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le Mer 7 Mar - 22:24

A l'ombre d'un oranger



Elyn s'éveilla au son de la rue marchande. Elle entendit les charrettes et autres conversations depuis la fenêtre entrebâillé de sa chambre. Soufflant sur la mèche d'encens qui brûla toute la nuit, elle finit par se lever de ses draps blancs, pour aller se laver et s'habiller. Elle aimait la douceur du tissu des robes qu'elle portait et décida d'en vêtir une dans les tons ocres, particulièrement adaptée à la Calib, la grande ville commerciale où elle vivait depuis maintenant des dizaines d'années.
Une fois qu'elle fut prête elle alla réveiller Erhn, encore dans son pays merveilleux des songes « Mon chéri... C'est l'heure... » Le prenant dans ses bras, elle se dirigea vers la cuisine en fredonnant une petite berceuse pour le matin-douceur.

Ainsi, elle ne sortit que sur les coups des treize heures pour rejoindre son frère à l'orangeraie. C'était un parc où l'on faisait pousser son fruit favori qui n'était autre que l'orange. A chaque fois qu'elle y allait, elle en cueillait quelques unes et en dégustait avec son fils « Viens Erhn, arrête de tout toucher, nous ne sommes pas en avance... » Tirant légèrement sur le bras du petit brun, elle fini par carrément le porter pour aller plus vite. Ses petites chaussures pleine de terre de Sienne salirent la belle robe au niveau des côtes. Ignorant ce détails, elle traversa la foule en hâte, prenant quelques ruelles pour atteindre sa destination en grappillant quelques minutes.

Elyn trouva Ysin non loin dès qu'elle franchit les portes du parc. Lâchant son fils, il couru vers son oncle et elle le rejoignit quelques instants après. Couvrant la maigre distance qui les séparait, elle en profita pour épousseter ses vêtements de manière à paraître beaucoup plus présentable. Embrassant doucement sa joue droite, elle se recula, toute sourire « Bonjour Ysin, comment vas-tu ? Nous sommes quelques peu en retard semblerait-il. » La rousse mis une mèche de cheveux derrière son oreille avant de regarder le sentier qui se dégageait entre les arbres « Marchons un peu, veux tu ? » La balade à l'ombre des orangers était particulièrement agréable. Cela faisait quelques semaines déjà qu'elle n'avait pas vu son frère « Alors raconte moi : comment ça se passe à la garnison ? Tu arrives à avoir une vie stable ? » Elle espérait qu'il n'ait pas de soucis financiers car une chose était sûre : elle ne pourrait jamais l'aider.


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le Jeu 8 Mar - 20:30
 
A l'ombre d'un oranger          

- Tu n’as pas à t’en faire !

C’était la dernière phrase d’Ysin à l’un de ses compagnons d’armes, aujourd’hui il était en permission, une permission dû à une blessure au niveau de l’épaule gauche. Le désert était plein de surprises et une bête féroce l’avait mordu, lui arrachant la peau au passage, selon son capitaine de section cela cicatriserait vite au vu de sa performance pour récupérer. Bien entendu il avait recouvert cette vilaine plaie par des bandages et portait des vêtements simple et assez large pour ne pas l’exposer aux yeux de tous surtout pas aux yeux d’Elyn qui avait trouvé la mort à cause de l’une de ses bêtes. Il profitait de cette « permission forcée » pour aller voir sa sœur qu’il avait prévenue par une lettre, ils avaient rendez-vous à l’orangeraie, l’un des endroits préférés de sa sœur. Arrivant aux abords du parc, il aperçut une connaissance, une femme qu’il avait courtisée pour être dans ses bonnes grâces et surtout entre ses cuisses, il avait un faible pour les blondes. Celle-ci lui sourit et l’avait remarqué malgré son désintéressement.

- Oh Ysin ! Tu es revenu !
- Pas pour longtemps

Il voulait faire court, sa sœur ne connaissait pas véritablement son attitude de coureur et n’avait pas envie qu’elle se trouve en face d’une de ses nombreuses conquêtes. Il est vrai qu’aucunes femmes n’avaient particulièrement attiré son attention pour qu’il puisse mettre une corde à son cou. Se marier. Perdu dans ses pensées, la voix enjôleuse de la jeune femme le sortait de sa torpeur.

- Je vois, tu sais maintenant... J’ai un mari qui a les moyens mais il est ennuyeux, si tu veux… On pourrait se trouver un coin à l’abri des regards.

