Vaata
avatar
Messages : 41
Inscrit.e le : 14/07/2018

Eressëa

Vaata
Voir le profil de l'utilisateur
le Lun 20 Aoû - 20:24

Eressëa

Azriel

«C'est le destin qui distribue les cartes, mais c'est nous qui les jouons»
Cela fait déjà quelques jours que nous voyageons, et nous nous sommes arrêtés plusieurs fois pour ménager les chevaux et nous reposer. Je ne pensais pas que cela nous prendrait autant de temps d'arriver à la forêt. Mais ma patience va bientôt être récompensée car père m'a annoncé que ce soir, nous camperions près des arbres de la forêt. Et il avait raison, car à peine le soleil couché j'aperçois la lisière de la forêt tant attendue. Je demande à père si je peux partir faire un petit tour afin de me dégourdir les jambes. Il accepte, me demandant de ramener du bois par la même occasion. J'obéis, me promenant autour des arbres. Je ne rentre pas dans ce royaume sauvage, pas tout de suite du moins. Une fois revenue à la charrette, je dépose le bois récolté, et pars m'assoir près du petit feu que père à réussi à allumer. Je pique dans la nourriture du repas de ce soir et cache le tout dans mon sac. Lorsque père vient vers moi et m'offre un bouillon chaud, je l'accepte volontiers en prévision de mon voyage nocturne. Nous mangeons tranquillement, pour ma part, réfléchissant à la nouvelle vie qui va s'ouvrir à moi, tandis que père explique l'art de la négociation. Je ne l'écoute pas, trop occuper à rêvasser. Voyant que je ne prête pas vraiment attention à ses propos, il me conseille d'aller me coucher, ce que je fais immédiatement. Après quelques instants d'attente, j'entends mon père ronfler. C'est le signal que j'attendais pour pouvoir me lever, prendre mes affaires, changer de vêtements pour opter pour une tenue plus décontractée, et m'enfuir vers ma liberté.

Une fois perdue au milieu des bois je me rends compte qu'il fait beaucoup plus frais et humide sous le couvert des arbres, qu'au beau milieu de la plaine où j'étais un instant plus tôt. Je marche rapidement mais discrètement, toujours aux aguets, la main sur ma dague au cas où. Après deux heures de marche environ je m'autorise une pause, et respire à plein poumon l'odeur des sous-bois. Une odeur qui - je m'en rend compte - est tout aussi apaisante que rafraichissante. Je me sens plus libre et plus du tout sur la défensive. Mes pensées dérivent vers mes parents et je rigole en imaginant la tête que mère fera quand elle ne me trouvera pas au côté de père à son retour. Je me remets en chemin et continue d'avancer pendant deux autres bonnes heures. Commençant à fatiguer, je m'assois contre un arbre gigantesque afin de me reposer quelques instants. Mais mes yeux se ferment doucement et je me laisse peu à peu sombrer dans les bras de Morphée.
Ma dernière pensée avant de m'endormir est que l'odeur des sous bois n'est plus tout à fait la même, elle a une petite teinte de chaleur et de bois brulé. Comme si une maison se cachait pas très loin au milieu de la forêt.
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum