Aap
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Helena

Aap
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le Dim 15 Juil - 14:28
La nuit était en train de tomber, tout doucement cette ville commençait à s’éteindre tandis que le soleil n’était plus présent. De sa fenêtre la blonde pouvait entendre que les cries des enfants dans les rues avaient cessés, les marchands avaient remballés leurs affaires, cette ville pleine de vie devenait le soir un village fantôme.

C’est à ce moment-là que les « bandits » et les profiteurs pointaient le bout de leur nez dehors, c’est aussi à ce moment-là qu’Helena avait décidé de sortir dehors, de quitter cette ville rapidement afin d’explorer les alentours avec sa fidèle renarde qui ne la lâchait jamais d’une semelle. En vérité, elle elle était plus à l’aise le soir puisqu’on ne l’apercevait guère dans le noir, elle avait en fait l’impression de se fondre dans le décor et de pouvoir « disparaitre » quand la nuit était présente.

La chaleur commençait à être présente ainsi que l’humidité des lieux tandis qu’elle commençait à apercevoir les fameux marécages dont elle avait entendu parler, c’était un endroit relativement désagréable, la boue était présente ainsi qu’un terrain relativement instable… Mais bon elle n’allait pas faire demi-tour tout de suite, si ? Elle voulait surtout voir le genre de plante qu’elle pouvait trouver dans le coin afin de voir si oui ou non elle pourrait ensuite s’en servir pour faire des mixtures ou encore des baumes.

Oui quand on n’a pas d’argent on improvise, et c’était ce qu’elle faisait notre blondasse qui par contre cette fois-ci était mécontente… En même temps que s’attendait elle à trouver dans un marécage ? Regardant Kouraï elle fut prise d’un sursaut en entendant des hurlements provenant du centre de ces lieux… Elle n’était pas seule et ça à sa plus grande surprise. Un affreux dilemme était en train de se poser dans sa tête, devait-elle se barrer et faire comme ci elle n’avait rien entendu ou devait-elle aller voir ? Elle était armée, avec sa petite pistole et sa lame relativement légère… Elle ne sortait jamais sans rien surtout le soir.

Ko’ semblait lire dans ses pensées, s’agitant sans pour autant faire énormément de bruit la renarde voulait l’inciter à aller voir, comme-ci elle-même voulait une réponse à ce qui se tramait là-bas. Tirant une moue Helena prit le peu de courage qu’elle avait entre ses mains pour commencer à chercher l’origine de ce bruit…

- Tu restes derrière ma belle.

Fronçant légèrement ses sourcils elle veillait à ce que sa renarde ne la dépasse pas se cachant ensuite derrière un arbre elle pouvait enfin apercevoir l’origine de ce brouhaha. C’était des hommes tous plus armés les uns que les autres avec des tenues en cuir, ceux-ci semblaient avoir encerclés quelqu’un, une personne qu’Helena ne pouvait pas encore voir puisqu’ils étaient devant et lui cachait la vue. Ceux-ci semblaient-être énervé et commençaient sans doute à piller leur pauvre victime puisque notre blonde pouvait déjà voir des affaires balancées par terre comme ci au final elles ne les intéressaient pas… Ils cherchaient sans doute autre chose… Etait-ce des « collègues » ? Par collègue elle entendait bien sûr mercenaire… Elle attendait alors de voir, restant planquée dans son coin.
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Mila

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le Lun 23 Juil - 15:09

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Il  faisait froid. C’était tout ce que Mila parvint à penser tandis qu’ils continuaient d’avancer. Les plaines d’Aap s’étendaient à perte de vue et cela faisait longtemps qu’ils avaient quitté le village dans lequel ils avaient fait une étape pour se nourrir. Maria chevauchait à ses côtés tandis qu’Alec avançait devant elles. Les deux jeunes prêtresses avaient conversé gaiement sur tout le trajet tandis que leur compagnon était resté dans un silence buté, obstiné. Le garde du temple n’avait pas aimé devoir servir d’escorte aux deux jeunes femmes. Oh, non pas parce qu’il refusait de bouger du temple ou qu’il considérait ce travail comme ingrat. Juste parce qu’il n’en était pas à son premier voyage avec Mila et les deux jeunes gens avaient la fâcheuse tendance de débattre violemment sur à peu près tout et n’importe quoi. Et visiblement il n’avait toujours pas digéré le coup de pied de la rouquine lors de leur voyage à Akasha. Pour sûr, ils s’adoraient. La plupart du temps.