Elle accentua ça phrase par un léger rire qui voulait tout dire. Après tout, elle était comme lui. Mais Ysin fit preuve de bon sens pour une fois, il refusa sans laisser le temps pour la blonde de rétorquer et s’avança vers le lieu de rendez-vous. L’orangeraie était comme dans ses souvenirs, sa sœur l’emmenait souvent en ce lieu au début de leur vie à Agni, nouvelle vie, nouveaux lieux, nouvelles rencontres. Quelques minutes plus tard deux silhouettes familières semblaient se fondre dans l’ombre d’un oranger. La petite furie qui avait fait son apparition soudaine ne lui laissait aucun doute, c’était son neveu accompagné de sa sœur. Il s’accroupit pour poser la main sur la tête de la boule de nerfs en souriant.

- Hé bonhomme, tu as encore grandit non ?

L’enfant souriait et quelques instants plus tard, sa sœur arrivait à son tour, elle n’avait pas mauvaise mise mais ses traits semblaient quelque peu tirés par le manque de sommeil ou de surmenage. Il déposait un léger baiser sur la joue de celle-ci et commençait à marcher à son allure.  Lorsqu’elle posait ses questions elle avait l’air songeuse et inquiète, quoi de plus normal pour sa grande sœur qui était maintenant beaucoup plus petite que lui.

- Ne t’inquiète pas, je suis grand et fort, je gagne normalement ma vie et je n’ai pas à me plaindre.

Il ne voulait pas parler de sa vie affective, voulant éviter le sujet, c’est alors qu’il ajouta avec hésitation

- Tiens, c’est pour toi Elyn…


Lors de l’une de ses affectations à Tenib, il avait trouvé un pendentif, la chaîne était d’argent et la pierre ressemblait à une émeraude, le tout dans une boîte nacrée qu’il tendait à Elyn. Il ne l’avait jamais vraiment remercié de l’avoir éduqué et  comme il voulait le faire en était maladroit pour s’exprimer cette pierre était parfaite. De plus si vraiment elle avait un souci d’argent, elle pouvait la vendre, juste au cas où. Il essayait de cacher sa gêne en cueillant une orange et en regardant ailleurs, ses joues rougissant légèrement, il avait peur qu’elle puisse refuser.
 
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le Jeu 8 Mar - 21:18

A l'ombre d'un oranger


Elyn resta quelque peu dubitative quand son frère s'arrêta pour lui offrir un noble présent. Elle ne s'attendait pas à un geste aussi... Spontané. Erhn chassait les coccinelles du parc près d'un arbre et ne s'occupait en rien du monde des adultes. La rousse leva les yeux vers Ysin, contemplant son regard. Même s'il avait grandi, qu'il était devenu un homme à la stature et au corps robuste, il n'en restait pas moins le seul et l'unique qu'elle avait toujours connu. Elle avait vécu des moments difficiles et l'élever n'avait pas été une mince affaire, mais, aujourd'hui, cela lui semblait anecdotique. Si elle devait le refaire, alors elle le referait.

« Oh Ysin... » Mettant une main sur son buste, comme pour appuyer l'intention, elle lui délivra une moue émue. En effet, la femme se vit touchée par ce geste honnête et plein d'amour fraternel. Prenant le petit écrin, elle argumenta « Tu n'as pas à faire ça, tu sais... » Sa voix était douce, elle ne le grondait pas au contraire. Elle se sentait redevable, contente, touchée et pourtant gênée. Bien qu'il lui avait assuré s'en sortir, elle ne désirait pas non plus qu'il se ruine « Merci de tout cœur mon chéri... Quand tu auras ta prochaine permission, tu viendras manger à la maison. Tu manques à Erhn, tu sais. Et à moi aussi. » Bien que cela ne se voyait pas à l'instant présent pour le môme, c'était la vérité. Le petit réclamait son tonton régulièrement, dans l'espoir de le voir un jour.

