Agni
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Seylim

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le Mer 18 Juil - 14:22

Rêve que tu as des ailes, Hirondelle ou

tourterelle  ~ ♫


[feat. Azriel]

Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots.

Martin Luther King

=> 18e jour de Nagar
Le hasard est une notion subjective que rien ne peut entacher. Aujourd'hui encore, Seylim en était persuadée. Si le hasard existait réellement, alors elle le détestait. Elle méprisait être là, à Émeraude, observée comme une sauvage sans éducation, raillée, insultée par moment. Dans l'esprit de l'ambassadrice, une image très barbare de la Cité de Vent se dessinait. Elle ne cessait d'avoir cette petite voix d'elle-même, lorsque la jeunesse de ses dix-sept ans éclairaient ses propos : « Et de nos deux peuples, lequel fait le moins civilisé en cet instant ? ». Les deux entrepreneurs qu'elle avait rencontré l'avait par diverses façons rabaissée, soit parce qu'elle était une femme, soit parce qu'elle était Agnienne.

(Seylim) ▬ Je ne vois pas ce que mon sexe et ma patrie viennent faire dans cet échange. Il me semble que le sujet d'aujourd'hui concernait nos enrichissements sur divers plans. Les Vaatiens seraient-ils rustres au point d'oublier les notions les plus élémentaires de civisme ?

Seylim avait redressé son nez fier, le regard à demi-clos aussi glacial et froid, immuable, les pétrifiants alors qu'elle semblait n'être qu'une Reine de cette table. Elle avait redirigé le sujet des échanges dont ils avaient déjà parlé par écrit. La Dame du désert avait saisi une occasion alors que les entrepreneurs cherchaient de nouvelles montures. Elle les avait contacté, expliquant avec une subtilité qu'elle savait avoir les tenants et aboutissants, d'après elle, d'un commerce à long terme entre eux deux. Le bois qu'il manquait à Agni pouvait être échangé contre de nouvelles montures pour les aider à traverser les forêts qui semblaient joncher la Contrée. Après plusieurs missives consécutives, elle les avait incité à programmer leur rencontre. Elle leur avait signalé que son rôle était de présenter à son Seigneur le meilleur contrat pour les deux parts mais qu'elle ne pouvait aller plus loin dans les négociations sans Ishüen. C'était l'une des choses qui plaisait à Seylim. Ne pas être à la tête du commerce. Elle n'était pas faite pour diriger ainsi. S'amuser lors de ces premières rencontres étaient bien trop parfait, pensait l'Agnienne, qu'elle n'avait jalousé son époux d'être le Symbole et la Voix. Il se complaisait dans cette face, elle préférait être marquante par ses propos.

Elle l'a été durant cette rencontre. Elle ne ployait sous le vent, immuable Seylim qui embrase et s'impose avec lenteur. Pourtant elle repartit avec une ébauche insuffisante pour qu'Ishüen l'accepte en l'état. Elle le savait mais était repartie de l'entretien avec droiture et respect. Ils les testaient, elle et son époux. Lorsqu'elle passa la porte, elle souriait. Qu'ils les testent. Elle les attendait. Ce sourire satisfait et presque affamé s'effaça en moins d'une seconde, la Dame se redressant pour garder son rôle.

Les ennuis commencèrent à ce moment-là. Aucune taverne ne la laissa se repaître, aucune auberge ne la laissait se reposer. Malgré les deux gardes qui l'accompagnait constamment, la Dame soupira.
Les souvenirs flous, elle se laissait s'appuyer doucement contre un arbre, reprenant son souffle de marcher ainsi, dans une forêt, la nuit tombante. Après la vague d'incompréhension et le manque de souvenirs, elle jugea qu'elle avait été assommée. Cela collait avec le mal de crâne qu'elle ressentait et lui tirait des grimaces lorsque la peau se tirait trop. Elle était dehors, une éclaircie réveillant ses sens sous un oiseau qui lâcha quelques notes. L'Agnienne papillonna du regard avant de baisser la tête. Elle était habillée de ses vêtements de ville, sa cape toujours là. Elle passa la main dans la poche par réflexe, soupirant sous le cuir et les lanières qu'elle rencontrait. Sa bourse était là. Elle sentit ses membres trembler, comme un coup de froid... Et elle resta ainsi, immobile ou presque, le regard clos d'essayer de se calmer. Ses jambes la relevèrent une nouvelle fois. C'était la troisième crise qu'elle avait. Ça semblait s'espacer... Elle reprit sa marche, s'arrêtant non loin de ce qui lui semblait être un campement ? Une maison ?

