Aller en bas
Bérylle
Vaata
Vaata
Bérylle
Messages : 21
Inscrit.e le : 07/04/2019
Bérylle Mar 9 Avr - 0:10
Bérylle
Généralités
• Nom:  Ombredane
• Prénom: Bérylle
• Age: 25ans
• Genre: Féminin
• Origines: un petit village de Vaata non loin d'Aray
• Lieu de vie: Une cabane en bordure marginale d'Emeraude, en Vaata
• Métier: Guérisseur
• Avatar: Kobato Hanato de Kobato
• Règlement:
• Chemin: Top site
• Commentaire: J'aime beaucoup le design simple mais efficace de couleur sombre pour les yeux fatigués <3
J'aimerais ajouter que je n'ai pas RP depuis un long moment et ma motivation première à mon inscription ici (outre le fait que j'adore le concept) c'est que je n'écris plus. Je n'en ai plus l'occasion depuis la fin de mes études et aujourd'hui c'est limite si je me demande quand il faut employer ses et ces... donc surtout REPRENEZ MOI si y a des fautes, merci.
Physique
Bérylle, c'est cette sensation de brise fraîche au vent le matin. Vous savez, celle que l'on sent sur ses joues lorsque l'on penche la tête dehors. C'est un sourire rafraîchissant et une bonne humeur intarissable. Alors oui, malgré une petite taille et une apparence frêle, Bérylle passe rarement inaperçu dans la pièce, tellement elle l'irradie par sa présence. Toujours à l'affût des curiosités de son environnement, son regard noisette, pétillant et vivace se pose un peu partout dans la pièce avant de vraiment s'intéresser à un interlocuteur.
Son visage rond et ses joues rosées lui donnent une bouille adorable, mais le véritable charme de Bérylle se cache dans sa gestuelle: toujours douce, sereine et appliquée. Elle dégage, cette grâce hypnotisante, lorsque, délicatement, elle vient préparer ses cataplasmes. Des mouvements précis et maîtrisé qui transmettent facilement cette onde apaisante à son entourage.

Pourtant lorsque l'on porte un regard plus attentif sur la jeune femme, on peut s'apercevoir que ce physique juvénile, cache les marques d'un travail acharné et d'une persévérance intransigeante. Ses mains sont marquées par l'effort et les remords.  La peau au bout des doigts abîmée, des ongles rongés et le dessus de la main couvert de crevasse, témoignent de la dureté du mode de vie de Béryl. Si jeune, mais déjà confronté plusieurs fois à des situations désespérées. Il est très difficile pour la guérisseuse de prendre soin d'elle, tant elle a l'habitude de panser les autres

En parlant de difficulté à prendre soin de quelque chose, on ne peut associer Bérylle sans son interminable chevelure. D'un châtain quelconque, la jeune femme possède une véritable cascade de cheveux lui arrivant au bas du dos. Malheureusement ces derniers  brillent plus par leur absence d'entretien que par la beauté de leur longueur. En effet, c'est souvent les cheveux très emmêlés que l'on croise la jeune femme et lorsqu'ils ne sont plus présentable, elle préférera les attacher en une espèce de chignon coiffé-très-décoiffé plutôt que de prendre le temps d'entretenir ce que pareil chevelure exige.

Cet air négligé se retrouve aussi dans son accoutrement, prendre le temps de faire attention à son apparence, voilà une autre difficulté que Bérylle rencontre tous les jours. C'est ainsi qu'elle se retrouve souvent habillée de vieilles frocs qui la mettent peu en valeur. La jeune guérisseuse est donc loin d'être élégante, elle privilégie le confort à l'esthétique et il est vrai qu'un vieux pantalon et une chemise en coton, c'est bien plus pratique qu'une belle robe de ville pour crapahuter en forêt. C'est donc toujours vêtue très simplement, avec des couleurs claires, le blanc étant surement sa couleur préférée si l'on oubliait son côté salissant, que l'on croisera la jeune femme. Ni bijou, ni coquetterie, une extravagance dénote néanmoins de cet accoutrement banal, la présence d'un chapeau, d'un fichue ou d'une capuche. Très pratique pour cacher la misère et la flemmardise capillaire.
Caractère

Bérylle est par nature quelqu'un de très enjouée. Son sourire inimitable fait partie de sa personne. On ne peut imaginer Bérylle sans ce sourire béa accrocher sur ses lèvres. Douce, chaleureuse et empathique, la vaatane est toujours à l'écoute des autres: c'est sa plus grande force.