Maria et Mila se rendaient à Saphir afin de rendre visite aux prêtres de Ruwa. Un moment d’échanges, de spiritualité et de prières que Mila affectionnait tout particulièrement. De plus, la saison de Nagar ayant commencé, il était de coutume que les prêtres et prêtresses vaatans s’en aillent prêcher sa bonne parole dans tout Seele, apportant offrandes et rituels afin que la saison se passe sans encombre pour tout le monde. Mais ils avaient perdu du temps, beaucoup de temps. Il faisait déjà nuit et Saphir aurait dû être en vue depuis longtemps. Au lieu de cela, les trois comparses avançaient à l’aveuglette, tentant de se repérer parmi toutes les collines qui se ressemblaient. Il fallait se rendre à l’évidence. Il faisait nuit, il faisait froid et ils s’étaient perdus.

Puis, Alec s’arrêta. Mila sortit de sa torpeur, Maria s’étant tue depuis bien longtemps et les deux amies s’arrêtèrent également, légèrement en retrait. Ils ne voyaient presque rien malgré la torche qui flamboyait dans la main du garde et qui étirait sa lumière sur quelques pieds. Les chevaux commencèrent à rechigner et Mila sentit la nervosité la gagner. Son regard croisa celui de son amie, aussi inquiète qu’elle.

« -Alec ? Tout va bien ?
-Nous avons quitté le sentier depuis bien trop longtemps… Notre trajet a dévié. Nous sommes dans les marais.
- Les marais… »


Mila sentit l’inquiétude percer dans la voix de son amie. Elle ne dit rien mais pensait pareil. Tous connaissaient la réputation des marais d’Aap et savaient qu’il valait mieux éviter de s’y aventurer, de jour comme de nuit, sans une bonne escorte.

« -Très bien, nous allons rebrousser chemin et…
-AAAAAH ! »


Le hurlement de Maria fit bondir Mila tandis que son cheval se cabrait, effrayé. Mila cria le nom de son amie en la voyant tomber au sol et elle se sentit elle-même en train de glisser de sa selle, incapable de contrôler sa monture. Alec sortit son épée et très vite, Mila remarqua les silhouettes qui les entouraient. Ils étaient bien plus nombreux qu’eux trois et surtout beaucoup plus armés. Sentant ses couleurs quitter son visage, elle sut qu’Alec ne pourrait pas les affronter seuls. S’il s’agissait de bandits, ils pouvaient s’en sortir en se dépouillant du peu de biens qu’ils possédaient. S’il s’agissait d’autre chose… mieux valait ne pas y penser.

« Descendez. »

La voix était sans appel. Mila devina qu’elle venait de la silhouette la plus avancée, la plus proche d’eux. Une silhouette qui tenait à la main une épée qui faisait presque la taille de la jeune femme. Elle ne se fit pas prier et descendit prestement, aidant Maria à se relever et tentant de calmer leurs deux montures. Alec descendit également, épée toujours en main et il prit la parole d’une voix claire et puissante, reprenant son rôle de garde du temple.

« Nous sommes des serviteurs de Nagar en route pour Saphir. Ces jeunes femmes sont sous la protection du Temple de Vaata et de sa Souveraine. Attenter à leur vie revient à attenter à nos Dieux et… »

Des ricanements l’interrompirent dans sa tirade. Il se tut, affichant un visage fermé, ses jointures blanchissant tandis qu’il resserrait sa poigne sur la garde de son épée.

« - Des prêtresses hein ? Intéressant. Toi là, la rouquine. Approche-donc qu’on voit un peu ce que tu as dans ta besace.
-Hé ! Bas les pattes !»