Elyn retourna l'écrin et le tendit au grand brun « Tu me l'accroches ? » Son sourire était franc. Elle appréciait énormément le magnifique bijou. Bien qu'elle fut danseuse pendant des années, elle se contenta de chevillères et bracelets, souvent de pacotille. Ces derniers cédaient rapidement à force de s'entrechoquer. La veuve n'eut jamais réellement les moyens de s'acheter du vrai métal soit robuste, soit noble.
Faisant volte-face, elle déplaça les quelques mèches tombant de sa coiffure, pour les rabattre sur son épaule, dans le but d'aider son frère à lui attacher la chaînette « Je le chérirai, sois-en sûr. »

Un peu après lorsqu'elle redressa la tête, elle aperçut une femme les regarder, un peu plus loin. Quand cette inconnue croisa le regard d'Elyn, elle détourna rapidement la tête avant de partir du parc « Eh bien... Les gens sont étranges ici... » Elyn ne se doutait à aucun moment que cette soi-disant inconnue ne l'était pas pour tout le monde. Elle devait être dans les connaissances d'Ysin, mais cela ne lui vint même pas à l'esprit.

« Pour revenir à toi, je suis rassurée d'entendre que tu vas bien. Si un jour tu veux quitter l'armée, sache que tu peux venir vivre à la maison, il y a de la place pour trois. J'ai subi un décès je ne serai pas capable d'en supporter un second. Surtout pas toi, Ysin. » Elle toucha son nouveau pendentif, la mine terne. En réalité, Elyn ne voulait même pas penser à sa vie sans son frère « Enfin, parle-moi de toi. Cela fait quelques semaines que nous ne nous sommes pas vus ! N'as-tu toujours personne en vue ? Je m'étonne qu'un garçon comme toi ne soit pas plus convoité par la gent féminine d'Agni... Ou alors tu me le caches bien ! » Une main devant ses lèvres, sa sœur se mit à rire doucement. Elle lui attrapa le bras, comme pour l'emmener machinalement plus loin, mais sentit un sursaut qui n'aurait pas dû être là « Je t'ai fait mal ? Tu vas bien ? » Ysin devait le savoir : il n'allait pas pouvoir lui cacher bien longtemps ses blessures de guerre...



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le Sam 10 Mar - 12:14
 
A l'ombre d'un oranger          

Les yeux d’Elyn transperçaient les siens, il savait qu’elle analysait le jeune homme qu’il était devenu, en découvrant le présent, elle avait les yeux qui brillaientd’émotion. Pour certains, cet objet n’avait aucune valeur, mais pour Ysin, c’était toute sa reconnaissance qu’il avait mise à l’intérieur. Encore un peu gêné après les remerciements d’Elyn, il répondait avec la voix douce qui tremblait légèrement, à côté de sa sœur, il n’était pas un soldat mais redevenait le petit garçon caché dans sa charrette, attendant que leur terre natale s’éloigne.

«  Je sais que je vous manque, la vie de soldat n’est pas de tout repos… Mais soit certaine que je prendrai part à l’un de tes repas, tu as toujours été meilleure que moi »

Il ponctua cette phrase par un léger rire, il lui arrivait encore de brûler complètement ses mets s’il ne faisait pas attention. Il acquiesça en entendant sa demande, attendant qu’elle dégage sa nuque pour lui accrocher. La pierre de couleur verte brillait au soleil et donnait à sa sœur une mine beaucoup plus réjouie que précédemment, cela soulageait le cœur de son frère. Bien entendu, il ne lui dira aucunement le prix, de peur qu’elle puisse perdre ses cheveux instantanément.

Quelques secondes plus tard. Il aperçut Erhn en train d’essayer d’escalader un oranger sans aucun succès, voyant son désarroi, il s’accroupit pour lui tendre celle qui l’avait cueilli plus tôt, le jeune garçon accourait pour prendre son dû. Ysin passait frénétiquement ses doigts entre les cheveux de son neveu mais fut vite arrêté dans son élan en relevant sa tête suite à l’exclamation de sa sœur. Il aperçut le dos d’une jeune fille, il pouvait la reconnaître entre mille. Une seule pensée parcourra son esprit. Mais que fait Elisa ici ? Il chassa rapidement cette pensée en se relevant, ne voulant pas créer d’histoire ni une émeute. Il est vrai qu’à Calib, Ysin avait connu bon nombre de femme qui étaient mariées maintenant, mais certaines femmes n’oubliaient pas facilement le grand brun.

« Oh tu sais, l’armée ce n’est pas si mal, au moins j’ai un emploi fixe, puis, je ne sais pas faire grand-chose à part me battre… »


N’ayant pas le temps d’en dire plus, il racla sa gorge lorsque sa sœur lui posa la question fatidique de sa vie amoureuse il recula d’un pas. Après tout c’était le sujet qu’il ne voulait pas aborder, beaucoup de ses conquêtes pensaient que le manque d’image masculine dans son éducation l’avait rendu aussi batifoleur. Ysin n’en savait rien, et ne s’intéressait guère du pourquoi du comment.