Bérylle accorde facilement sa confiance, l'idée que quelqu'un puisse être mal-attentionné lui traverse rarement l'esprit. Heureusement, la guérisseuse, de par sa sympathie, est rarement confrontée à ce genre de cas. Bérylle c'est aussi une âme curieuse, audacieuse, elle aime découvrir son environnement et le comprendre. Ce trait de caractère la rend un peu trop... extravagante pour son entourage... De ce fait, la jeune femme est seule et c'est parfois un peu pesant. Elle peut compter sur les doigts d'une main les personnes qui lui sont proches. Son meilleur ami c'est Obsi, un magnifique chat noir, au pelage long est soyeux. D'ailleurs, c'est le seul de la cabane à savoir quel effet ça fait de se brosser le poil.

Consciencieuse dans son travail, Bérylle aime que les choses soient bien faites, sans jugement ou différence. Soigner un Souverain ou un marchant d'esclave, pour elle, c'est pareil et cela lui tient énormément à coeur que cela le reste. La guérisseuse sait garder son calme et gérer son stress face à des situations compliquées, la proximité avec la maladie le lui ont appris à ses dépens. D'une dextérité incomparable, jamais un bol de cataplasme ne lui échappe des mains. De manière générale, si Bérylle fait tomber par inadvertance un objet, elle le ramasse en vol la plupart du temps. Un talent dont elle est fière.

Bérylle c'est aussi une passionnée... captivée, acharnée par son métier, elle le fait toujours passer avant sa vie personnelle. Elle sait que c'est une qualité qui fait office d'épée de Damoclès au-dessus de sa tête. Même si cela l'aide beaucoup pour prendre soin de ses malades, elle sait que la frontière est fine pour que cela ne la détruise. C'est peut-être pour cela qu'elle est incapable de prendre soin d'elle correctement. Impliqué comme elle l'est avec ses malades. C'est surement, aussi, un moyen de compenser sa solitude.

En marge des traditions, Bérylle tend à être ambivalente sur les us et coutume de Vaata. Entre les secrets des fidèles d'Aliz et les ennuies qu'elle a pu avoir avec le culte de Nagar, la jeune femme est très réservée sur le sujet et préfère ne pas se prononcer sur l'un ou l'autre. Bérylle paye cher son manque d'implication envers les traditions de sa patrie. Cependant, la guérisseuse inspire confiance, son sourire n'est pas une façade et elle respecte les croyances de Vaata, elle tente de s'y plier à sa manière. Mais pourquoi croit-elle si peu en tout cela. Bérylle sais que cela a permis de garder ces terres en ordre, riche et d'une grande beauté. Pourtant une petite voix au fond d'elle a l'impression de ne pas se reconnaître dans ces contrées qu'elle chérie tant.



  • Bérylle déteste les poireaux.
  • Bérylle ne croit en aucun culte de Vaata.
  • Bérylle s'entend bien avec les animaux.
  • Bérylle parle souvent seule, il ne faut pas lui en tenir rigueur.
  • Bérylle collectionne les fleurs séchées dans un vieux livre, elle adore la botanique.
  • Bérylle dessine bien, elle tient cela de sa mère.
  • Bérylle sait sculpter de petites statuettes en bois, la seule chose qu'elle ait jamais partagé avec son père.
  • Bérylle n'a pas d'opinion politique.
  • Bérylle est sans défense, alors ne soyez pas méchant avec elle.
  • Car Bérylle est mignonne


Histoire


Période de Ruwa, année 975

Je ne m'en souviens pas, mais ma mère m'a raconté que ce jour là, il pleuvait beaucoup, tellement qu'on aurait presque pu se demander si le soleil s'était bien levé ce matin là. Pourtant, ma mère affirme que je suis bien née sur les coups de midi, sous un ciel humide et sombre. D'ailleurs, j'ai inquiété tout le monde ce jour là et failli manquer à jamais de le voir ce fameux soleil. Mal engagé au moment de naître, elle m'a dit qu'elle avait bien cru me perdre avant même que je puisse pointer le bout de mon nez. Et puis après quelques minutes d'un silence immensément long, j'aurais enfin poussé mes premiers cris, mettant en sourdine la pluie qui ruisselait le long du toit le la maison. Je dois ma vie à la guérisseuse du village venue assister à l'accouchement, elle savait la grossesse difficile et avait braver le mauvais temps pour assister et aider ma famille.