(Seylim) ▬ Excusez-moi, y a-t-il quelqu'un ?

#iwhae pour epicode
Vaata
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Azriel

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le Ven 10 Aoû - 19:16
Le soir était vite tombé, il avait suivi une famille de sangliers toute la journée, dans l’espoir de trouver leur terrier. Il les avait perdus de vue quand un groupe de chasseurs l’avait interpellé, en quête d’informations sur le chemin à prendre pour rentrer chez eux. Azriel avait donc décidé de suivre les traces des quadrupèdes, et maintenant il était loin de tout chemin, une torche dans une main et les rênes de son cheval dans l’autre.
Il ne faisait pas chaud, mais la chaleur de la torche chauffait son visage et ses mains. Il connaissait le chemin pour rentrer, mais il n’avait qu’une seule envie. S’allonger sur la branche d’un arbre et regarder les étoiles jusqu’à ce que le sommeil l’emporte. Mais Lys, sa monture, n’avait visiblement pas envie de découcher, et le tirait simplement vers la maison, sans que le cavalier n’ait besoin de la diriger. Lys était sienne depuis quelques années, elle était la plus douce, la plus calme et la plus gentille de tous les chevaux. Az ne s’en séparerait pas comme on se débarrasse d’une chaussette toute seule. Elle comptait pour lui. Il n’avait jamais vraiment eu d’ami, mais Lys était ce qui s’en rapprochait le plus, bien qu’elle ne soit pas humaine.

Il avançait calmement, observant les alentours du chemin, il était bientôt arrivé. Lys le sentait aussi et commençait à trotter, pressée de se débarrasser de tout le matériel dont elle était dotée, pour aller se rouler dans la boue.

Azriel ne se doutait pas que moins d’une heure plus tard, tu viendrais à lui, tremblante comme une feuille sous un vent d’été. Il faisait un bouillon, l’odeur enivrante lui rappelait son enfance, sa mère faisait “les meilleurs de tout Vaata”, disait-elle. Il avait tourné les légumes dans sa marmite et s’était allongé à côté du feu, en regardant les étoiles. C’est à ce moment là que tu est arrivée. Il ne t’as pas vue directement, il t’as entendue, surtout. Tu avais sûrement besoin d’aide. Au son de ta voix, il s’était levé, et s’était dirigé vers le bruit, puis il te vit, derrière un arbre. Tu devais te demander ce qu'était cette étrange bâtisse faite de bois et de toile. Mais c’était simplement sa maison. Pittoresque, certes, mais il était heureux comme ça, et il n'en changerait pour rien au monde... Rien qu’on puisse lui donner. Tu étais plutôt loin, il ne te voyais pas clairement. Il avait reconnu une femme à la hauteur de ta voix, mais tu étais trop loin pour être éclairée directement par les flammes sous le bouillon. Alors il s’était avancé, pour te voir plus clairement. Il n’avait pas pris de feu, et espérait toujours avoir un bout de papier dans ses poches. Une fois à dix pas de toi, il mit ses mains en évidence, et sourit, même s’il serait difficile pour toi de le voir et continua à s’approcher. Il ne pouvait pas distinctement prévenir de son arrivée, alors il espérait que tu ne partes pas en courant. Une fois près de toi, il te regarda, te sourit et te fit un signe de tête en guise de '"bonjour". Puis il vit tes treblements, alors il te fit signe de la main pour que tu le suives jusque près de feu.
Après vérification, il n’avait plus rien dans les poches, alors pourvu que tu veuilles bien venir...
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