Quand Elyn lui attrapa le bras, une douleur venait percuter l’intérieur de son épaule, le crispant légèrement. Au vu du visage inquiet de sa sœur il répondait

«  Ne t’inquiète pas, tu m’as juste surpris, je vais bien. Et puis pour répondre à ta question je… »


Encore une fois, il ne savait pas si les souverains l’avaientprotégé d’une bonne étoile à sa naissance mais en avançant un peu dans le parc, il apercevait sa porte de sortie à ce sujet épineux. Un jeune tire-laine s’approchait de sa cible, c’était une blonde un peu perdue dans ses pensées qu’il ne connaissait pas. Le jeune homme qui était en train d’effectuer son crime se voyait arrêté dans son élan, la main d’Ysin empêchant son bras d’aller plus loin, la bourse de la jeune femme s’écrasant à terre.

« Tu ne devrai pas faire ça petit. »


Ysin avait toujours eu de bons yeux et une bonne vitesse, le « criminel » semblait avoir un âge assez jeune, trop jeune pour ce genre de chose.

« … »

Il ne disait mot en se contentant de fuir comme un lâche et allait probablement recommencer plus loins. Il se retourna vers sa sœur qui était non loin de la scène et qui s’approchait. Il était certain qu’elle devait être impressionnée, les yeux pétillant de son neveu ne lui laissaient aucun doute de son action chevaleresque. Après avoir ramassé ladite bourse il tapota l’épaule de la cible encore un peu étourdie par la scène et lui tendait la bourse. Celle-ci prit sa main entre les siennes en le regardant attentivement, Ysin avait un mauvais pressentiment.

« Oh… Ysin ! C’est toi ! Tu es revenu nous voir ! Merci de m’avoir sauvé, tu es toujours aussi galant… »
« Nous… ? »
« Regardez les filles, c’est Ysin ! »


Sans avoir pu dire quoi que ce soit, trois jeunes femmes firent leurs apparitions devant lui, elles souriaient pleinement. L’une d’elle était Elisa, et Ysin savait, oui il savait qu’un soir il avait probablement ramené ces jeunes filles pour partager un plaisir charnel à plusieurs. Gardant son sang-froid, il frotta l’arrière de son crâne en feintant l’innocent, de plus sa sœur était revenue à ses côtés.

« Je crois que vous vous trompez de personne mesdames ce fut un plaisir, je… »


Elisa et les autres femmes s’accrochaient au bras du guerrier, arrachant quelque peu le tissu qui cachait ses blessures. Une chose etait sûre, il ne pouvait pas fuir comme il le faisait avant dans ce genre de situation et n’était pas sorti de l’auberge..
 
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le Sam 10 Mar - 12:44

A l'ombre d'un oranger



Elyn était tellement soulagée de voir son frère aussi épanouit. Lorsqu'il était plus jeune, il avait du mal à prendre des initiatives pertinentes. En effet, souvent freiné par la difficulté ou la douleur, c'était assez compliqué pour lui de faire des choix. Chacun d'eux impliquait un sacrifice soit d'autrui, soit de sa personne. La vie qu'ils menaient était rude et partir ne pu leur faire que du bien, à tous les deux.
Ainsi, c'était avec une grande joie et une émotion certaine que la rousse regardait ces longues années d'éducation prendre enfin forme. Ysin avait son caractère et ses travers, mais c'était quelqu'un de foncièrement honnête et juste, tout ce qui ravissait la petite mère « Alors ça me rassure. Je ne veux pas que tu sois dans la faim, le froid ou le besoin. Lorsque ce sera le cas, bien que je ne le souhaite pas, met ta fierté mal placée de côté et vient frapper à ma porte. Tu sais qu'elle te sera toujours ouverte. » Le sourire que lui servit la veuve était sincère. Erhn, de son côté, chahutait avec un tronc d'arbre qui lui posait plus de soucis que d'accoutumé. Il souhaitait une orange que son oncle s'empressa de lui donner « Il t'aime tellement. Je pense que tu représenteras sa figure paternelle... Et j'en suis fière. » Oui, elle était fière d'avoir un petit frère sur qui son fils pouvait compter.