Je suis née dans un village non loin d'Aray, dans la forêt. Ma maison y est facile à reconnaître, ce n'est ni la plus grande, ni la plus luxuriante, mais c'est quand même la plus belle du village. Je ne dis pas cela parce que c'est mon père qui l'a construite, même si je dois bien avouer que mon avis ne doit pas être très objectif. Simple de par sa structure, son charme réside en de simples gravures tailler dans le bois autour de la porte et sur certains murs. Des fleurs, des vagues ou de petits animaux, mon père est toujours quelqu'un de très appliqué lorsqu'il s'agit de son travail. J'ai mis du temps à me rendre compte du travail d'orfèvre qu'il exécute parfois. Après tout, je l'ai toujours connu ainsi cette jolie maison et lui toujours courbé dans son atelier, sculptant le bois et façonnant des objets de tous les jours. Il aime son travail et j'ai toujours trouvé que cela créait un mur entre lui et nous. Rarement disponible pour passer du temps avec ma mère et encore moins avec moi, nous avons rarement passé des moments privilégiés ensembles. Ceci dit, si vous avez besoin d'un bon menuisier je vous le recommande de bon cœur.

Ma famille est un parfait exemple des richesses culturelles de Vaata, en effet, mon père est déjà menuisier mais en plus ma mère est peintre. Elle aide mon père dans son entreprise rendant ses objets originaux avec une couche de peinture. C'est elle qui a été le plus présent au début de ma vie et qui a fait mon éducation. Rien d'extraordinaire je dois avouer, dans un village perdu dans la forêt, j'ai quand même eu la chance d'apprendre à lire, écrire et compter. Ce n'était pas le cas de tous les enfants au village. J'ai même eu quelques cours particuliers de dessin, mais ça n'a jamais été une passion. Seulement le sourire de ma mère n'a jamais été aussi radieux que lorsque je lui montre mes dessins de fleurs.


Période de Nagar, année 981

« Bérylle ! Tu es prête ? Tu as mis la robe que je t'ai sortie j'espère ! »
« Ouiiii ! J'arriiiiiiive! »
C'est le rituel, deux fois par saison, on se retrouve pratiquement tout le village dans la forêt à réciter des prières pour la gloire de la déesse Aliz. J'enfile toujours la petite robe blanche que ma mère veut que je mette à chaque fois, je la mets toujours au dernier moment, sinon l'envie d'aller jouer dehors et de salir ma tenue est irrépressible. Il faut toujours être vêtu de blanc, c'est vraiment inconfortable pour moi, j'aime jouer, sauter et découvrir ce qu'il se cache derrière les buissons et je reviens rarement avec des vêtements propres.
Comme d'habitude, je rejoins mes parents et nous partons en randonnée dans les bois. Très vite nous rencontrons plusieurs familles du village et ensemble c'est comme si nous entamions une sorte de pèlerinage jusqu'au cercle de pierre où l'on se donne toujours rendez-vous. S'en suis des récitations de prières et autre rituel de purification demandant la grâce et la bénédiction de la déesse Aliz.
Comme la plupart des enfants de mon âge, je trouve cela ennuyant, mais l'idée de batifoler ne me vient plus à l'esprit depuis que le représentant du village m'a sévèrement punie pour avoir perturbé la cérémonie. Je compte donc les feuilles que Nagar déplace par la force de son souffle et patiente afin d'aller cueillir des fleurs plus tard dans la journée.