Des mains avaient déjà enserré les bras de Mila, la serrant si fort qu’elle pouvait à peine bouger. Ses pieds décollèrent presque du sol tandis qu’on l’amenait près du chef et bientôt, elle se retrouva encerclée par six silhouettes encapuchonnées et armées. Elle entendit les protestations d’Alec ainsi que les sanglots de Maria mais elle refusait de penser à ce qui pourrait éventuellement se passer. Elle se redressa du haut de sa petite taille et décrocha la sacoche qu’elle portait en bandoulière. Lorsqu’elle reprit la parole, sa voix s’élevait, claire et puissante, ses yeux lançant un éclair de défi. Elle avait peur. Très peur. Mais le montrer reviendrait à signer sa perte.

« -Prenez ce que vous voulez. Vous ne trouverez ni or, ni argent. Seulement quelques provisions et quelques plantes ramassées sur le chemin.
-C’est ce que nous verrons… »


Et déjà, le cercle se refermait dangereusement sur la jeune femme qui sentit son cœur manquer un battement.

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Aap
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Helena

Aap
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le Jeu 23 Aoû - 16:08
Ça semblait être un peu plus clair d’un coup, Helena pu voir que les hommes avaient encerclés trois personnes, deux femmes dont un autre homme. Elle n’avait pas encore fait le lien avec la tenue des « voyageurs » et leur potentielle appartenance, en même temps la nuit était là et voir clair était un chose relativement compliqué. Alors qu’elle se redressait quelque peu pour commencer à faire demi-tour elle vit la tête de sa renarde se pencher légèrement sur le côté tandis qu’elle posait son derrière sur le sol… Non mais elle était sérieuse elle ?

- Kou’ tu veux qu’on fasse quoi… ? J’te signale qu’on a qu’une petite dague sous la main.

Murmurait-elle à sa renarde, heureusement pour elle que personne ne l’observait à ce moment précis autrement elle passerait pour une folle… Soufflant doucement elle se retournait donc à nouveau observant le bordel qui se dessinait devant-elle… Pourquoi voulait-elle les aider d’ailleurs ? Bah elle n’en savait rien, donc pour le moment elle se contentait de réfléchir à comment gagner quand on était un contre une dizaine de gars… Ouais, enfin deux avec le renard mais un renard ce n’était pas très utile, moins qu’un chien d’ailleurs.

En tout cas les « bandits » commençaient à récupérer l’or, bousculant leurs pauvres victimes tandis que des rires gras s’échappaient de leur « gosier ». Au final ils auraient pu être ses collègues au vu de leur violence et vraisemblablement leur manque de bon sens. Passant ses mains dans ses poches la blondasse cherchait un truc utile, les bandits allaient sans doute finir par violer les femmes et tuer le pauvre gars donc bon quitte à rester là autant tenter quelque chose… Et là, ce fut le coup de chance !

Pendant les entrainements des mercenaires d’As’, Helena avait confisqué, à la base temporairement, une boite d’allumette… Un gars qui fumait pendant les explications de combat tout ça tout ça… Il allait-être son sauveur sans le savoir. Se redressant doucement afin de faire le moins de bruit possible elle attrapa ensuite une grande touffe d’herbe qu’elle prit le temps de sécher comme elle le pouvait, galérant ensuite à l’allumer mais après plusieurs tentatives ça fonctionna !

En revenant sur place la jeune fille lança son morceau de feuille en feu proche d’un arbre qui lui-même prit feu, lentement mais sûrement comme on le disait si bien ! La fumée ne se fit pas prier elle aussi et bientôt les hommes fut surpris par ce qui était en train de se produire… En même temps qui s’attendrait à avoir un feu de forêt dans des marécages ? C’était possible mais relativement rare !

Restant encore un peu dans le coin afin d’observer si sa fonctionnait Helena fut rapidement contrainte elle aussi de s’éloigner, courant alors vers une source d’eau pour se mettre temporairement à l’abri… Elle comptait bien retrouver le trio pour s’annoncer comme celle qui les avait sauver et peut-être espérer ainsi avoir quelque chose en retour.