La suite des évènements s'enchaîna très vite, trop vite pour la femme. Alors qu'elle se focalisait sur le soupir douloureux du soldat, suspectant clairement une blessure quelconque, Ysin quitta la scène d'un bloc. Son regard avait été attiré ailleurs et il ne lui avait pas fallu plus de deux minutes pour s'éclipser « Att... Ysin ! Erhn, viens ici. » Son fils tourna la tête et ne pu seulement lever un pied qu'il se retrouva embarqué dans les bras de sa vieille mère.
Elle laissa entre lui et son frère environ sept mètres. Le soldat avait prit une avance considérable et elle fut ravie de voir qu'il n'y avait quasiment pas de monde dans le parc car elle pu le garder à vu un moment. Elyn vit le milicien attraper le poignet d'un petit roublard qui tentait d'attraper une bourse. Il fallut à la femme un petit temps pour comprendre la situation d'ailleurs... Contre toute attente, le voleur lâcha son larcin et partit en courant, laissant sa victime dans un brouillard trouble. En effet, cette dernière, assez traumatisée par la situation qui venait de se passer, ne prit en compte que la présence d'Ysin, dont elle scanda le nom.
Elyn ne pu faire deux pas pour s'approcher de lui, qu'une horde de jeunes femmes étaient pendues à ses basques.

Surprise, elle se stoppa net en voyant cette scène. Arquant un sourcil, elle regarda le poulailler se presser autour de l'homme qui se sentait de plus en plus démuni. Ysin tenta de se 'débattre' mais en vain.
La rousse arriva, son fils dans les bras, le visage ferme et sévère. Elle ressemblait plus à la matrone d'une maison qu'à une ancienne danseuse toute sourire « Mesdames. Je pense qu'il est assez mal avisée de votre part d'arracher un homme à une femme déjà présente. » Elle se racla la gorge « Ce soldat est blessé, veillez à ne pas lui faire honte et tenez vous correctement. Que vous piaillez comme des pies passe encore mais tentez au moins de respecter les hommes. J'étais présentement en rendez-vous avez lui. » Ce qui signifiait qu'elles se devaient de lui dire au revoir et de quitter l'homme. Elyn avait omis volontairement de dire qu'elle était sa soeur. Avec Erhn dans ses bras qui avait, en plus, un air de famille, les inconnues pouvaient sans mal douter de l'origine de leur lien. Cependant, la femme ne dit rien et attendit patiemment qu'elles lâchent le soldat pour disposer rapidement.



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le Mar 13 Mar - 8:54
 
A l'ombre d'un oranger          

- Ysin, alors ça te dis de t’amuser avec no..

A la surprise générale, Elyn fit son apparition pour intervenir, sa sœur prit son air le plus sérieux pour commencer à réprimander les jeunes femmes venues pour Ysin. Celui-ci était étonné de voir sa soeur comme ça, l'expression de son visage lui faisait penser à l'époque ou elle l'élevait, ferme et presque impassible. Dans la tête d'Ysin plusieurs pensées se bousculaient. Pourquoi dit-elle une chose pareille ? Dois-je rentrer dans son jeu ? Voyant les jeunes femmes interloquées par cette nouvelle, elles dévisagèrent sa sœur ainsi que son neveu pour revenir fixer le soldat en permission mais ne lâchant pas son bras.

- C'est vrai ça Ysin ? Pourquoi tu nous as rien dis pour ton fils et ta famille ? Tu es vraiment blessé ? Tu veux qu'on prenne soin de toi ?

Assaillis par tant de question par la jeune femme qui souriait légèrement en coin, il prit une grand inspiration avant de se lancer avec un semblant d'assurance.

- Oui, je suis actuellement en rendez-vous avec elle. De plus, je ne pense pas que dans le cadre de nos relations je devais  parler de ma famille... Et je suis dans le regret de vous annoncer que je n'ai aucunement besoin de vous pour me soigner, cette femme magnifique s'occupe déjà très bien de moi. Si vous voulez bien nous excuser... Vous perturbez notre moment.
- Oh Ysin... Je vois ! Nous allons vous laissez mais sache que notre porte est toujours ouverte dans la nuit...


La bande de jeunes femmes s'éloignaient en poussant de légers rires en jetant des coups d'œil indiscret vers les frères et soeur devenu mari et femme le temps du'une conversation. Ysin relâcha ses épaules, plaçant une main sur celle-ci, il sentait que sa blessure s'était légèrement rouverte et ne voulait pas inquiéter sa soeur, espérant qu'elle oublie ce passage grâce à l'agitation du moment.