Période d'Eira, année 983

C'est en rentrant d'une de ces cérémonies que j'ai vraiment fait connaissance avec celle qui m'a sauvée à la naissance. Je traînais derrière comme à mon habitude, un rien me dévie de mon trajet initial, au début, mes parents me rappelaient à l'ordre et m'attendaient, mais au fil des années, ils ont abandonné l'idée. De toute manière, je gambade si souvent dans les environs du village que je les connais surement mieux qu'eux. Je remercie encore mes parents de m'avoir laissé autant de libertés si jeune, même si je pense avoir été un peu chanceuse lors de mes escapades.
Je marchais donc seule en arrière sur le chemin du retour et comme à chaque fois, je passe devant la petite maison de la guérisseuse. Je m'approche rarement trop près de la maison, il faut savoir que Nogga, c'est son nom, est un personnage assez terrifiant. Toujours l'air maussade, le front plissé et les sourcils froncés, les rides qui creusent son visage n'arrangent en rien son air sévère. Peu de gens au village lui parle, j'ai l'impression qu'on l'évite de peur qu'elle vous maudisse et je ne l'ai jamais vu aux cérémonies en l'honneur d'Aliz.
J'avoue qu'elle me fait un peu peur... mais j'ai pu apercevoir plusieurs fois par dessus ses palissades, un jardin magnifique et je me surprends souvent en train de l'admirer.

Ce jour là, je m’étais approchée un peu plus près que d’habitude, hypnotisée par un magnifique arbuste qui avait enfin fait des fleurs. C’est alors que le chat de Nogga s’est mis à se frotter contre mes chevilles et machinalement, je me suis mise à le caresser en retour. C’est un gros chat gris, plutôt acariâtre habituellement, je ne sais pas pourquoi il m’aime bien.

« Moi non plus je ne sais pas pourquoi ce sac à puce t’apprécie. »
Figée de surprise, je suis étonnée lorsque je relève la tête, de me retrouver nez à nez avec la vieille femme. Je m’apprêtais à repartir sans un mot, de peur de m’attirer des ennuis, mère m’aurait passer un savon si elle apprenait que j’avais embêter la guérisseuse. Mais alors que je me relevais pour repartir, Nogga m’interpella de nouveau.

« Petite, je crois savoir que tu aimes bien mon jardin, j’ai besoin de petites mains pour désherber. »
Et sans un mot de plus, elle se dirige vers le pas de sa porte, la laissant entre-ouverte, comme pour m’inviter à la suivre. Et sans vraiment réfléchir à mes actions, c’est ce que je fis.
Puis ça devint une habitude, je venais les après-midi aider la vieille Nogga s’occuper du jardin. C’était passionnant, elle m’apprenait plein de choses sur les plantes et de fil en aiguille, elle a commencé à m’expliquer ses différentes recettes onguent et autre recette simple qu’elle utilisait. Ça s’est fait naturellement, avec une espèce de non dit, mais d’un commun accord, je me suis mise à la suivre un peu partout fascinée par ce que je découvrais. Ce ne fut pas facile au début, Nogga est stricte, dure et exigeante, mais pour la première fois, j'avais l'impression d'avoir trouvé ma place quelque part.

Période de Nagar, année 987

Passer du temps avec Nogga c’est ce que je préférais faire de mes journées à présent, mais cela a engendré beaucoup de conflits avec mes parents. Ces quatre dernières années ont été riche en apprentissage mais aussi en cri. J’aime mes parents, énormément, mais mon père est amoureux de son travail, je ne partage presque rien avec lui et ma mère… je l’aime beaucoup aussi, c’est ma mère. Mais je n’aime pas particulièrement le dessin et j’ai l’impression que c’est la seule communication positive que je peux avoir avec elle. Je préfère jouer dans la forêt ou suivre Nogga auprès de ses malades. De plus le culte d’Aliz est très important pour ma mère, mais depuis toute petite, je subis chaque cérémonie et j’attends avec impatience qu’elle se termine. Tout cela ça ne m’intéresse pas, pire, en grandissant j’ai fini par comprendre que le dieu que nous vénérions ne faisait pas l’unanimité. Tout m'a alors paru futile, et en dehors de ma famille et de Nogga j'étais très seule au village, les autres enfants n'étaient pas sur la même longueur d'onde que moi, trop bruyante, trop turbulente, ils n'arrivaient jamais à suivre mon rythme. Et depuis que je suivais la guérisseuse, les adultes se sont mis à beaucoup moins m'adresser la parole.Je pense que mes parents étaient opposés au fait que je sois avec Nogga parce que cela m'isolait, plus que parce qu'ils désapprouvaient la guérisseuse. Elle rendait service à la communauté et ne demandait rien en échange. J'étais plus épanouie et à force d'entêtement, mes parents m'ont finalement laissé faire ce que je voulais.