(Encore disoulée pour l'attente =3)
Vaata
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Mila

Vaata
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le Ven 21 Sep - 18:03

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Les rires gras résonnaient autour d’eux tandis que le chef de la troupe débarrassait Mila de sa sacoche, suffisamment brusque pour la faire tituber et se prendre les pieds dans l’ourlet de sa longue tunique de prêtresse. Les rires redoublèrent tandis que le visage de la jeune femme devint cramoisi, ce qui, en pleine lumière, aurait drôlement juré avec la couleur de ses cheveux. Serrant les poings contre ses flancs, elle tenta de rester le plus calme possible et de ne surtout pas céder à la panique tandis que le chef des bandits farfouillait dans la sacoche, lâchant des jurons de plus en plus imagés tandis qu’il se rendait compte qu’il n’y avait rien de valeur.

« - C’est quoi cette blague ? Ou est l’argent ?
-Je… Je vous l’ai dis… Il n’y a rien… »


Le ton de la jeune femme était beaucoup mois assuré tandis que les rires autour d’elle laissèrent la place à des grognements de mécontentement. Tout cela sentait mauvais. Très mauvais. Et elle n’avait aucune idée brillante qui leur permettrait de se sortir de cette situation. Etrangement, l’idée de devoir traverser les marais lui semblait maintenant être une véritable partie de plaisir comparé à ce qui était en train de se passer. L’homme s’avança brusquement, la saisissant par le bras, la ramenant de force vers lui. Terrifiée, Mila leva le regard vers son visage et tout ce qu’elle put voir furent deux jeux injectés de sang ainsi qu’un sourire mauvais. Très mauvais.

« - Et bien et bien… Il semblerait que nous allons devoir trouver une autre façon de vous dérober de vos biens gents dames…
-Quoi ? Qu’est-ce que… N’y pensez même pas espèce de –
- Au feu ! Au feu ! »


Mila et l’homme qui la retenaient se retournèrent d’un même geste en entendant les cris de panique qui montaient dans les rangs de leurs agresseurs. Sous le regard stupéfait de Mila, un arbre non loin s’embrasa, flambant lentement mais sûrement, les flammes projetant des lumières flamboyantes sur la scène, parant les alentours d’une atmosphère dramatique. L’homme relâcha brusquement le bras de Mila et tenta de ramener le calme parmi ses hommes. Mais il dissimulait très mal sa propre panique. Profitant du répit qui lui était offert, Mila se précipita sur lui, lui arracha sa sacoche des mains et au même moment, Alec se précipita sur elle et l’attrapa par le bras avant de l’entraîner à l’écart, loin du feu et loin des hommes encapuchonnés. Maria était avec eux et tous trois se mirent à courir dans l’obscurité, trébuchant sur les racines et dans les flaques d’eau qui pavaient leur chemin. Leurs chevaux avaient disparu, s’étant enfuis à l’approche du groupe de bandits et ils n’avaient d’autre choix que d’avancer. C’était soit ça, soit retourner avec les bandits. Ils ne savaient pas combien de temps ils avaient devant eux avant qu’ils se remettent de leur surprise et remarquent leur disparition. Mila espérait simplement qu’ils ne se décideraient pas à se lancer à leur poursuite.

Heureusement pour eux, la nuit était claire et la lune diffusait une lueur blanchâtre, rendant le paysage sinistre mais permettant cependant leur avancée dans les marais. Maria tremblait de tout son corps mais continuait d’avancer, la tête haute et le port fier. Mila n’en menait pas large elle-même. Secouée, elle avait du mal à comprendre ce qu’il s’était passé. Pour elle, tout cela était tout simplement surréaliste. Alec était le seul qui semblait maître de ses moyens et parfaitement calme. Il n’était pas soldat du temple pour rien. Ils continuèrent de marcher à un rythme rapide pendant une dizaine de minutes avant qu’Alec ne leur intime de s’arrêter d’un geste de la main. Paniquée, Mila regarda autour d’elle, pensant que les bandits les avaient retrouvés. Maria se rapprocha d’elle et enserra son bras, partageant ses craintes. Mais Alec se contenta simplement de se retourner vers elles, un sourire réconfortant aux lèvres.

