait de récidiver. Et si tel était le cas, elle était là pour l’en dissuader. La jeune femme avait encore le sang qui bouillonnait dans ses veines, comme à chaque fois qu’elle devait prendre les armes. Il lui fallait toujours une minute ou deux pour pouvoir baisser sa garde et respirer à nouveau. Enfin, baisser sa garde…La jeune blonde avait pour principe de retomber sa vigilance que lorsque ses peintures de guerres disparaissaient sous sa douche. L’agnienne se confondait en remerciement allant jusqu’à s’incliner. Astrid écarquilla grand les yeux en regardant la Dame se redresser. Que l’on s’incline devant elle ? Certainement pas ! Elle n’avait fait que ce qui lui semblait juste. Bien entendu, une telle démonstration de gratitude indiquait la bonne éducation de la demoiselle. Mais jamais Astrid ne pensait que l’agnienne avait une dette envers elle. Bien au contraire, c’était un aapien comme elle qui l’avait agressé. En la « sauvant », Astrid voulait aussi lui montrer que tous les aapiens n’étaient pas comme cet idiot. En y repensant, la jeune femme serrait ses poings. Et s’il l’avait tué ? Quelle conséquence diplomatique cela aurait-il pu créer ? Une noble agnienne surinée en plein cœur d’Aap ! Astrid retenait ses injures en son for intérieur.

Heureusement, la jeune femme n’avait rien. L’homme n’avait pas eu le temps de lui faire quoi que ce soit. Astrid voulait ramener cette dame à une terrasse ou un bar. Il fallait qu’elle se remette de ce qui venait de lui arriver. Quoi de mieux pour cela qu’un thé ou d’un verre de whisky selon les usages. Lorsque Seylim s’inclina pour la deuxième fois, Astrid lui fit face. Son visage fermé contrastait avec sa voix qui se voulait rassurante.

- Vous n’avez pas à vous incliner devant moi ma Dame, je suis une fille de rien. Et encore moins à m’offrir quoi que ce soit. Si j’ai choisi de vous aider ce n’est certainement pas pour en tirer un quelconque profit. Votre gratitude me suffit amplement.

La blonde aux cheveux cendrée montra ensuite un établissement du doigt. Elle expliqua à la Dame qu'après ce qu’elle venait de vivre, le mieux était qu’elle se repose. Ou du moins qu’elle puise se poser quelque part. Par habitude, Astrid fouilla dans le fond de ses poches pour voir si elle avait de quoi potentiellement se payer une boisson. Lorsque ses doigts entrèrent en contact avec les pièces en or froides, elle sut que c’était son jour de chance. C’est la question –bien légitime- de la Dame qui la fit sortir de ses pensées.

- Je m’appelle Astrid Sørensen, enchantée. Et vous ? Qu’est-ce qui vous a mené à Saphir ?

Dit-elle en s’asseyant à la terrasse de la taverne
Agni
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Seylim

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le Mar 19 Juin - 15:40

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Seylim se redressa sous les propos de l'argentée qui lui faisait face. Son visage, toujours tendu de l'altercation dont elle avait été sauvé, réfléchissait l'incompréhension qui habitait son esprit.

(Seylim) ▬ Sans offenses... Que vous soyez fille de tout ou fille de rien, ce n'est nullement important. Je vous remercie pour votre acte. Qu'il soit désintéressé ou parfaitement égoïste, encore une fois, je n'ai que peu d'importance sur vos motivations. Vous m'avez sauvé. Je vous dois la vie. Mon raisonnement reste simple.

C'était assez risible d'ailleurs. Le fait qu'elle soit connue comme une vipère qui ne lâchait rien, qui faisait trembler vents et montagnes pour atteindre son but - on la décrivait souvent comme une diablesse agnienne – rien de ce que l'on pouvait dire n'était complètement vrai. Elle était inflexible. Lorsqu'elle parlait politique. Elle n'avait pas à être bornée en dehors d'une salle de réunion. Elle souriait faiblement, cherchant à ne plus trembler alors que l'image de l'arme ne faisait que tourner devant son regard.

(Seylim) ▬ Je suis Seylim Bin Shil. Je suis ravie de vous connaître Dame Sørensen.

Le regard de l'agnienne passa aux alentours, s'arrêtant sur la terrasse. Elle hésita à s'y diriger. Ne devrait-elle pas plutôt aller à l'hôtel et se reposer ? Elle laissa ses pas se rapprochèrent du bar, indécis. Elle se tourna vers sa salvatrice, la regardant s'asseoir comme si l'endroit lui était parfaitement connu. Ce n'est qu'une fois assise, soupirant faiblement, gardant le dos droit sans savoir comment qu'elle se laissa répondre à la seconde partie de sa question.

(Seylim) ▬ Je suis venue pour visiter la ville... Et ramener des souvenirs à mes enfants. Ils me les ont demandé et je n'avais pas le cœur à leur refuser cela. Après tout, je suis rarement à la maison... Enfin... Pas assez à leur goût. J'essaie de leur faire plaisir lorsque je le peux.

On arriva pour prendre leur commande et l'ambassadrice fit attendre quelques instants l'employé. L'agnienne réfléchit doucement avant de choisir un verre de vin. Blanc ou rouge, peu lui importait. Elle avait un doux besoin d'alcool. Comme si cela pouvait l'aider à la calmer, à se remettre de l'ébranlement qu'elle avait subit. Elle observa l'homme qui répéta leur deux boisson et le vit hausser un sourcil en sa direction.

(Serveur) ▬ Excusez-moi... Sans indiscrétion, puis-je savoir ce que fais l'une des ambassadrices d'Agni dans cet établissement ?

Seylim écarquilla les yeux. Être reconnue n'était pas vraiment un soucis. Mais elle ne s'attendait pas à être reconnue ici, dans ces circonstances. Sa voix répondit, doucement, évinçant lentement la question comme elle savait si bien le faire.

(Seylim) ▬ Je suis ici en qualité de femme et non d'ambassadrice.
(Serveur) ▬ Bien sûr que non Ma Dame. Restez tant que vous le souhaitez... Je ne peux que me vanter d'avoir une personnalité de votre envergure ici...

Il s’éclipsa pour aller chercher les commandes des deux femmes. Et Seylim observa d'un coup d’œil les regards qui se tournaient vers leur tablée. Elle y était habituée. Mais d'habitude elle avait un garde du corps... Remarque... Son propre regard fixait l'argentée. Remarque qu'ici aussi elle était protégée.

(Seylim) ▬ Je m'excuse pour tout cela. Je puis comprendre que cela vous mette mal à l'aise... Je n'avais pas l'intention de cacher qui je suis... J'espérais, pourtant, ne pas être reconnue de suite...

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