« Je vais partir. »
« Pardon ? »
J'ai failli laisser tomber le balais que j'avais entre les mains à terre, mais le rattrapa au vole au dernier moment. C'est alors que Nogga m'annonça que j'avais besoin de voir autre chose qu'un petit village perdu dans la forêt pour apprendre à être une véritable guérisseuse. Elle voulait m'emmener dans une grande ville pour parfaire mon apprentissage, elle marmonna aussi quelque chose comme quoi on commençait à être un peu trop curieuse sur elle ici, mais n'en dit pas plus.

« Jamais. » Et ma mère claqua la porte à Nogga avant de me fusiller du regards et de quitter la pièce. Heureusement mon père s'assit à mes côtés, songeur, ce fut l'un des rarements moment qu'il passa à m'épauler véritablement.
« Je sais que ce que c'est que d'être passionné. Aliz t'a bénie avec cette innocence et tu dois la chérir. s'il faut que tu partes pour le faire, lance-toi. Je parlerais avec ta mère, elle comprendra. »
Et c'est ainsi qu'à la fin de la période de Nagar, alors que le vent soufflait fort entre les arbres, je quittais mon village pour des horizon plus grand. Nous avions négocié avec ma mère que je reviendrais pour les grandes cérémonies au village et que je me devais de leur écrire régulièrement.


Période de Ruwa, année 990

Cela fait deux ans que je vis en bordure d'Emeraude avec Nogga. Tout est très nouveau pour moi, la ville, le bruit, le monde. On ne chôme pas avec Nogga, qui dit ville, dit beaucoup de maux à soigner et j'en apprends un peu plus tous les jours. C'est parfois dur d'être confronté à tout cela, mais je m'accroche inlassablement à ma passion. De plus cela fait un an que je me suis enfin fait une amie et cela rend mon quotidien plus léger.
Elle s'appelle Maura, elle est un peu plus âgée que moi et depuis qu'on s'est rencontrée on est inséparable. Pourtant beaucoup de choses nous opposent, Maura est beaucoup plus calme et réfléchie, mais elle a cette capacité à me canaliser comme Nogga sait le faire. Elle est l’aînée d'une grande famille de frère et sœur dont elle essaie de s'occuper tant bien que de mal. C'est parce que son petit frère à la santé fragile était malade que nous nous sommes rencontrées. Je suis venue plusieurs jours de suite surveiller l'état du petit et peu à peu nous avons sympathisé. Je passe souvent mon temps libre avec elle, quand j'en ai... et que j'ai fini les corvées que Nogga m'impose quotidiennement pour ne pas lambiner comme elle dit. Maura vit de la chasse, elle est impressionnante un arc à la main, les flèches filent plus vite que le vent et elle rate rarement sa cible. La jeune femme a cette grâce inégalable lorsqu'elle bande son arc et se concentre sur sa cible, le regard impassible et les cheveux au vent...
Elle a essayé de m'apprendre une fois, mais nous avons vite abandonné au vu de mes lamentables échecs à répétition.

Et puis...un matin pluvieux, on toque à la porte, ce sont des prêtres du temple du coin et des gens de la milice, reconnaissable à cet uniforme rayé vert. Je vois un sentiment d'inquiétude se figer une seconde sur le visage de Nogga, avant que cette dernière reprenne son air renfrogné et menaçant habituel. Je crois que le petit groupe s'est demandé s'il allait ressortir indemne de cette visite, mais ce n'était pas pour Nogga qu'il venait. Apparemment on leur aurait rapporté que je serais trop proche de Maura et que j'avais besoin d'être purifié pour chasser le mal de mon corps. Je fus donc consignée à me rendre au temple d'Azura pour "soigner" mes maux. Nogga m'a fait comprendre que je ferais mieux de coopérer et c'est ainsi que je me suis retrouvée à traverser Vaata, condamnée à devoir suivre une fois de plus des rituels religieux qui me sont indifférents.
Après moult baignades et récitals religieux en tout genre, ce long périple de purification arriva enfin à sa fin. Mais je me rendis compte que malheureusement je devrais recommencer l'expérience un an plus tard, pour mon rituel de passage à la vie "adulte". Et malgré quelques tentatives de négociations avortées, les prêtres des lieux ont bien insisté sur la nécessité de ma présence l'an prochain.

Lorsque je suis revenue à la maison, Nogga me passa un sale savon pour avoir été si négligente. Insistant sur le fait que je devais faire attention et que les gens n'étaient pas aussi tolérant que les fidèles d'Aliz. J'ai dû nettoyer la maison de fond en comble, gratter la moindre crasse visible entre le moindre joint, pour me faire pardonner de la vieille femme.
Je ne revis jamais Maura, j'ai appris plus tard qu'elle et sa famille avait déménagé à cause de cette histoire et avec le recule, je pense que c'était ce qu'il y avait de mieux pour nous deux... malheureusement. Je garde encore un vieux dessin chiffonné que j'avais réalisé de nous, précieusement caché dans mes affaires, en mémoire à ces émotions que je n'ai jamais ressenties à nouveau.

Période de Eira, année 998

Après ces événements les choses sont rentrées dans l'ordre mais je suis toujours restée auprès des gens quelqu'un de marginale et comme au village, très peu de personnes m'adressaient plus qu'un bonjour.
Ces dernières années, j'ai un peu voyagé avec Nogga, elle voulait me faire découvrir d'autres lieux, d'autres pensées, d'autres façons de faire. Nous en profitions pour récupérer des plantes dont nous avions besoin, rare en Vaata et cela m'a permis d'améliorer mes connaissances de soin. Étrangement, le seul état où je ne suis jamais allée est Akasha, je crois savoir que c'est la contrée native de Nogga et pour des raisons qu'elle ne m'a jamais clairement dites, elle n'y a jamais remis les pieds. Je sais qu'elle garde précieusement dans un coffre, une peluche pour enfant. Son visage est toujours empli d'une immense tristesse lorsque son regard se pose sur l'objet. Je sais que cet objet cache un passé lourd et douloureux pour elle que le temps ne guérira jamais.

Il y a trois ans, j'ai de nouveau mis les pieds à Azura, non pas pour de sombres affaires religieuses, mais bien pour aider la cité. En proie à une épidémie dans ses alentours, la région avait du mal à gérer seule ce nombre accru de malade. Nogga m'y avait envoyé seule pour que je puisse me débrouiller sans elle, dans une situation délicate. J'ai entendu dire que Saphire avait subi un sort bien pire qu'Azura et pourtant je reste encore très marquée par cette période sombre.Ce fut très dur d'apprendre qu'on n'est malheureusement pas tout puissant et que parfois la nature nous rappelle que nous sommes bien fragiles face à elle. Je ne suis pas rentrée avec le sourire et pourtant ce qui m'attendait après fut l'une des épreuves les plus difficiles à affronter.

C'était au début de la période d'Eira, je me souviens que la période de Nagar qui précédait avait été particulièrement venteuse et Nogga était peu sortie de la maison, mettant en cause le froid causé par le vent sur ses articulations. Prétextant que j'étais maintenant assez grande pour me débrouiller et que je n'avais pas besoin d'elle. Ce ton autoritaire cachait la femme âgé assise au coin du feu sirotant entre ses mains fines et abîmées par le temps, une infusion à base d'herbes censé soulager ses articulations. Je m'apercevais à ce moment que j'avais toujours connu une Nogga âgé, le visage marqué par le temps, mais que ces derniers temps, les marques s'étaient faites plus visibles. Ses rides s'étaient creusés, son dos courbé et ses vieilles mains autrefois agile et gracieuse étaient devenues raides et tremblotantes. Ce jour là j'ai pris vraiment conscience de l'âge certainement avancé de Nogga et que la vieille sorcière que j'admirais temps était bien amoindri par ces dernières années passées à voyager ensemble.

Et puis, quelques temps après, elle chuta, un événement singulier, mais dont elle eut du mal à se remettre au début. J'ai dû m'occuper d'elle pendant une vingtaine de jours avant qu'elle ne réussisse à remarcher convenablement. J'ai eu très peur, mais je pensais que la guérisseuse avait réussi à s'en remettre et que cela serait derrière elle. Cependant le tremblement de ses mains lui ne faiblissaient pas.