« Ecoutez… On peut entendre un cours d’eau. Il s’agit très certainement du ruisseau que nous avons longé en arrivant. Nous devons être proches d’un cours d’eau. Essayons de le trouver afin de nous reposer avant de reprendre la route. Il faut que nous sortions de ces marais. Nous allons repartir d’où  nous sommes venus et retourner à l’auberge où nous nous sommes arrêtés. Nous ne voyagerons plus que de jour à partir de maintenant, d’accord ? »

Les deux jeunes femmes ne purent que hocher la tête. Même Mila, d’ordinaire si loquace, semblait avoir perdu sa langue sous le choc des évènements. Alec se remit en route et elles suivirent. Un cours d’eau. C’était leur but pour leur moment. Tandis qu’ils avançaient, la jeune prêtresse tenta d’analyser la situation, se repassant la scène en boucle dans son esprit. Soudainement, un détail qui lui échappait jusqu’à présent la frappa. Comment l’arbre avait-il pu s’enflammer ? Ils étaient au beau milieu d’un marais, dans une région qui ne souffrait pas de sécheresse. Comment cela avait-il été possible ? A moins que Liekki lui-même leur soit venu en aide, il n’y avait qu’une seule explication…

« Alec… Maria… Nous n’étions pas seuls dans ces marais. Je veux dire, en plus du groupe de bandits. L’arbre ne s’est pas enflammé tout seul… Quelqu’un y a mis le feu. »

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Helena

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le Sam 13 Oct - 13:40
Les choses n'étaient pas faciles, car oui c'était cool de foutre le feu à un arbre pour aider un groupe de voyageur... Mais voilà que certains avaient compris le manège, les bandits bien sûr, et qu'ils étaient en train de la chercher dans les alentours. Helena les aurait pensé bien plus cons que ça mais ce n'était pas le cas et maintenant elle devait se faufiler dans les marécages de manière discrète afin d'espérer de ne pas se faire remarquer et se faire bien sûr, chopée par ceux-ci. Alors elle remontait l'eau se disant que c'était la meilleure manière de ne pas se faire chopper par les mec et aussi par le feu qui commençait à faire des ravages. Heureusement que personne dans la "garde" ne l'avaient vu faire ça... Elle aurait été doublement dans la merde tien.

- Aller Ko', remue ton derrière, on est presque sortie.

Dégageant comme elle le pouvait la saleté qui se collait à ses fringues elle ne fit pas attention à l'endroit où elle allait, rentrant en plein dans l'un des voyageurs qu'elle avait juste avant, aidé. C'était un homme... Reculant immédiatement, tirant une tronche un peu désolée et surprise la blondasse allait tenter de calmer les choses, car si ils la prenaient elle aussi pour un "bandit" elle allait passer un sale quart d'heure... Un contre trois, elle n'aurait aucunement l'avantage, même avec son petit renard.

- Oh... Désolée... Je... Hum, je n'ai pas fais attention à l'endroit où je mettais les pieds ! Ne m'en voulez pas hein, ce n'était pas contre vous ! Puis en plus on ne voit rien ici... Vous-êtes d'accord hein..? Ce n'est pas facile de se diriger dans le coin !

Elle soufflait ensuite lançant un regard derrière tandis que sa renarde, sans peur, était venue se faufiler dans le groupe poussant de petits glapissements espérant sans doute recevoir des caresses de la part de l'un des voyageurs ce qui exaspéra quelque peu notre blonde.

- Ko' ce n'est pas le moment....

Franchement elle ne l'aidait pas... Bon au pire il ne lui restait plus qu'à leur dire que c'était-elle qui les avait aider ? Ouais, ça c'était une bonne idée puis en plus c'était son idée de départ afin d'espérer avoir une récompense, qu'elle soit immédiate ou non. Restant donc calme, les cheveux bien sûr décoiffés et les fringues toutes dégueulassées, elle reprit la parole afin de tenter d'avoir sa "part" des évènements.

- C'était moi... Pour... Hum, pour le feu.

Elle se passait ensuite la main sur la nuque observant le trio attendant d'avoir ainsi une réaction de leur part. Ça serait plutôt cool afin d'espérer avoir un petit quelque chose... Bah ouais la vie de mercenaire ce n'était pas facile donc il fallait bien faire des petits trucs comme ça pour tenter d'encaisser de l'argent.
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Mila

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le Dim 11 Nov - 12:21

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A peine avait-elle prononcé ses derniers mots que Mila entendit une exclamation de surprise et une épée tirée d’un fourreau. Se retournant brusquement, elle vit que leur petit groupe était à présent composé de quatre personnes. Eux trois ainsi qu’une jeune femme à la chevelure emmêlée et aux vêtements souillés. Alec était celui qui avait tiré son épée, par pur réflexe, alors que l’inconnue lui était rentrée dedans. Mila regardait la scène, les yeux écarquillés. Que faisait-elle ici ? Elle écoutait ses paroles, maladroites, sans comprendre. Faisait-elle partie du groupe de bandits ? C’était apparemment la pensée qui avait traversé Alec car son épée n’était toujours pas rentrée. Les deux prêtresses se rapprochèrent doucement du garde, sur leurs gardes.

C’est à cet instant que Maria poussa un cri en sentant quelque chose lui frôler les jambes. Baissant tous trois le regard, ils virent, stupéfaits, qu’un petit renard au pelage de neige était apparu dans leur petit groupe et leur tournait autour, attendant apparemment quelque chose. Au vu des dires de l’étrangère, Mila comprit rapidement que l’animal était avec elle. La situation devenant de plus en plus inédite et irréelle, la prêtresse s’apprêta alors à lui demander qui elle était et ce qu’elle voulait. Mais elle fut devancée par l’inconnue et alors ils comprirent.

Elle avait raison, il y avait forcément eu quelqu’un d’extérieur à la scène, qui avait tout vu et qui avait allumé ce feu. Et voilà que la responsable de cet incendie mais également celle qui les avait aidés, se tenait devant eux. Mais il fallait rester prudent. Alec rengaina son épée mais garda la main sur la poignée tandis qu’il prenait la parole le premier.

« Alors c’était vous… Vous nous avez tirés d’un sacré pétrin… Vous avez toute notre gratitude pour votre aide. »

Il s’inclina, selon la mode des soldats vaatans. Mila s’approcha à son tour tandis que Maria restait légèrement en retrait, observant le renard qui lui tournait toujours autour.

« Oui, merci beaucoup… Nous étions en route pour Saphir quand ces hommes nous ont interceptés… Vu que nous n’avions pas d’or avec nous, je refuse de penser à ce qu’ils auraient pu faire si vous n’étiez pas intervenue… Nous sommes des prêtresses de Vaata. Je me nomme Mila et voici Maria. Alec est un garde du temple qui voyage avec nous. Il n’aurait eu aucune chance face au nombre. Encore merci… »

Son ton était empli de gratitude et de soulagement. Peu à peu, l’état de choc dans lequel elle était s’évaporait et elle prenait alors conscience de ce qui s’était passé et aurait pu se passer sans l’aide inopinée de cette étrangère. Alec fut cependant le premier à leur rappeler que le danger n’était pas complètement écarté et que les marais pouvaient leur réserver encore d’autres mauvaises surprises.

« Madame, nous sommes vos débiteurs… Nous ne possédons rien de valeur pour vous remercier mais si vous acceptez de nous accompagner, nous pourrons vous offrir un repas chaud dans l’auberge dont nous venons. Nous ne pouvons pas rester ici, les bandits pourraient revenir… ou Nagar sait quoi d’autre… Accompagnez-nous, nous pourrons vous exprimer toute notre gratitude une fois au chaud et à l’abri. »


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