- Excuse-moi… C’était Elisa et ses amies avec qui j’ai eu quelques…

Il n’osait pas continuer la phrase, honteux de montrer ce visage à sa sœur bien-aimée. Il se racla la gorge en passant sa main dans ses cheveux. Il ne voulait pas qu’elle le compare à leur père qui avait également ce penchant pour le plaisir de flirter et pour plusieurs affinités. Prithvi semblait loin mais il reste quelques marques de son passé avec son caractère et ses manière, même si les relations commençaient à s'améliorer avec quelques lettres, il ne voulait pas y retourner, sa vie était ici à présent. Ysin posa ses yeux sur Erhn qui était toujours dans les bras de sa mère, lui ne semblait pas vraiment se soucier de la scène qui s'était passé devant lui. Ysin posa sa main sur le crâne du petit et murmura une phrase quasi inaudible.

- Je ne suis pas vraiment un exemple pour toi non ?

Ysin n'avait peur d'une seule chose, celle de briser l'image du petit frère parfait et de l'oncle dévoué. Le visage assombrit pas l'ombre de l'oranger, il attendait sa réprimande comme un enfant qui venait de faire une grosse bêtise. Il ne voulait plus exister, il voulait devenir invisible aux yeux de sa soeur.
 
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le Ven 30 Mar - 10:08

A l'ombre d'un oranger



Elyn était quelque peu excédée par l'attitude des jeunes filles. Bien qu'elles soient dans le fleur de l'âge, elles n'avaient pas à outrer Ysin et sa soeur. En tant qu'aînée, Elyn avait une certaine autorité sur elles. Hélas, les filles devaient certainement être des prostituées vu leur répartie et leur respect inexistant. Elles provoquèrent le gamin par des clins d'oeil charmeurs, au su et à la vue de tout le monde. La rousse tourna un regard amer vers son frère « Tu n'as pas à les laisser te traiter comme ça. » Il n'y avait rien de doux dans ce ton « Tu fais ce que tu veux de ta vie privée, mais si tu ne veux pas que trois bonniches détruisent ton image et te mette mal à l'aise, alors poses tes limites. Tu n'as aucune autorité sur elles, Ysin, et c'est bien dommage pour toi. » Ça avait gâché le plaisir de voir son frère et de parcourir l'orangeraie. De plus, elle avait gardé son petit dans le bras qui, pour sa part était à la fois intrigué et apeuré par les cries sur-aiguë des volailles.
« Ce n'est pas une question d'exemple. Erhn est trop petit pour comprendre ce qui lui arrive mais si par le futur tu veux avoir un peu plus de crédibilité à ses yeux, alors comporte toi comme un homme. » Oui, en fait, elle était en colère « Est-ce que tu m'as déjà vu m’épandre au bras d'un homme de cette manière ? » Elle regarda le brun avant d'hausser les épaules et faire volte-face « J'ai quelques courses à faire, si tu veux m'accompagner. »

Elyn contourna le parc pour filer en direction du marché. Son garçon toujours sur son épaule, ce dernier commençait à se faire lourd. Elle s'en voulait d'avoir été aussi dure, mais si elle ne lui remontait pas les bretelles, Ysin avait tendance à se laisser aller. D'ailleurs, elle en avait oublié sa blessure. Le pauvre avait l'épaule qui allait mal et si au début elle s'en inquiété, là elle était trop excédée pour en faire cas. Il lui fallut un bon quart d'heure de marche pour se détendre, sachant que les babillements d'Erhn l'aidèrent grandement. Comme elle dit, elle s'arrêta à un stand d'herboristerie et prit un nécessaire pour au moins panser la plaie de son frère. D'ailleurs, si quelques personnes pouvaient reconnaître le militaire, aucune n'osait s'approcher en voyant l'aura dangereuse que dégageait Elyn. En effet, une fois pas deux.

Ce ne fut qu'une demi-heure plus tard qu'ils sortirent du marché « Viens à la maison, je vais te soigner. » Elle se tourna vers lui « Et si tu me dis non, gare à toi. » Elyn ne criait pas. En fait elle ne criait jamais, mais son ton était assez ferme pour la prendre au sérieux. Son fils la regarda sans vraiment comprendre et elle attendit que Ysin tente seulement de lui résister sur ce coup là. Si d'habitude ils étaient tous deux des fortes têtes, son frère avait au moins l'intelligence d'esprit de ne pas trop la contrarier. Du moins, pas dans ce genre de moment.


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