Période de Nagar , année 999

Nogga tomba, encore, encore et encore à ne plus pouvoir se relever. Cela faisait presque un an depuis qu'elle avait eu cette vilaine chute et pourtant son état n'avait fait qu'empirer. Aujourd'hui je dois m'occuper d'elle tous les jours, elle reste allité incapable de se lever, de s'habiller, ni même de se laver. Il m'est très difficile de voir cette femme si forte, tellement diminuée et faible face à la vie. Chaque jour je prends soin d'elle, l'aide à manger, lui applique des cataplasmes sur les jambes pour soulager ses tremblements, mais je sais que je suis impuissante face à cette maladie.

« Ton sourire me manque Bérylle. »
Sourire, ça m'est très difficile quand je vois l'une des personnes qui m'est le plus cher au monde se dégrader ainsi. Mais je prends sur moi et je tente de lui apporter le peu de joie que j'ai dans mes journées, je lui raconte comment j'ai découvert qu'on pouvait faire pousser des plantes de Mélisses dans des pots en terre pour toujours en avoir. Et je regarde jour après jour l'état de Nogga empirer. La maladie touchait même son âme et la sévérité de son visage à laisser place à un regard vide et inconnu. Parfois elle ne me reconnaissait plus et il était alors très difficile de la rassurer devant à son état. Je suis restée à son chevet toute la nuit, le jour où elle est partie. Je me souviens, c'était le 75 de Nagar, je m'étais endormie au bord de son lit. La nuit avait été particulièrement agitée, les hurlements de Nagar s'étaient fait entendre jusqu'à tard dans la nuit et Nogga avait été en proie à quelques vieux cauchemars seul reliquaire de ce qu'elle avait été auparavant. J'étais restée auprès d'elle jusqu'à son apaisement et je m'étais finalement endormie moi aussi. C'est la sensation d'un froid pesant qui me réveilla au matin, avant de découvrir le corps glacé, sans vie, de cette femme qui avait été le centre de ma vie. Je me suis sentie seule, abandonnée et perdue.

Période de Liekki, année 1000

Presque un an déjà depuis le décès de Nogga, j'ai eu du mal à m'en remettre. J'ai beaucoup pleuré et c'est là que je me suis rendu compte à qu'elle point j'étais seule sans elle. Je suis rentrée un temps chez mes parents, me sentant perdue et dépassé par les événements. Revenir au village m'a fait du bien, j'y ai compris que je ne pouvais plus y rester et que malgré les difficultés de la vie, je devais aller de l'avant. J'ai appris à faire mon deuil et je suis revenue dans la banlieue d'Emeraude. Personne n'avait osé toucher à la maison que l'on habitait avec Nogga, si bien qu'il me fut facile de m'y réinstaller. Seul un petit chat noir avait investi les lieux, si bien que nous sommes devenu colocataire.
J'y ai remis toutes les affaires que j'avais remporté et très vite l'endroit était presque identique à mes souvenirs avec Nogga. J'ai même gardé la peluche, elle est cachée dans une malle avec mon dessin de Maura. C'est mon petit coffre à secret dans lequel je cache mes maux pour qu'ils y restent.
J'ai repris mon activité de guérisseuse, les affaires marchent plutôt bien et le quotidien à repris ses droits. Je m'occupe des gens, de mes plantes et je chérie la beauté si fragile de la vie que je mène.

Voir le profil de l'utilisateur
Iriel
Agni
Agni
Iriel
Messages : 444
Inscrit.e le : 01/08/2018
Re: Bérylle Mar 9 Avr - 0:22
Bérylle  3828281359 Par les grâces de Seiferi, bienvenue à toi, Bérylle ! Et bonne continuation pour la rédaction de ta fiche ! Bérylle  2735931684
Voir le profil de l'utilisateur
Asmolphégé
Aap
Aap
Asmolphégé
Messages : 71
Inscrit.e le : 11/04/2018
Re: Bérylle Mar 9 Avr - 1:31
Bienvenue ! :D
Voir le profil de l'utilisateur
Ishüen
Seigneur des Chevaux
Seigneur des Chevaux
Ishüen
Messages : 417
Inscrit.e le : 01/03/2018
Re: Bérylle Mar 9 Avr - 8:13
Bonjour, charmante demoiselle. Les rangs des vaatans se remplissent, cela fait plaisir à voir. En espérant que vous vous plairez parmi nous !

Bonne continuation pour la fiche Bérylle  2948957117
Voir le profil de l'utilisateur
Ren
Souverain du Vide
Souverain du Vide
Ren
Messages : 731
Inscrit.e le : 27/12/2017
Re: Bérylle Mar 9 Avr - 8:47
Bienvenue parmi nous ! Bérylle  1598555155

Je suis ravi que tu nous ais choisis pour reprendre l'écriture ! Si tu as la moindre question concernant ta fiche ou autre n'hésite pas à demander !

C'est déjà un très bon début de fiche en tout cas et j'ai hâte d'en savoir plus sur la demoiselle !

À très vite ! Bérylle  2948957117
Voir le profil de l'utilisateur
Llyn
Gardienne de l'Eau
Gardienne de l'Eau
Llyn
Messages : 699
Inscrit.e le : 27/12/2017
Re: Bérylle Mar 9 Avr - 11:33
Bienvenue Bérylle  1052986790

Heureuse de te voir parmi nous ! Je suis contente de voir que les top sites attirent des gens Bérylle  4157423808
Ne t'inquiète pas pour la reprise du rp, c'est comme le vélo, ça s'oublie pas Bérylle  3403948460

Ça fait plaisir de voir Vaata se peupler aussi Bérylle  2528907821

Bon courage pour la suite de ta fiche ! Comme l'a dit Ren, n'hésite pas si tu as des questions Bérylle  1598555155
Voir le profil de l'utilisateur
Bérylle
Vaata
Vaata
Bérylle
Messages : 21
Inscrit.e le : 07/04/2019
Re: Bérylle Mar 9 Avr - 12:25
Merci beaucoup pour tous ces messages de bienvenue Bérylle  3573862068

Je suis étonnée moi-même d'avoir fait ma curieuse sur un top site... mais j'étais en mode nostalgie sur d'ancien forum fermé o/

Je n'hésiterais pas si j'ai des questions, merci pour votre accueil :3

Voir le profil de l'utilisateur
Ren
Souverain du Vide
Souverain du Vide
Ren
Messages : 731
Inscrit.e le : 27/12/2017
Re: Bérylle Sam 20 Avr - 0:01
Analyse de fiche

Et me voilà ! o/ Je te le redis mais je suis vraiment content de voir Vaata se remplir ainsi, ça me fait grand plaisir ! J'avais déjà pu lire le début de ta fiche et j'avais vraiment hâte de savoir la suite alors allons-y !

Le physique
Validé !

Le caractère
Validé !

L'histoire
Bérylle  2601170366 Nogga Bérylle  2601170366
Validé !

>Conclusion
Bon... et bien je n'ai rien à redire Bérylle  3753881676 Cette fiche était vraiment très intéressante et fluide et il n'y avait aucun point à reprendre, tu maitrises très bien tout le bg ! Quelques petites fautes par-ci par-là mais rien d'important donc je n'ai même pas pris la peine de les relever ! Tu es donc validée ! o/ Je te mets ta couleur et ton rang de suite !



Tu es validé(e) !
Toutes mes félicitations, ta fiche est validée !

Tu peux maintenant aller...
• ... recenser ton avatar.
• ... faire une demande de rp pour démarrer ton aventure dans le Royaume de Seele.
• ... créer ta fiche de liens.
• ... remplir ton profil !

N'hésite pas également à faire de la pub autour de toi et à voter régulièrement sur les tops sites ! ♥️

Amuse-toi bien ♥️
Voir le profil de l'utilisateur
Richard
Vaata
Vaata
Richard
Messages : 27
Inscrit.e le : 08/02/2019
Re: Bérylle Sam 20 Avr - 19:32
Re bienvenue à toi :) Félicitation pour cette validation express ;)
On va finalement bien s'éclater à Vaata  Bérylle  2320701080
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
Re: Bérylle
Revenir en haut
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum